C’est en février dernier que Lazuli a sorti son nouvel album (le neuvième) : ‘Le Fantastique Envol de Dieter Bhöm‘. Une magnifique réussite qui augurait une année faste pour la formation, déjà partie le défendre sur scène avant que la crise du COVID-19 n’y mette un terme brutal. En plein confinement et dans un monde bercé d’incertitudes, il était temps de faire le point avec Dominique Leonetti, chanteur iconique d’un groupe désormais incontournable. Un grand merci à lui, bien entendu !

Bonjour Dominique et première question, comme vas-tu et comment vont les autres membres du groupe ?

DOMINIQUE LEONETTI : Nous allons tous bien, merci. Dépité bien sûr, car nous avons été stoppé en pleine tournée. Nous avons heureusement franchi la frontière in extremis le 17 mars. Ce qui s’annonçait comme une année magique pour Lazuli a tourné à la déroute. Malgré l’opacité de l’avenir, nous essayons de rester positif ; nous sommes en bonne santé auprès de nos familles respectives et c’est bien ça l’essentiel, quand tant de drames se jouent autour. Pour ma part, je suis confiné avec une jolie femme, un adorable fils et une guitare, il y a pire 😉

Le nouvel album de Lazuli, « Le Fantastique Envol de Dieter Böhm », est sorti en février dernier. Les réactions du public furent très positives…

DL : Elles furent incroyables !!! Autant sur l’album, que sur les quelques scènes que nous avons eu la chance de faire avant cette pause imposée. Il est toujours difficile de lâcher la main d’un album, nous étions vraiment fébriles au mois de février, nous n’avions pas osé imaginer autant de réactions positives ! Et cela continue ; du baume au cœur en c’est temps troublés.

C’est un album concept, le premier de Lazuli. Pourquoi avoir tant attendu pour vous lancer ?

DL : Parce qu’il n’y a rien de pire que de se forcer à faire ce que l’on attend de vous. Faire les choses avec le cerveau mais sans le cœur est le meilleur moyen de se planter. Ce n’est qu’après avoir écrit la chanson ‘’Dieter Böhm’’, sans préméditation même d’un quelconque nouvel album, que l’idée de concept c’est imposée. Comme une évidence, cette chanson en a appelé une autre, puis une autre.

Est-ce que vous avez été inspirés par d’autres albums concepts ?

DL : Inspiré directement non, du moins pas consciemment, mais dans notre ADN il y a des albums concepts qui nous ont construits. Quand nous avions 9 et 10 ans (mon frère Claude et moi), nos walkman ont passé en boucle Sergent Pepper’s des Beatles jusqu’à n’en pouvoir plus. L’année d’après, la bande de la cassette de Tommy des Who n’a pas survécu non plus au frottements répétitifs. Bien plus tard, 3 sides to every story du groupe Extreme nous a aussi marqué, notamment les morceaux de la fin de l’album construit dans un esprit conceptuel. Je cite ce disque car il est un de ceux que nous avons en commun Claude, Vincent, Ged et moi (Romain n’était pas né 😉

Peux-tu nous dire quelques mots sur ce concept, justement ? Qui est Dieter Bohm ? Existe-t-il réellement ?

DL : L’histoire commence avec un musicien qui plante une note sur une île déserte, elle devient une chanson qu’il confie à l’onde. Cette île perdue dans l’océan ressemble aux scènes que nous foulons ; les musiciens sur une rive, les auditeurs sur l’autre. La chanson, comme une bouteille à la mer cherche un destinataire… Voici en deux mot la genèse de l’idée : Lors d’un concert, nous avions remarqué un gars au milieu de la foule car il avait les yeux fermés et semblait être transporté par la musique. A notre sortie de scène, je ne sais plus lequel d’entre nous a dit « vous avez vu le gars au milieu de la salle, j’ai vu ses pieds décoller du sol ! ». Cette phrase est restée dans un coin de ma tête. Nous avons remarqué par la suite, que ce gars était présent à chacun de nos concerts et cela où que nous soyons en Europe. J’ai eu l’occasion de discuter avec lui un soir, alors qu’il ne restait plus que quelques personnes errant dans la salle après le spectacle, Dieter Böhm, puisque c’est son nom, m’a fait l’aveu que notre musique l’avait sauvé!!! Une sorte de rôle inversé, moi qui considère nos chansons comme des bouteilles à la mer! J’ai été bouleversé par ses mots et ils ont sans doute germé dans ma tête jusqu’à donner naissance à cette histoire…

Quels messages, quelles idées souhaitez-vous faire passer à travers Dieter ?

