Festival Ready for Prog (1 & 2 Novembre 2024)
Compte rendu et photos :
Stéphane Rousselot
Remerciements :
Romain Castel et Hatem Ben Ismai

Il existe en Occitanie un antidote permettant de retarder encore l’arrivée de cette grisaille qui semble s’installer petit à petit, inéluctablement, sur une bonne partie de l’Hexagone en ce mois de novembre. Cet antidote c’est Toulouse, la ville rose, dont nous retiendrons la splendeur du centre-ville historique, le ciel azuré et ensoleillé, l’art de vivre méridional… et son magnifique festival Ready for Prog ! Pour aller droit à l’essentiel, cette cinquième édition de l’unique festival français dédié au metal progressif a tenu toutes ses promesses et ce, haut la main. Avec deux très belles soirées magnifiquement orchestrées et parfaitement en phase avec l’objectif de ses organisateurs, l’association Cultur’Prom : programmer des groupes de stature internationale et offrir également une vitrine à des groupes français, tout en s’attachant, selon les mots du cofondateur Hatem Ben Ismail, à « garder intact ce qui fait l’identité du festival, à savoir un évènement à taille humaine où le public peut écouter sa musique préférée dans les meilleures conditions possibles ». Ce sont d’ailleurs des groupes aussi prestigieux que Sons of Apollo, Threshold, Myrath, Leprous ou encore Pain of Salvationqui ont foulé les planches du festival Ready for Prog tout au long de ces années. Et l’affiche 2024 témoigne une fois de plus d’une véritable réussite, ce qui est d’autant plus remarquable que composer avec des contraintes budgétaires sans jamais transiger sur la qualité de la programmation relève souvent d’un exercice périlleux. Pour cette nouvelle édition, le festival a pris une fois de plus ses quartiers dans la salle toulousaine du Metronum, lieu de résidence des précédents évènements (à l’exception de l’édition 2022). Une très belle salle, d’une capacité de 600 places, agréable d’emblée, car très aérée et bien structurée (avec une configuration étagée permettant d’apprécier pleinement le spectacle du fond de la salle, côté bar) et, point fondamental, avec une excellente acoustique. À noter également une cour intérieure permettant de prendre l’air et de se restaurer. Et enfin, une salle spécifique dédiée au merchandising, lieu de rencontre avec les artistes à l’issue de leurs performances scéniques respectives.

Si le festival est fortement coloré prog metal, les organisateurs ont toujours eu à cœur d’offrir une programmation riche et variée, avec une certaine diversité de styles sur l’ensemble de l’affiche mais également dans le séquencement de chaque soirée, ainsi que le rappelle Romain Castel, l’autre cofondateur de Ready for Prog : « L’intérêt du prog, c’est de pouvoir proposer des styles différents tout en restant dans une même famille musicale. J’évite par exemple d’avoir quatre groupes identiques le même soir, cela n’aurait aucun sens. Si, à contrario, je peux mélanger un groupe technique avec un groupe djent et un autre plus atmosphérique, je ne m’en prive pas ! ». Et fidèle à cet esprit, c’est le groupe toulousain Esthesis qui ouvre, en ce vendredi soir, la première partie de ce festival placé sous le signe de l’éclectisme. Le groupe, fondé par le claviériste-chanteur Aurélien Goude et qui possède déjà deux albums à son actif, dont l’excellent Watching Worlds Collide (paru en 2022), propose un rock progressif extrêmement élégant, très art rock, au carrefour de nombreuses influences, intégrant de riches sonorités et privilégiant les ambiances immersives. Cette date est la dernière de leur récente tournée, ainsi que l’annonce Aurélien, et c’est donc sans surprise que la cohésion entre les quatre musiciens est absolument parfaite, mettant la barre très haut en ce début de festival. La setlist est très équilibrée, offrant un excellent aperçu de leur répertoire, sans omettre leur tout premier EP. Et si le groupe est assez éloigné des rivages prog metal, il sait pour autant faire preuve de la puissance nécessaire lorsque cela s’impose, ainsi qu’en témoignent des riffs pachydermiques, presque sabbathiens, sur “Hunger“ ou le fabuleux solo du guitariste Rémi Geyer sur “Raising Hands part 2“. Le soin apporté aux mélodies sur leur dernier album est plus qu’évident au travers des compositions “Amber“ et “Place Your Bets“ (on notera, à ce titre, la très belle intervention vocale sur scène de Mathilde Collet), qui prennent leur envol en live. Mais s’il y a bien un titre qui semble ce soir synthétiser à merveille l’univers d’Esthesis, c’est “No Soul to Sell“, sur lequel le groupe clôture son concert, avec un passage aérien et intimiste de toute beauté, aux sonorités fabuleuses, avant un crescendo et des riffs musclés en guise de final. Ne passez pas à côté de ce groupe français qui se distingue singulièrement dans le paysage actuel et qui a été d’ailleurs célébré pour son album The Awakening par les lecteurs du magazine britannique PROG.

