Days Between Stations - In Extremis
4.0Note Finale

Days Between Stations est un secret encore (trop) bien protégé. Formation américaine montée en 2003 par le guitariste Sepand Samzadeh et le claviériste Oscar Fuentes autour d’une nouvelle de Steve Erickson pour le patronyme voyageur, leur premier album éponyme avait fait trembler les amateurs de Genesis, Spock’s Beard, Pink Floyd, Camel et Marillion. Des références à faire imploser quiconque aurait l’outrecuidance de s’y aventurer mais qui avait laissé les plus circonspects sur les rotules auditives (imaginez). Six ans plus tard, c’est avec une plâtrée d’invités remarquables (Tony Levin, Billy Sherwood, Rick Wakeman, Peter Banks, Colin Moudling) que le groupe revient autour d’un concept remontant le fil d’une histoire, de sa conclusion à sa genèse. Le tout selon l’idée que la vie qui défilerait à grande vitesse devant l’imminence de la mort. Un axe plutôt gonflé qui leur permet d’en remettre une couche côté virtuosité, production luxueuse et arrangements subtiles.

En portant leur attention sur une instrumentation plus classique, voire exotique, Days Between Stations alterne instrumentales (« No Cause For Alarm », « In Utero ») et chansons à tiroir (« Visionary ») où tout le théâtral de la chose se fond sur des axes mélodiques réussis. Les références sont là. Prégnantes mais jamais cannibales. L’énergie participe à la réussite du projet qui s’amuse à valser (« Waltz in E Minor ») avant d’en finir avec deux gros œuvres adoubant la chose pour n’importe quel amateur de rock progressif contemporain, mâtiné de seventies, assez habile pour ménager ses côtés sombres au profit d’un art consommé de l’équilibre. A ce niveau, les 21 minutes (ou presque) de « In Extremis » confirme l’image de musiciens dévergondés mais délicieusement classiques dans leur approche du genre. Un paradoxe donnant un peu de poésie à ce (très) bel album. Et ça fait du bien.

DAYS BETWEEN STATIONS – IN EXTREMIS

Days Between Stations - In Extremis (2013)

Titre : In Extremis
Artiste : Days Between Stations

Date de sortie : 2013
Pays : États-Unis
Durée : 69’33
Label : –

Setlist

1. No Cause for Alarm (Overture) (3:51)
2. In Utero (5:10)
3. Visionary (10:40)
4. Blackfoot (10:04)
5. The Man Who Died Two Times (4:11)
6. Waltz in E Minor (Dedicated to Peter Banks) (2:04)
7. Eggshell Man (11:56)
8. In Extremis (21:37)
Part I: Mass
Part II: On the Ground
Part III: A Requiem
Part IV: Writing on Water
Part V: Overland
Part VI: It Never Ends

Line-up

– Oscar Fuentes Bills / piano, synthesizers, Rhodes, Mellotron, Hammond organ, electronic percussion
– Sepand Samzadeh / guitars

with:
– Tony Levin / bass
– Billy Sherwood / drums (1, 3, 4, 5, 7 and 8), vocals (3, 5, 7 and 8)
– Peter Banks / guitar textures, 2nd lead & rhythm guitar (7 and 8)
– Matt Bradford / Dobro (3)
– Colin Moulding / lead vocals (5)
– Ali Nouri / Tar solo (7)
– Jeffery Samzadeh / sonati vocals (8)
– Rick Wakeman / Mellotron flute, minimoog solo (7)
– The Barbershop Quartet (Pat Claypool, Matt Gray, Eric Orr, David Rakita) / vocals (8)
– The Angel City Orchestra / orchestration (1, 2, 3, 6 and 8)
– Josh Humphrey / keyboard effects and textures (2), electronic drums & programming (3)
– Chris Tedesco: trumpet solo (3 and 8)

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A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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