Pour fêter les vingt ans du combo, Long Distance Calling revient à la manœuvre avec un neuvième album ramassé (45 minutes) qui explore les sources d’un post-rock instrumental plutôt nerveux dont ils durent l’un des éminents prémices. Pour alléger son trip, le quatuor se décharge des concepts lourds qui débordaient sur Eraser (2022) et How Do We Want To Live? (2020). Plus frontal, plus direct, plus percutant, The Phantom Void envoie des textures sonores resserrées, sans gras ni fioritures.
La signature chez earMusic n’est peut-être pas étrangère à ce nouveau départ autour de thématiques liées à la nuit, aux rêves et au subconscient. En témoigne l’introductif « Mare » qui fait référence au cauchemar (comme dans Nachtmahr en allemand ou Nightmare), « Nocturnal » sur les angoisses nocturnes ou le plus long développement « Sinister Companion » qui termine l’album dans un climat de désorientation, à la frontière d’une réalité ténue.
Mais les allemands restent malgré tout à leur image de marque d’une musique extrêmement « visuelle » pour ne pas dire cinématographique. Avec leurs compositions en croche-pattes qui alternent passages mélodiques et ruptures brutales qui pulsent jusqu’à en devenir hypnotiques (« The Spiral« ). L’ADN de Long Distance Calling se retrouve ainsi tout au long d’un album plutôt épique, franchement dynamique, n’évitant jamais la catharsis d’un post-rock fait de ruptures jubilatoires.
LONG DISTANCE CALLING – THE PHANTOM VOID

Titre : The Phantom Void
Artiste : Long Distance Calling
Date de sortie : 2026
Pays : Allemagne
Durée : 45’50
Label : earMusic

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