L’arrivée sur scène des vétérans allemands de Disillusion crée un contraste pour le moins saisissant. Le groupe nous impose, avec ce premier uppercut qu’est “And The Mirror Cracked“,  la vision d’un monde violent, sombre et froid, presque déshumanisé, à l’image des effets de lumière gris et syncopés. Trente ans de carrière pour seulement quatre albums studios (et deux EPs), et avec pour ligne directrice un death metal mélodique qui a graduellement évolué pour intégrer plus de structures progressives, plus de moments contemplatifs et du chant clair, en alternance avec des vocaux agressifs, à la manière d’un In Flames (une très forte influence pour le groupe au demeurant, ainsi que le concède le guitariste-chanteur Andy ‘Vurtox’ Schmidt, seul membre originel du combo). Le tout dernier album du groupe (Ayam, paru en 2022) s’ornemente même d’une tournure presque symphonique, avec l’ajout de sonorités sophistiquées aux claviers et, fait plus rare, des notes de trompette et de violoncelle. Pour sa seconde venue en terre toulousaine (leur dernière performance date de septembre 2022 dans la salle du Rex aux côtés de Persefone et Obscura), le groupe a arrêté une setlist qui propose trois titres du dernier album, mais n’hésite pas à remonter plus de vingt ans en arrière, jusqu’aux morceaux les plus violents de l’album Back to the Times of Splendor, générant un headbanging à l’avenant dans la salle comme sur la scène. Mais tout n’est pas que brutalité dans le répertoire du groupe, en témoigne ce moment de grâce que constitue le mélancolique et magnifiquement exécuté “Driftwood“, issu du dernier album, particulièrement bien mis en valeur par l’excellente acoustique de la salle. Une prestation intense des Allemands qui se conclut sur cet autre extrait de Ayam, la composition “Tormento“, bonne illustration de la direction musicale récente du groupe, combinant avec succès dans le même titre : puissance brute, magnifiques mélodies, solo impressionnant, moments suspendus, presque évanescents. Mention spéciale au guitariste Ben Haugg, qui aura enflammé le set de Disillusion de son jeu fluide, lui permettant de passer avec aisance de riffs percutants à des passages hyper mélodiques et atmosphériques, preuve d’une extrême maîtrise.