DL : Cet album est principalement un message d’amour que nous avons voulu envoyer à nos auditeurs. A tous ceux qui recueillent les chansons que nous jetons à la mer.

L’histoire est organisée autour de quatre actes, un prologue et un épilogue. Pourquoi ce choix et ce découpage ?

DL : A la fin de l’écriture des textes, je me suis aperçu que l’histoire traversait métaphoriquement les 4 éléments : la terre, l’eau, le feu (la lumière en l’occurrence) et l’air. Une sorte de découpage naturel que je n’ai pas voulu lourdement mettre en évidence. ‘’Le fantastique envol de Dieter Böhm’’ a quelque chose d’opératique, avec des thèmes qui reviennent, il nous a semblé évident de matérialiser les actes, de morceler chacune des étapes, en partant du sol, pour traverser les océans, être happé par la lumière, et enfin rejoindre les airs.

Vous prenez un soin particulier à l’écriture des textes avec la volonté de chanter en français. Comment se passe cette phase d’écriture… et plus particulièrement, comment se déroule la composition d’un album ? Partez-vous des textes ou de la musique ? D’où viennent les idées ? Comment s’organise toute la gestation d’un album ?

DL : Les textes tout d’abord. C’est un travail d’introspection, assez solitaire donc. La langue française s’impose et tu n’aurais qu’à m’entendre parler Anglais pour le comprendre 😉 Les idées viennent ‘’toutes seules’’ ; mon cerveau bouillonne en permanence et j’imagine que des connections se font à l’intérieur à force d’être touché par les choses de la vie. Les mots ont déjà d’eux même un flot, une mélodie, il faut se laisser porter pour que naissent les harmonies. La guitare est souvent l’instrument qui m’y mène. Une fois la chanson écrite, je la propose à Claude, Ged, Vincent et Romain, qui ont toujours la bienveillance de m’accorder leur confiance. Arrive là toute la difficulté pour réussir à ne parler que d’une seule voix ; Le travail délicat d’arriver à s’exprimer à 5, en restant au service de la chanson sans perdre l’essence même de la compo. C’est un bonheur de travailler avec eux. Tout ceci ne tombe évidemment pas du ciel, c’est un boulot laborieux, qui demande de l’acharnement, de l’abnégation, de la patience et de l’amour entre nous. On chute, on se relève et on rechute et on se relève encore… et un album est là.

Ces textes sont très poétiques et évocateurs, as-tu des influences littéraires en plus des influences musicales ?.

DL : Pas précisément, n’ayant pas fait d’étude, je n’ai pas de formation littéraire classique. Je ne peux donc pas citer de grands auteurs qui m’auraient influencer. Je lis régulièrement, bien que trop peu à mon gout car mes journées sont trop pleines, principalement des romans. Je suis souvent attiré par les belles écritures, l’histoire n’a d’intérêt à mon sens que si la forme est intéressante. Mon amour des mots vient principalement du besoin de m’exprimer, il s’est déclenché à l’adolescence, dès mes premières oppositions et angoisses face à ce monde. Si mon écriture a ce coté poétique et évocateur comme tu le dis, c’est qu’il me semble que la poésie, les métaphores, les jeux de mots, toutes ses formes à tiroirs, à multiples facettes, même faites simplement peuvent évoquer beaucoup plus de choses que des phrases au premier degrés.

Au fil des albums, je trouve que la guitare de Ged semble prendre de plus en plus de place pour arriver à un équilibre avec la Léode… 

DL : Je suis d’accord ! Ged est un guitariste atypique et charismatique mais son humilité l’a souvent fait sembler plus au second plan qu’il ne l’est en réalité. Il a toujours été indispensable. Ces dernières années il a pris de l’assurance, sans doute le bénéfice de l’âge 😉 quelques cheveux blancs se n’est pas si cher payé pour toute cette sagesse ! Claude et lui ont une admiration réciproque (et une humilité identique), ils savent, et prendre leur place et se laisser la place. C’est vrai que nous arrivons aujourd’hui à une sorte d’équilibre.

