Kiama - Sign of IV
4.3TOP 2016

Dans la longue litanie des projets où siège Rob Reed (Magenta, Kompendium, albums solo et participations diverses), Kiama est le plus récent et sans conteste le plus seventies. Avec, dans le viseur des univers tels que Led Zeppelin, Deep Purple, Queen ou Rainbow, le multi-instrumentiste donne le ton et tend le fil, ténu, d’un album équilibriste. Car les flash-backs de cet accabits, beaucoup y ont déjà songé, certains ont essayé et pas mal s’y sont cassées les incisives, canines, molaires et plus si affinités. Ok, quelques groupes ont tenu la dragée (Black Bonzo pour n’en citer qu’un), mais il faut reconnaître que l’exercice d’un revival hard-rock mélodique aussi typé n’est franchement pas chose simple. Pour limiter les risques, Reed n’a donc pas hésité à s’épauler dans le sévère : Andy Edwards (Frost*, IQ), Luke Machin (The Tangent, Maschine) et Dylan Thompson (Shadow Of The Sun, The Reasoning) sont ainsi de la partie. Également, l’enregistrement simili live de la chose dans les arcanes des studios Real World de Peter Gabriel donne une idée assez précise de l’entrain général et de la confiance affichée. Ces quatre là n’allaient donc pas jouer les amuseurs amusés.

Neuf titres pour près d’une heure de rock signature avec riffs flamboyants, soli effervescents, rythmes rougeoyants. Du mastoc. Au vert les voyants ! Alors oui, les pisse-froids argumenteront toujours sur le manque d’originalité d’un tel exercice de style. Pourquoi écouter ce qui se faisait au moins aussi bien il y a quarante ans ? Parti comme ça, le débat pourrait sucrer la quasi-totalité de la production musicale actuelle. Pinaillerie ou pas, ce Sign of IV livre un lot de sucreries acidulées (« Cold Black Heart » et sa basse volubile) qui dépasse le simple hommage nostalgique. Album épatant, il frappe fort, juste, dans le mid-tempo (« Muzzled »), le chaloupé (« Slime »), le bluesy (« I Will Make It Up To You »)… Festif à souhait (« To the Edge »), on pense à Spock’s Beard avec cette capacité à recycler sans faire dans le préfabriqué. Loin d’être un projet de plus, ou de trop, Kiama permet à Rob Reed de compléter sa collection et prouve; s’il est encore besoin, à quel point il est devenu un incontournable du genre.

KIAMA – SIGN OF IV

Kiama - Sign of IV (2016)

Titre : Sign of IV
Artiste : Kiama

Date de sortie : 2016
Pays : Angleterre
Durée : 59’23
Label : –

Setlist

01. Cold Black Heart
02. Tears
03. Muzzled
04. Slime
05. I Will Make It Up With You
06. To The Edge
07. Beautiful World
08. Slip Away
09. Free

Line-up

Andy Edwards (Batterie), Dylan Thompson (Chant), Luke Machin (Guitares), Rob Reed (Basse / Claviers)

 

A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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