Le groupe Threshold, tête d’affiche de ce premier soir, était très attendu, notamment au regard de leur excellente performance en 2019 sur cette même scène. Je ne ménagerai aucun suspense : les Anglais ont donné ce soir toute la mesure de leur talent et délivré un set absolument flamboyant. Plus encore, leur prestation demeure, à mon sens, le plus grand temps fort de cette cinquième édition de Ready for Prog. Rappelons que depuis le retour au chant de Glynn Morgan, le groupe a retrouvé une veine créative impressionnante, alignant coup sur coup deux chefs-d’œuvres, tout d’abord en 2017 avec le monumental double album Legends of the Shires, puis avec un tout aussi exceptionnel Dividing Lines il y a à peine deux ans. La musique du groupe continue d’osciller, avec une signature unique et dans un juste équilibre, entre ses deux pôles : le metal et le progressif (accordant une place prépondérante aux claviers), demeurant de ce fait complexe mais avec la volonté de privilégier la mélodie et d’éviter les débordements techniques inutiles. Le tout avec une forte conscience environnementale et sociétale, bien avant de nombreux groupes, la preuve par neuf que cette musique que nous affectionnons est capable de produire des disques d’une intelligence à l’égal de leur intensité. Le concert de ce soir s’inscrit dans un contexte très particulier, celui d’une tournée de douze dates, intitulée Through Time 2024, célébrant 30 ans de carrière (la parution du tout premier album Wounded Land datant de septembre 1993). Le groupe a donc décidé très logiquement d’illustrer chacune des différentes époques de sa production discographique au travers d’un titre. Seules les périodes Extinct Instinct (2012) et For the Journey (2024) seront exceptionnellement écartées lors de ce concert, faute de temps. Ce qui frappe d’emblée, dès les premières minutes du set de ce soir, c’est la forme olympique d’un groupe qui est non seulement irréprochable techniquement mais qui démontre aussi une sacrée présence scénique et fait littéralement le show. C’est évident avec le guitariste Karl Groom, impérial dans son jeu comme dans ses poses. C’est également le cas avec le fabuleux batteur Johanne James, debout à maintes reprises derrière ses fûts, et qui démontre ce soir une fois de plus la puissance tout autant que la nuance de son style (un batteur d’autant plus phénoménal qu’il avait été capable d’assurer le set de Threshold au festival ProgPower Europe, en 2008, alors qu’il s’était déboîté l’épaule lors d’un accident sportif). Richard West, élément clé du dispositif Threshold, qui apparaît plus en retrait sur cette scène, derrière ses claviers, fait preuve d’une grande concentration et nous gratifie de magnifiques solos. Le solide bassiste Steve Anderson, très présent, nous rappelle à quel point son rôle est absolument crucial dans le maintien de la complexité rythmique de la musique du groupe. Mais celui vers qui se tournent inévitablement nombre de regards est bien entendu le frontman temporaire du groupe, Alessio Garavello, lequel a la lourde tâche de remplacer Glynn Morgan sur cette tournée, suite aux problèmes de santé de ce dernier (Glynn est actuellement en phase de récupération, et nous en profitons pour lui souhaiter, par la présente, tous nos vœux de prompt rétablissement). Karl Groom, avec lequel nous avons pu échanger, nous a expliqué que le choix d’Alessio s’est fait, somme toute, de manière assez naturelle : « Ma rencontre avec Alessio date d’il y a 22 ans, lorsqu’il est venu enregistrer dans mon studio pour son groupe Power Quest (Ndlr : groupe plutôt orienté power metal). Nous connaissions donc bien sûr son talent, mais il fallait encore s’assurer que cela fonctionnerait avec Threshold. En l’espace de quelques semaines, il a réfléchi à notre proposition, s’est approprié plusieurs morceaux, et nous avons ensuite joué un set de 40 minutes lors d’un festival à Copenhague. Et je dois dire qu’Alessio a fait un travail incroyable et s’est montré très à l’aise sur scène avec les fans de Threshold. ». Et effectivement, nous ne pouvons qu’abonder en ce sens au regard de sa performance dans cette salle toulousaine. Le chanteur tient ce soir sa scène comme s’il avait toujours fait partie de Threshold. Plus encore, il l’illumine de sa présence et de son sourire radieux. Avec une facilité déconcertante à emmener le public. Une force tranquille à l’état pur, qu’envieraient nombre de frontmen. Mais ce qui surprend plus encore, ce sont ses capacités vocales. En effet, Alessio est à l’aise sur chacune des partitions des différents chanteurs de Threshold et ce, jusqu’aux envolées de Damian Wilson, comme sur la composition “Mother Earth”, un titre présenté ce soir « comme n’ayant pas été joué depuis plus de vingt ans ». Bref, en deux mots comme en cent, un choix judicieux pour le plus grand bonheur des fans du groupe. Ce concert n’est autre qu’une succession de temps forts, portée par un sens du collectif impressionnant, du premier au dernier titre. Et si nous ne devions en retenir que quelques-uns, alors s’imposent à l’esprit la fabuleuse pièce épique “The Man Who Saw Through Time” (dont le premier mouvement, qui s’inscrit dans la grande tradition du rock progressif, file le frisson à chaque fois), l’indispensable “Mission Profile” (idéal pour emmener un public déjà conquis), le superbe “Falling Away” (un des titres préférés d’Alessio, ainsi qu’il l’indique ce soir. Il avait d’ailleurs participé à la sélection de la setlist, ainsi que nous l’a confirmé Karl), l’entraînant “Ashes” (quel plaisir que d’entendre la foule reprendre ce refrain en chœur) et, en guise de dernière chevauchée héroïque, le très attendu “Small Dark Lines”. Alors que le groupe tire sa révérence, les échos de leur fabuleuse performance résonnent encore longtemps dans cette salle du Metronum. L’incident technique du festival de Raismes (dernière prestation en date du groupe en France), qui avait malheureusement forcé le groupe à écourter son set, est devenu un bien lointain souvenir. Le groupe nous a confirmé avoir quelques dates de concert en prévision pour 2025 et espère bien entendu pouvoir revenir au plus vite en France. Merci à Threshold pour cette prestation qui, le temps d’un magnifique concert, nous aura permis de vivre intensément le moment présent