J’ai entendu parler d’une nouvelle Léode. Est-ce vrai ? Si oui qu’aura-t-elle de nouveau et que sera l’impact sur le son de Lazuli ?

DL : Claude y travaille accompagné d’un informaticien. Ca avance lentement. Elle sera construite avec d’autres composants, certains de ceux qui composaient la première n’existant plus. De nouvelles fonctions devraient s’y trouver et engendrer des différences, notamment au niveau des aftertouch et de l’expressivité de l’instrument. Mais ce n’est que supputation à ce stade.

Lazuli

« Cet album est principalement un message d’amour que nous avons voulu envoyer à nos auditeurs. A tous ceux qui recueillent les chansons que nous jetons à la mer… » – Dominique Leonetti

Cet album est déjà votre neuvième opus studio. Pensiez-vous en arriver là lorsque vous avez commencez ?

DL : C’est flippant ce temps qui passe ! Déjà 9 albums?!!! Tu aurais pu rajouter par courtoisie « mais vous ne les faites pas !» (rires) Je ne pensais pas que nous en arriverions là, pour la simple et bonne raison que je n’y ai jamais réfléchi, je n’ai jamais imaginé l’avenir. Très tôt j’ai compris qu’il ne fallait pas tirer de plans sur la comète. La vie de musicien doit se vivre au jour le jour, sinon on fait des plans de carrière et on prend les mauvaises décisions (c’est mon avis). Si on agit en pensant à l’incidence de chacun de nos actes, on prend le risque de ne pas en prendre (de risques) ! Attention on peut appliquer cette ‘’philosophie’’ à la vie d’un musicien intègre mais pas à la vie de la planète ; petite parenthèse écologiste (rires).

Votre univers et votre son sont uniques , comment fait-on pour se réinventer album après album quand on est si particulier ?

DL : Les mauvaises langues diront que nous ne nous réinventons pas… (rires) que Lazuli fait du Lazuli. Je ne trouve d’ailleurs cela pas si déshonorant. Malgré tout, j’ai le sentiment que nous évoluons sans cesse, album après album, mais est-ce à moi de le dire ? Il me semble que si on évolue dans sa vie, on évolue dans sa musique, c’est d’avantage une affaire de nuances et d’évolution naturelle. En tous cas je pense qu’il ne faut pas chercher à se réinventer, ne pas forcer le trait, mais qu’il faut simplement continuer à avoir des émotions. Et pour avoir des émotions, il faut embrasser de nouvelles sensations, sans pour autant perdre le plaisir de celles que l’on a acquises.

Le packaging de l’album est somptueux et aussi plus riche que pour les disques précédents. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi vous avez choisi cet univers sépia  et pourquoi ce dodo en filigrane ?

DL : Merci ! Je trouvais amusant, poétique et à la fois pathétique de renforcer l’image terrienne de l’être humain et de son incapacité à voler en lui donnant cette monture. Le dodo ne volait pas beaucoup plus  que les hommes, c’est d’ailleurs ce qui a signé sa perte… L’univers sépia vient peut-être de mon petit coté mélancolique ; peut-être pour me ramener à mon enfance et à ces rêves d’envols que je faisais la nuit. Bon, les photos de mon enfance n’étaient pas sépia, faut pas exagérer, malgré nos 9 albums (rires).

Lazuli

« La vie de musicien doit se vivre au jour le jour, sinon on fait des plans de carrière et on prend les mauvaises décisions… » – Dominique Leonetti

Vous avez toujours la même intensité, la même passion de la musique ensemble ?

DL : Intacte !!! Il serait triste de ne pas savoir apprécier la chance que nous avons de partager notre musique, et entre nous et avec nos auditeurs.

Vous avez mis en ligne l’ensemble de l’album sur YouTube. Pourquoi ?

DL : Pour partager notre musique mais en comptant quand même sur l’intelligence de chacun censé comprendre l’importance de nous l’acheter. Nous avons la chance que le public Prog est conscient de l’incidence de l’achat, il a cette bienveillance. Chaque album vendu nous rapproche de la possibilité d’enregistrer le prochain et ils le savent. Et puis aucun son sur youtube ou autre plateforme ne remplacera l’objet (d’autant plus que celui-ci est un CD/Book de 60 pages, sans parler de l’édition vinyle).

