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Messenger - Threnodies
4.0Note Finale
Messenger - Threnodies (2016)

Dans le trip des groupes légèrement déprimés (mais pas déprimants), Messenger fait le travail. Avec un son catchy, crunchy et anxiogène, les anglais sont au bon endroit, au bon moment. Pas de place pour rigoler. Avec Threnodies (traduire « mélopées« ), tout est sérieux et l’introductif « Calyx » ne laisse pas de doute. Entre vacillements et final percutant, l’affaire s’annonce dans une forme de pénombre musicale qui donne le temps aux mélodies de se défaire des oripeaux classique d’une pop contraignante. Sept titres, quarante six minutes de psychédélique débridé où chaque membre du quintet a mis sa patte. L’aspect euphorique rappellera évidemment les seventies de Black Sabbath (« Oracles of War »), Pink Floyd (« Nocturne »), Traffic et même les Doors (« Celestial Spheres »). Tout est bien là (même le Hammond), porté par les harmonies vocales de Kahled Lowe et Barnaby Maddick et une certaine majesté comme en témoigne le final « Crown of Ashes ». Ce mélange des genres que d’aucun qualifieront de post-rock parvient malgré tout à dépasser la recette habituelle. D’une part avec une qualité mélodique qui pétrie la mélancolie dans ses propres frissons. Ensuite parce que tous ces éléments hautement inflammables s’amalgament idéalement pour transformer une matière passéiste en quelque chose de fondamentalement moderne et prégnant.

Photo : Sam Edwards

Date de sortie : 2016
Pays : Angleterre
Durée : 49’88
Label : Inside Out

Setlist

1. Calyx (6:36)
2. Oracles of War (8:34)
3. Balearic Blue (6:34)
4. Celestial Spheres (6:09)
5. Nocturne (5:22)
6. Pareidolia (7:47)
7. Crown of Ashes (5:15)
8. Song Slowly Song (3:41)

Line-up

– Khaled Lowe / Guitars, Vocals
– Barnaby Maddick / Guitars, Vocals
– Jaime Gomez Arellano / Drums, Percussion
– Dan Knight / Guitars, Keyboards
– James Leach / Bass

 

A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre d'ailleurs (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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