Martigan - Distant Monsters
4.5Note Finale

Martigan est un combo Allemand et sont originaires plus précisément de Cologne, ils existent depuis 1994, le groupe a pourtant subi plusieurs changements de line up durant ces vingt années,et curieusement je ne les connaissais pas encore, il est vrai que l’on découvre tous les jours de nouveaux musiciens, (si on veut un peu se casser la tête), c’est notre lot quotidien, et ce depuis bien longtemps. Nous ne sommes jamais au bout de nos surprises, et bien que quelque fois on se sente un tantinet repus voir saturé de musique, arrive enfin un groupe tel que Martigan, nous prouvant une fois de plus que le meilleur est peut être devant nous, et en cela on retrouve la pêche qui nous manquait.

C’est donc de leur cinquième disque dont nous allons parler aujourd’hui.et cette dernière réalisation se nomme Distant Monsters – c’est sans aucun doute un album de « progressif » dans la plus pure tradition du genre. Dire qu’il y a une filiation avec la première période Marillion (la plus riche à mon sens) et surtout avec son ex leader charismatique Fish – ne serait qu’un doux euphémisme. En effet le chanteur évolue dans un registre similaire au géant écossais sans pour autant le cloner, mais au contraire en y apportant une touche légèrement différente.

La musique quant à elle s’apparente bien plus avec celle de Marillion tout en étant franchement novatrice et attirante car tous les titres sont très accrocheurs et on est assez vite propulsés dans une déferlante plutôt jubilatoire. Tous les ingrédients que l’on aime et qui sont inhérents à notre genre de prédilection, sont un peu magnifiés sur cet album, rien que le solo flamboyant et Rorheryen dans l’âme de Björn Bisch sur le premier titre « Theodor’s Walls » sur une durée de plus de douze minutes, vous mettra de suite dans l’ambiance.

Décidément la voix de Kai Marckwordt (qui tient aussi la guitare et le sax) sonne Fish plus vrai que nature sur le titre « Lion (White,Wild & Blind ) » – certainement la compo la plus « enlevée » de l’album – cela est vraiment marquant ici, les claviers d’Oliver Rebban, non pas les lunettes ! (créateur du groupe) enfoncent le clou et lorsque les guitares reviennent en fin de morceau – on se croirait revenu au temps béni de notre Marillion bien aimé. « Simplicius » le troisième morceau résonne encore dans les intonations de mister Derek Dick, dans ses aventures en solo, on constatera que Martigan a très bien digéré cette musique et ses contours, et qu’ils restituent sur « Distant Monsters » de magistrale façon.

Ne voyez aucune mauvaise pensée dans cette chronique, il n’est nullement question de plagiat ou quelque chose de semblable, Martigan rend certainement un hommage poignant à Marillion dans ce que le groupe a pu produire de meilleur, tout en respectant leur créativité. Pour cela je vous renvoie au plus long morceau de l’album « The Lake » qui déploie sur près d’un quart d’heure, les meilleures ambiances possibles pour pondre ce titre emblématique du groupe, la guitare de Björn Bisch fait encore ici des merveilles et le mec s’envole littéralement sur le final.

La suite de l’album est tout autant séduisante, il est assez rare que l’on soit pris du début à la fin d’un album, et bien c’est ce qu’il m’est arrivé sur ce «  Distant Monsters »qui n’en fini pas de me surprendre et que je réécoute à l’infini. Si toute l ‘année qui commence nous offre des perles dans ce style, on pourra encore croire que les « dieux » de la musique prient pour nous, en tous cas Distant Monsters figurera quoiqu’il advienne dans mon top ten de cette année, ça démarre fort et on souhaite vivement que d’autres musiciens fouleront aussi bien et avec autant de talent, les pavés de notre route mélodique. Si l’on pouvait emmètre différents souhaits prodigués au seuil de 2016, cela consisterait entre autre à voir Martigan jouer sur scène, en France, alors là nos vœux seraient plus qu’exaucés.

MARTIGAN – DISTANT MONSTERS

Martigan - Distant Monsters (2016)

Titre : Distant Monsters
Artiste : Martigan

Date de sortie : 2016
Pays : Allemagne
Durée : 75’00
Label : Progressive Promotion Records

Setlist

1. Theodor’s Walls
2. Lion (White, Wild & Blind)
3. Simplicius
4. Complicius
5. The Lake
6. On Tiptoe
7. Fire on the Pier
8. Take Me or Leave Me

Line-up

– Kai Marckwordt / Lead Vocals, Guitar, Saxophone
– Oliver Rebhan / Keyboard,Backing Vocals
– Alex Bisch / Drums, Backing Vocals
– Björn Bisch / Guitar
– Mario Koch / Bass

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A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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