Bad Dreams - Déjà Vu
4.0Note Finale

Déja Vu est le deuxième album des argentins de Bad Dreams qui fut suffisamment remarqué à sa sortie pour leur valoir une invitation à la fameuse ‘Cruise to the edge’ en février 2017. Le groupe est constitué de Gabriel Agudo (Chant et guitares), Jorge Tenesini (claviers), Alex Calvera (basses), Ariel Trifunoff (Guitares et choeurs) et de Fernando Cornejo, (Batterie). Le groupe a d’abord été pendant 10 ans un tribute-band argentin de Genesis avant de voler de ses propres ailes… et d’ouvrir pour Steve Hackett sur une des dernières tournées sud-américaines ou pour le Steve Rothery Band également. Voilà pour le pédigrée, on n’est clairement pas en présence de perdreaux de la dernière pluie. La musique proposée est dans un style néo-prog assez classique où rien ne laisse présumer de l’origine latine de la formation. On commence par “Samurai Of The Rising Sun” et son ouverture lente, presque énigmatique, truffée d’effets sonores qui introduisent des claviers et guitares qui lancent vraiment le titre en une alternance de riff rageurs et de mélodies délicates. Le chant de Gabriel Agudo entre en scène et est très convaincant et dans la technique et dans l’émotion qu’il fait passer. “Déjà Vu” est un morceau spécial qui voit un invité de marque en Steven Rothery qui se fend d’un solo magistral dans la section finale du titre. Un titre qui sonne également très early-Marillion dans la section rythmique. Beaucoup de passion dans ce titre à écouter attentivement pour en saisir toutes les subtilités : mon préféré du disque avec la patte de Rothery reconnaissable entre 1000. Le morceau suivant “Fallen” est très différent dans sa structure, moins néo, et plus complexe dans sa rythmique et sa ligne mélodique qui voit arriver des breaks entre parties électriques et acoustiques. Le morceau coule bien et c’est IQ qui vient à l’esprit ici… Ariel Trifunoff s’y fend en plus d’un solo qui montre qu’il est aussi un guitariste de classe internationale. “Song For Augusto” sonne quant à lui très progressif des seventies, avec ou ouverture de guitare qui rappelle le “Soon” de Yes, la suite évoquant plus le Floyd. Un petit intermède à la guitare acoustique (“Moonlight“) et la fin de l’album approche. “A Trick Of The Wind” dans son titre et sa construction revient au début du groupe et semble un hommage à la période Gabriel de Genesis, on croirait presque entendre (à la voix prêt) une chute de Foxtrot… L’album se termine sur une belle ballade acoustique “Frida“.

Bad Dreams fait partie de ces groupes qui pensent à la mélodie et à l’émotion suscitée par la musique avant de penser à la débauche gratuite de technique. Bien sûr on n’est pas en présence d’un disque qui révolutionne le genre, mais bon dieu qu’il est plaisant à écouter. Je regrette juste le dernier titre “Frida“, peut-être un peu mièvre en regard du reste et surtout des deux monuments que sont “Déjà Vu” et “Song For Augusto“.

BAD DREAMS – DÉJÀ VU

Bad Dreams - Déjà Vu (2016)

Titre : Déjà Vu
Artiste : Bad Dreams

Date de sortie : 2016
Pays : Argentine
Durée : 49’03
Label : Pasadisco Records

Setlist

1. Samurai Of The Rising Sun (6:20)
2. Déjà Vu (7:47)
3. Fallen (7:19)
4. Song For Augusto (8:22)
5. Moonlight (3:37) *
6. A Trick Of The Wind (4:38)
7. Frida (5:11) 

Line-up

– Gabriel Agudo / lead vocals, guitars
– Ariel Trifunoff / guitars, vocals
– Jorge Tenesini / keyboards, synthesizers, programming
– Alex Calvera / bass
– Fernando Cornejo / drums, vocals

With:
– Steve Rothery / guitar (2)

 

A propos de l'auteur

Articles similaires