Bad Dreams - Frozen Heart
3.0Note Finale

Par un heureux (ou pas) hasard du calendrier, c’est au même moment, quasi jour pour jour que sortent le nouvel album de Bad Dreams et celui de leur ex-chanteur Gabriel Agudo. C’est donc le nouveau Matias Pereyra qui prend place derrière le micro aux coté du reste du line-up, inchangé.

Les influences argentines du groupe sont prégnantes dès l’intro de “My Mind In The Cage“, avec un accordéon à la Astor Piazzolla, qui introduit un morceau néo-progressif assez musclé et enlevé avec de belles envolées de guitares. La voix de Pereyra, au timbre original, semble plus plate et monocorde que celle d’Agudo, mais est juste et ‘fait le job’ sur ce titre. “Frozen Heat“, le morceau titre est plus convaincant, d’un point de vue vocal, car chanté à deux voix avec Patricia Pacheco, ce qui donne plus de chaleur et d’épaisseur à la voix de Matias Pereyra. Cette même Patricia Pacheco viendra encore à la rescousse sur “Red Moon” et “The Great Escape From The Shadow“. La construction du morceau est classique avec une montée crescendo à partir d’une intro plutôt acoustique qui se termine sur deux soli de guitare d’Ariel Trifunoff sous lesquels les nappes de claviers de Jorge Tenesini donnent l’assise du titre.  Un titre réussi sans être révolutionnaire.  Réussi sans être révolutionnaire pourrait d’ailleurs qualifier ce disque. Avec leur chanteur précédent, les argentins ont un peu perdu leur âme et ce qui faisait leur originalité. Ici des titres comme “Red Moon” ou “Black Wind” sont plutôt passe partout et pourraient figurer sur n’importe quel album de néo-prog correct sans qu’on dresse particulièrement l’oreille. “Black Wind” en particulier privilégie plus la démonstration que la mélodie et me semble clairement le titre le moins inspiré du disque. Sur la fin de l’album se trouvent finalement les meilleurs titres : “The Great Escape From The Shadows“, avec encore un chant souligné par les chœurs de Patricia Pacheco et surtout le saxophone de Jamison Smeltz qui au coté des instruments principaux vient colorer de charme et de chaleur sexy la musique de Bad Dreams. Enfin “Joy Is Your Name“, titre très acoustique sur une base piano / guitare acoustique, plus calme semble mieux convenir à la voix de Pereyra qui pour une fois ne semble pas ‘forcer‘, même si encore une fois, une voix féminine (Marina Valor cette fois, comme sur “My Mind In The Cage“) vient prêter main forte. Si on y ajoute deux interventions lumineuses de Trifunoff à la six cordes on est en présence, avec “Frozen Heart” du meilleur morceau du disque.

Frozen Heart est finalement un album un peu bancal. Un changement de chanteur est toujours délicat et on en a une nouvelle fois la preuve avec Bad Dreams. Un peu d’inspiration perdue, un chanteur qui ne tire réellement son épingle du jeu seul que sur un titre… et s’appuie souvent sur ses choristes pour donner du relief à son chant et on se retrouve avec un disque qui n’arrive pas à la hauteur de ses prédécesseurs… L’album en soit n’est pas mauvais, mais il ne marquera pas les esprits.

BAD DREAMS – FROZEN HEART

Bad Dreams - Frozen Heart (2020)

Titre : Frozen Heart
Artiste : Bad Dreams

Date de sortie : 2020
Pays : Argentine
Durée : 44’28
Label : –

Setlist

1. My Mind in the Cage (7:33)
2. Frozen Heart (10:36)
3. Red Moon (6:56)
4. Black Wind (7:01)
5. The Great Escape from the Shadows (5:19)
6. Joy is Your Name (7:03)

Line-up

– Matías Pereyra / vocals
– Jorge Tenesini / keyboards
– Alejandro Calvera / bass
– Ariel Trifunoff / guitars
– Fernando Cornejo / drums

With:
– Patricia Pacheco / choirs (2,3,5)
– Marina Valor / choirs (1,6)
– Jamison Smeltz / tenor saxophone solo (5)
– Osvaldo Zabala / guitar solo (2)

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