Drowning Steps - The Echo Of A Distant Past
4.5Note Finale

Comment deviner qu’un album sortira largement du lot de toutes les nouveautés que nous engrangeons ? Et bien tout simplement lorsqu’à la première écoute on tombe déjà sous le charme discret de l’aspect général de l’œuvre en question, qui dépasse et de loin toutes nos espérances en la matière et de surcroît toutes nos attentes de mélomane.

Pour illustrer ce qui précède, Drowning Steps est une nouvelle formation qui a vu le jour au Brésil. Il s’agit d’un projet initié en 2016 par le chanteur et multi instrumentiste Caio Claro auquel s’est joint en 2018 le claviériste Tiago Pierucci, les deux musiciens donnant vie à présent à ce très joli album The Echo Of A Distant Past. Ce n’est pourtant que la troisième réalisation des Brésiliens, et pour le coup la réussite est totale, si bien qu’il nous semble tenir avec Drowning Steps un groupe majeur ayant une immense carrière derrière eux, alors qu’ils n’en sont en tout et pour tout qu’à leur quatrième année d’existence. Il s’agit cependant d’un album assez court (moins de quarante minutes), néanmoins le duo peut largement développer ses idées musicales qui ne sont pas très éloignées de celles d’un Steve Wilson voire d’un Airbag, pour ne citer que deux références fondamentales d’un post rock aux frontières du meilleur prog possible.

Il semble évident que la filiation avec les musiciens cités plus haut soit de nature à accoucher d’un magnifique album, qui bien que contenant des titres assez courts, sauf le dernier morceau éponyme, donne naissance à six formidables compos d’une qualité extrême. Les thèmes proposés sur cet album sont assez planants dans l’ensemble et confèrent encore plus de plaisir, comme sur l’intro du disque The Source Of Imagination, toute en douceur, laissant présager une suite totalement en adéquation. Les similitudes avec Wilson et Airbag se situent au niveau des vocaux de Claro, dont le titre Where Is My Life (Blackfield n’est pas loin) est la parfaite démonstration, mais c’est une sensation que l’on ressent aussi sur les autres morceaux,

Les musiciens de Drowning Steps ont néanmoins leur propre identité et ne se contentent pas de nous donner une pâle copie de leurs prédécesseurs, en nous offrant des morceaux typiques de leur esprit de groupe comme The Inner Silence, plus représentatif de leur couleur sonore au travers de très beaux climats et cassures diverses. Caio Claro, le leader et tête pensante du combo démontre la grande palette artistique dont il dispose, son jeu à la six cordes reste d’une très grande fluidité, entrecoupé d’une rythmique d’acier et souvent doublé par les superbes notes du claviériste Pierucci, comme sur le titre clôturant et portant le nom de l’album. On comprend aisément que ces deux là se soient rencontrés dans un pays peut être plus enclin à des musiques plus dansantes, mais pour ce qui est de la danse Drowning Steps nous remue les sens et fait bouger notre esprit vers une sorte de plénitude. Après l’écoute de Echo Of A Distant Past, une seule chose vient en tête : découvrir vite leurs œuvres antérieures. Si elles sont du même acabit, nous serons convaincus que la relève est assurée.

DROWNING STEPS – THE ECHO OF A DISTANT PAST

Drowning Steps - The Echo Of A Distant Past (2020)

Titre : The Echo Of A Distant Past
Artiste : Drowning Steps

Date de sortie : 2020
Pays : Brésil
Durée : 39′
Label : –

Setlist

1.The Source of Imagination (3:51)
2.Gold Through My Eyes (7:41)
3.Where Is My Life (5:28)
4.The Inner Silence (8:46)
5.Affected (3:07)
6.The Echo of a Distant Past (9:31)

Line-up

– Caio Claro: Vocals, Acoustic Guitar, Nylon Guitar Solo (3), Electric Guitar (2, 6), Arrangements and Sound Manipulation
– Tiago Pierucci: Keyboards, Synthesizers, Effects, Organ, Piano, Background Vocals (2), Arrangements and Sound Manipulation

With:
– Fabricio Mendonça: Drums, Percussion and Shaker
– Henrique Oliveira: Electric Guitar (2)
– Leonardo Gonçalves: Bass Guitar (2, 4)
– Léo Skinner: Bass Guitar (6)
– Vinicius Batista: Electric Guitar (4, 6)

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A propos de l'auteur

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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