Anubis - Homeless
4.0Note Finale

La précédente aventure discographique d’Anubis, cet excellent combo qui nous vient d’Australie, date de 2018. Si leur cinquième album, Different Stories était constitué de versions acoustiques légèrement différentes des versions originales, cette nouvelle production intitulée Homeless offre un album concept totalement inédit. Le texte de présentation du site Web d’Anubis précise qu’il a été écrit à partir de la perception d’un individu et de son monde tel qu’il existe en 2020“. Les auteurs parlent donc de la dépendance toujours croissante à la technologie, de l’augmentation des inégalités et de la pauvreté sans oublier le populisme rampant et l’environnement en ruine que nous subissons parallèlement aux pensées et prières vides des dirigeants élus pour changer la vie des gens. C’est donc cette quête du vivre ensemble et du droit à la différence auxquels se sont attelés les auteurs de ce disque. Le thème proposé par Anubis sur Homeless est intéressant et il est tout à l’honneur des australiens. Évitant l’approche narrative de son quatrième album original, The Second Hand (2017), Homeless situe le groupe sur un nouveau territoire musical tout en s’inspirant de leur troisième album Hitchhiking To Byzentum (2014).

Une fois n’est pas coutume ce nouvel opus est assez court (quarante et une minute) pour avoir un format plus adapté au vinyle qui revient décidément en force. Les deux faces du disque reflètent ainsi leur vision d’un monde où l’égoïsme est une valeur de plus en plus en vogue, laissant de fait bien peu de place aux attitudes altruistes des êtres humains qui ont tendance à se perdre. Avec Anubis nous sommes toujours dans une musique néo prog du meilleur jus, mais néanmoins teintée d’AOR. Ces neufs nouvelles compos sont plus concises et vont directement au but. Pas de réelles surprises ici, mais le groupe est au meilleur de sa forme et détient à présent la recette d’un album réussi de bout en bout. Le talent du chanteur Robert James Moulding n’est plus à prouver : ses harmonies vocales sont une des valeurs ajoutées d’Anubis, qui sans vraiment nous surprendre reste fidèle à son image de formation de tout premier ordre. On sera malgré tout décontenancés par la relative et faible durée de chaque morceau, les Australiens nous ayant habitués par le passé à des pièces “fleuves.

Côté ambiance, les titres de ce disque ne sont pas vraiment larmoyants, ce qui semble paradoxal par rapport au sujet dont il est question. Il semble fort possible que Robert James Moulding et sa bande aient voulu faire passer un message par le biais d’une musique assimilable par le plus grand nombre dès les premières écoutes. Cet album très agréable remplit sa mission et Anubis réussit à faire avec Homeless ce que tant d’autres ne sont pas parvenus à faire : prendre un virage en direction d’un plus large public.

ANUBIS – HOMELESS

Anubis - Homeless (2020)

Titre : Homeless
Artiste : Anubis

Date de sortie : 2020
Pays : Australie
Durée : 41’45
Label : –

Setlist

1. Reflective (7:09)
2. Entitled (4:15)
3. White Ashes (3:22)
4. Home (5:12)
5. Homeless (4:07)
6. The Tables Have Turned (4:22)
7. Sirens (3:58)
8. In Shadows (3:43)
9. Gone (5:07)

Line-up

– Robert James Moulding / vocals, acoustic guitar, percussion
– Dean Bennison / acoustic & slide guitars, clarinet, vocals, mixing
– Douglas Skene / acoustic & jazz guitars, vocals
– David Eaton / piano, organs, keyboards, acoustic guitars, laúd, strings, melodica, vocals
– Anthony Stewart / bass, vocals
– Steve Eaton / drums, percussion, vocals

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A propos de l'auteur

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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