Vous avez dû interrompre votre tournée à cause de la crise liée au COVID-19, mais sur scène vous avez la réputation d’être un groupe avec une énergie positive incroyable. D’où cela vient-il ?

DL : Par ce que nous savons que tout est fragile et qu’il faut profiter intensément de l’instant présent. La crise du Covid-19 ne va sans doute pas arranger notre cas.

D’ailleurs comment vivez-vous ce confinement et ses conséquences , autant humaines qu’artistiques ?

DL : Il y a du positif dans le confinement, l’occasion de faire les choses que l’on a pas le temps de faire habituellement. (plus facile de dire cela quand on est en bonne santé et qu’on a pas perdu de proche). J’ai toute fois l’impression de vivre dans un film de science fiction, c’est très perturbant. J’enrage que nous ne puissions nous voir avec Lazuli mais ce fut aussi l’occasion pour moi de faire un peu d’acoustique (j’ai d’ailleurs posté une version de ‘’mers lacrymales’’ sur notre chaîne Youtube et de croiser la note avec mon fils Elliot (du moins plus que d’habitude), nous avons posté une version père/fils de ‘’une pente qu’on dévale’’. Nous devrions en faire d’autres dans les semaines à venir… Claude, Ged, Romain et Vincent ont également posté des choses de leurs cotés. Nous ne sommes habituellement pas très habiles avec les réseaux sociaux mais le confinement nous a déclenché l’envie de garder le lien et d’être d’avantage présent sur la toile. Les véritables conséquences humaines seront à venir, j’ai peur que les intermittents du spectacle (dont nous faisons parti), aient des difficultés à se remettre en selle sans avoir perdu des plumes. La plupart des dates perdues (une vingtaine nous concernant pour l’instant) ne se récupéreront pas dans l’année et même si on nous recule nos droits de 2, 3 ou 4 mois, cela ne changera rien; ce qui sera perdu, sera perdu (au mieux récupéré en 2021). La seule solution serait de nous redonner une année pour refaire nos cachets mais j’ai des doutes sur la faisabilité. Espérons aussi que les festivals, salles de spectacles, techniciens etc… puissent s’en relever. Il n’y aura qu’une décision politique qui pourra nous sauver d’une catastrophe financière et morale.

Allez-vous profiter du confinement pour écrire ou composer ?

DL : Sincèrement, cela m’est impossible pour l’instant. Pour en avoir discuté avec d’autres, il semblerait que la période ne soit pas propice à l’inspiration, du moins à une inspiration intéressante. Trop déconcertante. Il faut digérer.

Lazuli

« Pour s’immiscer et s’imposer dans ce monde, il faut être un brin arriviste et nous ne le sommes pas. C’est peut-être notre drame… les choses nous arrivent naturellement et c’est bien comme ça. Nous verrons ce que l’avenir peut encore nous réserver… » – Dominique Leonetti

Chose assez étonnante, surtout pour une formation qui chante en français, Lazuli est plus connu en Angleterre et en Allemagne que dans son pays d’origine. Comment expliques-tu cela ?

DL : C’est déconcertant ça aussi ! (rires) Je ne me l’explique pas tant cela est incohérent. Est-ce dut à la frilosité des programmateurs de salles et de festivals? Heureusement qu’il y a quelques passionnés qui osent nous programmer, s’il y a un soupçon de vie Lazulienne en France c’est à eux que nous le devons. Les autres pays eux, nous accueillent sans idées préconçues, pour ce que nous sommes, vierges des dictats de la télé ou des gros médias.

Vous auto-produisez vos disques. N’avez-vous jamais essayé d’être produits par un label ?

DL : Bien sûr que si, nous avons même signé des contrats par le passé et cela ne nous a mené que dans des impasses. Il vaut mieux être seul que mal accompagné (comme en période de confinement (rires). Nous tenons tellement à notre indépendance et à notre libre arbitre qu’il y a bien longtemps que nous avons arrêté de faire des investigations dans ce domaine. Il faudrait aujourd’hui une proposition honnête faite par des gens qui nous inspirent une totale confiance pour que nous y prêtions une oreille. Lazuli est la preuve qu’il peut y avoir une vie en dehors des clous ; bien que pas tous les jours évidente, elle a le mérite d’être intègre.

