bannière www.bdelanls.fr - Création et refonte de site internet
Wobbler - Dwellers Of The Deep
4.8TOP 2020

Mine de rien, ça fait déjà 20 ans que Wobbler existe et 15 qu’ils nous assènent régulièrement de petits bijoux de progressif vintage. On n’a pas vu le temps passer tellement le progressif de Wobbler est intemporel. On retrouve bien sur les racines scandinaves de la formation, comme sur le final de “By The Banks”, tirant vers Ankedoten, mais aussi et surtout une musique toujours inspirée par les grands maitres des 70s. Le symphonisme grandiloquent (sans être pompeux) inspiré de Yes, les atmosphères torturées de Crimson ou plus guillerette de Genesis ou Gentle Giant sont aussi enfouies dans les 4 titres qui constituent ce Dwellers Of The Deep. 4 titres seulement car l’album renoue également avec le format des vinyles des années 70, un long titre d’un quart d’heure environ et un plus court par face.

Comme toujours avec Wobbler, on nage dans le vintage : claviers analogiques à foison, enregistrement analogique, production impeccable ‘à l’ancienne’ sont au programme des 45 minutes que dure la cuvée de 20 des norvégiens.  “By The Banks” et “Merry Macabre” sont les deux longs epics du disque. Le premier, très symphonique, évoque par ses mélodies à tiroirs, ses changements de tempos et ses chœurs le Yes de l’âge d’or. Mais ce titre souffle aussi le chaud et le froid tout du long de ses 14 min. Le groupe tout d’abord y montre une maitrise des changements de temps assez impressionnante, mais sait en plus passer d’ambiances très sombres à d’autres lumineuses en quelques mesures. “Merry Macabre”, de son côté, flirte avec les 20 min et porte bien son titre. Le ton du morceau est sombre, truffé de claviers, d’orgues inquiétants. La musique, complexe, conjuguée aux voix d’Andreas Wettergreen Strømman Prestmo et de Marius Halleland, va rappeler celles de Relayer. Là encore, Wobbler joue avec l’auditeur, le faisant passer de l’ombre à la lumière, et virevolte autour de ses oreilles avec des claviers tourbillonnants et une basse mélodique et claquante. Un grand titre qui rappellera “Clair Obscur”… en plus mur, plus abouti… Entre ces deux grands (au propre comme au figuré) titres, “Naiad Dreams”, court titre acoustique nous permet de souffler dans une atmosphère pastorale. Ici, plus de batterie ou de basse grondante, mais une atmosphère à la Anthony Philipps où la guitare nylon dialogue avec flûte et vibraphone dans un style très early-Genesis. Le dernier morceau, “Five Rooms” est le titre le plus énergiquement rock, et c’est surtout un titre à rendre fou un batteur amateur. Dans une énergique toute Crimsonniène, Martin Nordrum Kneppen, déroule les breaks, les descentes, les changements de tempo, avec une rapidité et une facilité déconcertante.

Encore une fois, comme souvent j’ai envie de dire, Wobbler frappe fort avec ce cinquième disque. Tout en restant dans son style caractéristique, complètement ancré dans le prog des années 70, Wobbler, comme un bon vin, gagne en qualité, en maturité à chaque album. Ce disque, pour qui adhère au genre, est captivant de bout en bout.

WOBBLER – DWELLERS OF THE DEEP

Wobbler - Dwellers Of The Deep (2020)

Titre : Dwellers of the Deep
Artiste : Wobbler

Date de sortie : 2020
Pays : Norvège
Durée : 45’41
Label : Karisma Records

Setlist

1. By the Banks (13:49)
2. Five Rooms (8:28)
3. Naiad Dreams (4:24)
4. Merry Macabre (19:00)

Line-up

– Andreas Wettergreen Strømman Prestmo / vocals, guitars
– Marius Halleland / guitars, backing vocals
– Lars Fredrik Frøislie / keyboards
– Kristian Karl Hultgren / bass
– Martin Nordrum Kneppen / drums

Votre avis

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.