Marillion - Misplaced Childhood (boxset)
4.5Note Finale

Quasiment 20 ans après les premiers remasters en double CD d’EMI, Parlophone nous propose ce qui devrait être l’édition définitive des albums Marillion de l’ère EMI. Jugez plutôt : 4 CD, 1 bluray et un format livre avec une soixantaine de pages à lire (en tenant compte des textes des chansons )… le tout pour le prix d’un double CD , ça va , pour une fois on en a pour notre argent. Pour inaugurer ces ressorties c’est un album mythique du groupe, considéré souvent comme celui qui a ressuscité le prog sous l’appellation néo-prog qui est proposé : Misplaced Childhood. Brave et Clutching At Straws sont déjà annoncés comme étant les prochains de la liste.

Je ne vous ferais pas l’affront de chroniquer cet album sorti il y a plus de 30 ans et que la majorité des lecteurs sinon la totalité connait déjà sur le bout des doigts. Il me semble plus judicieux de s’attarder sur les bonus et le packaging. En effet coté album original, rien de particulier à noter, et je n’ai pas entendu de différence avec le remaster de 1998, à se demander d’ailleurs si ce n’est pas le même qui a été réutilisé. Idem pour le disque 4 du coffret, identique au disque 2 de la précédente réédition où on retrouve les b-sides de l’époque « Lady Nina » et « Freaks » ainsi que des mix alternatifs de « Kayleigh« , « Lavender » et « Heart of Lothian« … Les démos de l’album complètent ce CD. Bref au niveau audio, jusque-là rien de nouveau.

En fait la nouveauté vient des 3 disques supplémentaires : les disques 2 et 3 contiennent l’enregistrement complet du concert du 15 octobre 1985 à Utrecht (Concert où Pendragon ouvrait pour Marillion pour l’anecdote). Ces deux disques sont la première bonne surprise du coffret, car la prise de son est excellente et le mix très propre… Si on compare au désastreux live The Thieving Magpie, c’est ici qu’on tient le live ultime de la période Fish avec Misplaced Childhood joué en intégralité… C’est aussi à l’écoute de ce live qu’on se rend compte de ce que Ian Mosley a perdu en précision et finesse en 30 ans malheureusement. Bref ces deux disques sont formidables et revisitent aussi les principaux titres de Script et Fugazi, ainsi donc que l’intégralité de Misplaced avec une belle énergie.

Le 5ème disque est rempli à ras-bord et ne justifie d’être stocké sur un bluray que par la quantité de matériel qu’il contient, sans quoi un DVD aurait fait l’affaire. Tout d’abord, un motif de fâcherie : le documentaire d’une heure n’est (toujours) pas sous-titré. Autant dire que les anglophobes auront du mal à tout saisir, surtout quand c’est Fish et son accent écossais qui monopolisent le micro. En soi le documentaire est intéressant et réuni le line-up de 1985 autour du producteur Chris Kimsey pour une causerie autour de l’album. On y apprend entre autres que le label imposait « Lady Nina » en single et que le groupe a dû batailler pour sortir « Kayleigh » auquel EMI ne croyait pas…Fish y est pour une foi très lucide sur son comportement et le rapport du groupe au succès. On retrouve également les vidéos promo de l’époque, épuisées depuis des lustres (auparavant présentes sur le DVD EMI single collection). Enfin last but not least les puristes trouveront des mix 5.1 et audio HD de l’album ainsi que des b-sides. Le mix 5.1 est réalisé par Steven Wilson dont le savoir-faire en la matière n’est plus à prouver, mais personnellement je préfère les mix stéreo.  Les formats offerts sont DTS-HD et LPCM 5.1 96/24. Enfin la version stéréo définitive qui enterre le remaster qu’il soit de 1998 ou sur le premier disque de ce coffret est une version LPCM 96/24. Si vous êtes équipés pour lire ces formats, n’hésitez pas l’achat est déjà justifié.

Enfin l’objet est magnifique : livre disque relié, il offre une soixantaine de pages d’anecdotes et de photos, certaines inédites d’autres déjà publiées soit dans l’édition de 98 soit dans le bouquin de Steve Rothery. C’est un bon moyen de s’immerger à fond dans cet album mythique. Faut-il acheter cette version ? Si vous n’êtes pas fan absolu et que vous ne recherchez pas l’audio haute définition, cette version est dispensable et vous pouvez rester sur le précédent remaster. Pour les autres, entre le live de très bonne qualité, le documentaire et l’audio HD, foncez. Vu le prix c’est une affaire.

MARILLION – MISPLACED CHILDHOOD

Marillion - Misplaced Childhood (2017)

Titre : Misplaced Childhood
Artiste : Marillion

Date de sortie : 1985/2017
Pays : Angleterre
Durée : –
Label : Warner Music Group

Setlist

CD 1: Misplaced Childhood (2017 Remaster)
1. Pseudo Silk Kimono
2. Kayleigh
3. Lavender
4. Bitter Suite
5. Heart Of Lothian
6. Waterhole (Expresso Bongo)
7. Lords Of The Backstage
8. Blind Curve
9. Childhoods End?
10. White Feather

CD 2: Live at Utrecht 1985
1. Emerald Lies (intro)
2. Script For A Jester’s Tear
3. Incubus
4. Chelsea Monday
5. The Web

CD 3: Live at Utrecht 1985 (continued) « Misplaced Childhood »
1. Pseudo Silk Kimono
2. Kayleigh
3. Lavender
4. Bitter Suite
5. Heart Of Lothian
6. Waterhole (Expresso Bongo)
7. Lords Of The Backstage
8. Blind Curve
9. Childhoods End?
10. White Feather
11. Fugazi
12. Garden Party
13. Market Square Heroes

CD 4: Demos & B-Sides (2017 Remaster)
1. Lady Nina
2. Freaks
3. Kayleigh (Alternative Mix)
4. Lavender Blue
5. Heart Of Lothian
6. Lady Nina (Steven Wilson Stereo Remix)
7. Pseudo Silk Kimono (Demo)
8. Kayleigh (Demo)
9. Lavender (Demo)
10. Bitter Suite: Brief Encounter/Lost Weekend (Demo)
11. Lords Of The Backstage (Demo)
12. Blue Angel (Demo)
13. Misplaced Rendezvous (Demo)
14. Heart Of Lothian: Wide Boy/Curtain Call (Demo)
15. Waterhole (Expresso Bongo) (Demo)
16. Passing Strangers: Mylo/Perimeter Walk/Threshold (Demo)
17. Childhood’s End? (Demo)
18. White Feather (Demo)

BluRay:
Childhood Memories (Documentary 72 mins)
Misplaced Childhood – Steven Wilson 5.1 Surround Mix
Lady Nina – Steven Wilson 5.1 Surround Mix
Lady Nina – Steven Wilson Stereo Remix
Misplaced Childhood – 96/24 Stereo Remaster
Kayleigh (Promo Video)
Lavender (Promo Video)
Heart of Lothian (Promo Video)
Lady Nina (Promo Video)

Line-up

– Fish / vocals
– Steve Rothery / guitars
– Mark Kelly / keyboards
– Pete Trewavas / basses
– Ian Mosley / drums, percussion