La seconde soirée du festival démarre le samedi avec le groupe Sphères, originaire de la région parisienne, fondé par le chanteur/guitariste Jonathan Lino, qui propose un prog metal musclé à l’image d’un chant rageux intégrant de nombreux moments en growl. Deux albums à l’actif du groupe, dont le dernier, Hélios (2022), qui témoigne d’une évolution notable de la musique du groupe, poussant plus loin et avec succès l’expérimentation sonore, dans une ambiance stellaire. Les thématiques du groupe sont loin d’être réjouissantes, évoquant cette déprimante aptitude qu’a l’humanité à l’autodestruction, mais le groupe sait faire preuve d’humour, notamment lorsqu’il présente “Television Nation”, extrait de leur premier LP, comme « L’histoire d’une nation qui devient complètement abrutie, une espèce de gigantesque idiosyncrasie, plombée par le syndrome du canapé, à force de regarder des m****s à la télévision, ce qui ne vous concerne pas, puisque vous vous êtes bougés ce soir pour être avec nous ici ! ». Et Jonathan profite de cette soirée pour annoncer avoir remis le métier sur l’ouvrage, avec la sortie prochaine d’un nouvel album, avant de clôturer son set sur l’excellent “Running Man”, dont l’intro très technique résume bien le potentiel du groupe.

C’est sur une note très mélodique, avec “Tempest” (extrait de leur album Curse of Autumn, 2021), que les Américains de Witherfall s’emparent de la scène. Le groupe californien, formé en 2013 autour du chanteur Joseph Michael (Sanctuary) et du guitariste Jack Dreyer (Iced Earth, Demons and Wizards), revendique une place assez particulière sur l’échiquier metal, avec un style musical difficile à cerner mais que l’on pourrait qualifier de power metal progressif sombre, très old school par certains côtés (avec ces claviers qui évoquent Savatage) et faisant preuve d’une réelle élégance technique. Leur tout dernier album, Sounds of the Forgotten, paru cette année (avec le remarquable Marco Minneman à la batterie), a été bien reçu par la presse, ce qui explique sans doute que le groupe ait été choisi par Angra pour les accompagner sur dix dates de leur tournée européenne, et ce qui justifie donc leur présence à Toulouse. En dehors du titre d’ouverture, suivi de “Moment of Silence” (extrait de l’album A Prelude to Sorrow, 2018), l’intégralité du set est axée, en toute logique, sur leur nouvel album. Witherfall déploie ce soir une redoutable énergie sur scène, avec au centre de l’attention, plus particulièrement, Jack Dreyer, qui s’impose comme un redoutable virtuose de la six-cordes (et pour cause, biberonné à l’école Shrapnel Records) et le très théâtral Joseph Michael, dont la versatilité au chant impressionne sérieusement, capable de passer de notes aiguës à une voix grave (et ce n’est pas une surprise s’il évoque le Danois King Diamond parmi ses influences). En revanche, le sentiment d’absence de thèmes mélodiques suffisamment marquants nuit quelque peu à la belle architecture musicale tissée par le groupe et contribue à créer une certaine lassitude progressivement, indépendamment de ses aptitudes techniques. Witherfall nous laisse donc au final sur une impression mitigée au terme de leur prestation toulousaine.