Vous avez déjà collaboré avec Fish, notamment en tournée, mais avec quels autres artistes rêveriez-vous de travailler ?  Est-ce que votre originalité et votre son ne pourrait pas vous ouvrir des portes du coté de  Real World par exemple ?

DL : Nous avons eu la chance d’ouvrir les spectacles d’un grand nombre d’artistes que nous admirions, les derniers en dates : Nick Mason de Pink Floyd et le groupe canadien Saga. Avec Fish, ce fut une tournée incroyable de 2 mois en 2015. Nous l’avons également eu en invité sur un de nos albums. Ce sont des choses que nous n’aurions pas pu imaginer même dans nos rêves les plus fous. S’il devait y en avoir d’autres à réaliser, Peter Gabriel serait prioritairement de ceux là et Real World serait effectivement proche de notre philosophie. Pour s’immiscer et s’imposer dans ce monde, il faut être un brin arriviste et nous ne le sommes pas. C’est peut-être notre drame… les choses nous arrivent naturellement et c’est bien comme ça. Nous verrons ce que l’avenir peut encore nous réserver… ou pas…

Paradoxalement, beaucoup de musiciens avec qui j’ai eu l’occasion de discuter n’écoutent finalement pas beaucoup de musique en dehors de celle qu’ils font eux-mêmes. Qu’en est-il pour vous ? Quelles sont vos influences ? Qu’est-ce qui vous inspire en dehors de la musique ?

DL : C’est un peu mon cas, non pas par égocentrisme mais parce qu’il est difficile de laisser entrer de la musique quand on en a déjà plein la tête. Claude, Ged, Romain et Vincent ont la capacité de le faire, certains d’entre eux sont même des boulimiques en la matière. Nos influences seraient trop longues à citer, tant elles sont diverses et variées. L’inspiration vient de toutes parts, par tous les sens. Les déclencheurs peuvent être bien évidemment sonores mais ils peuvent aussi provenir d’une odeur, d’une sensation, d’un livre, d’un film, d’une relation, d’un choc, d’un bonheur, d’un désarroi… de la vie en général en fait.

Comment définirais-tu la musique de Lazuli en quelques mots ?

DL : Il m’est difficile de la définir moi-même, aussi difficile que de décrire son propre caractère ou son physique ! Je pourrai dire que la musique de Lazuli est ancrée dans le sol mais résolument attirée par le ciel. Une musique qui évoque des images, un peu comme la vie, tours à tours tourmentée ou apaisée.

Je reprends une vieille habitude avec l’ancien questionnaire de Bernard Pivot :

1. Votre mot préféré ?
Justement le mot « mot » car a lui seul et en seulement 3 lettres, il en réunis plus de 100 000.

2. Le mot que vous détestez ?
J’aime tous les mots, il n’y en a que de jolis. Par contre je n’aime pas ce que certaines personnes en font : Front, nucléaire, race…

3. Votre drogue favorite ?
Le Cacolac, mais je suis abstinent depuis plusieurs années.

4. Le son, le bruit que vous aimez ?
Le silence.

5. Le son, le bruit que vous détestez ?
L’acouphène de mon oreille droite.

6. Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
‘’Putu’’. Une invention de mon fils quand il était petit, il nous avait soutenu avec aplomb qu’il n’avait pas dit ‘’putain’’ mais ‘’putu’’. Ce gros mot fait maintenant parti du vocabulaire familial.

7. Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
Dieter Böhm.

8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?
Président de la république.

9. La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
En oranger du Mexique, celui qui se trouve sur ma terrasse, celui que ma femme maintient en vie malgré son inadaptation à son environnement. (En fait, je ne vois pas grande différence avec ma vie actuelle (rires)

10. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?
« Tu avais raison Domi, je n’existe pas. »

Malgré la situation, quels sont vos projets ?

DL : Reprendre tout simplement là où nous sommes arrêtés. Mais peut-être dans un monde un peu meilleur, sachant tirer au moins quelques leçons des erreurs du passé…

Un dernier mot pour les lecteurs ?

DL : Rendez-vous dans l’après Pandémie, vous nous manquez…

Une interview réalisée en avril 2020 par Cyrille Delanlssays & Stéphane Mayère

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