Nous attendions Angra, tête d’affiche de cette seconde soirée, avec une impatience non feinte. La première raison est que le récent Cycles of Pain (2023) a sérieusement remis le groupe sur le devant de la scène : un disque inspiré, réfléchi et couvrant l’ensemble du spectre musical dont est capable le combo. Et avec la volonté de renouer, qui plus est, avec une tonalité presque prog metal, se démarquant ainsi d’un power metal parfois trop restrictif. Angra en est désormais à sa troisième incarnation, avec pour seul rescapé du line-up originel le guitariste Rafael Bittencourt, une formation qui semble toutefois avoir trouvé sa stabilité depuis le départ, en 2015, de l’autre guitariste historique du combo, Kiko Loureiro (vers Megadeth, qu’il a quitté depuis !). La seconde raison est que le groupe a annoncé en septembre dernier une pause imminente dans ses activités, à l’issue de la tournée prévue pour le premier trimestre 2025 et qui célébrera les 20 ans de Temple Of Shadows. Cette cinquième édition du festival Ready for Prog est donc certainement une des dernières occasions de voir le groupe sur une scène française. Ce qui explique aussi sans doute pourquoi le public semble être venu plus en masse que la soirée précédente. Le nom du groupe s’élève dans la salle comme une clameur, les lumières s’atténuent, la bande sonore de “Crossing” envahit l’espace dans une très belle luminosité, laissant deviner une entrée majestueuse sur “Nothing to Say” extrait de Holy Land (1996), un disque proche de la perfection, ambitieux et singulier, aux influences brésiliennes prononcées et qui avait établi définitivement le groupe sur la scène internationale.

Les différents musiciens sont immédiatement en place autour de Rafael Bittencourt, démontrant leur aptitude à défendre l’héritage d’Angra, jusqu’au plus jeune de la bande, le batteur Bruno Valverde (également membre de Whom Gods Destroy aux côtés de Derek Sherinian et Ron Thal Bumblefoot), qui a moins de la quarantaine. Avec une excellence technique qui n’a d’égale que la passion des musiciens. Entre en scène le chanteur italien Fabio Leone (ex-Rhapsody of Fire), qui a rejoint le groupe en 2012. Performer hors pair et faisant l’effort d’intégrer quelques mots de français entre les compositions, il établit très rapidement le contact avec le public, créant la sensation d’une véritable proximité. Seul regret, des difficultés manifestes sur les partitions vocales de feu André Matos. Très concrètement, atteindre certaines notes hautes présente un véritable défi pour Fabio (très flagrant sur “Carry On” par exemple), ce qui enlève hélas indubitablement de la magie à la restitution live des compositions. Comme attendu, le groupe a intégré dans son set pas moins de quatre titres du dernier album, dont le troublant “Tide of Changes”. Mais il fait également une large part au reste de son répertoire, avec pour points d’orgue le délicat “Lisbon”, repris par la salle entière, deux titres de l’album culte Temple of Shadows et, bien entendu, pas moins de trois extraits du tout premier LP Angels Cry. Un excellent survol de la carrière des Brésiliens, un son énorme, une interprétation solide et un plaisir manifeste de jouer : la formule gagnante d’une très belle soirée.

Ainsi se clôture cette superbe cinquième édition. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine. Et, dans cette attente, nous renouvelons nos remerciements à l’association Cultur’Prom pour ce magnifique festival.

Setlist

Set list Esthesis
Raising Hands (part 2)
Amber
Hunger
Place Your Bets
No Soul to Sell.

Set List Disillusion
And the Mirror Cracked
The Black Sea
Am Abgrund
Alea
Alone I stand in Fires
Driftwood
Tormento

Set List Threshold
Slipstream
Devoted
Freaks
Falling Away
Mother earth
The Man who saw through time
Ashes
The Ravages of Time
Silenced
Mission Profile
Snowblind
Small Dark Lines

Set List Spheres
Non disponible

Set List Witherfall
Tempest
Moment of Silence
Insidious
They Will Let You Down
Where Do I Begin
Ceremony of Fire

Set List Angra
Nothing to Say
Angels Cry
Tide of Changes
Newborn me
Lisbon
Vida Seca
Rebirth
Morning Star
Time
Ride into the Storm
Waiting in Silence
Carry on

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