Ayreon - The Source
4.5Note Finale

La sortie discographique d’un album d’Arjen Lucassen est toujours un grand évènement, et lorsqu’en plus c’est dans le format Ayreon, projet qu’il affectionne particulièrement, ce n’est que mieux  appréciable puisque  c’est dans cette version  que le géant hollandais a décidé d’enregistrer ses deux nouvelles galettes appelées The Source. Ce sont ainsi les premiers albums que réalise Arjen et Ayreon pour son nouveau label Mascot Group qui lui a ouvert grand ses portes. Initiateur de  très nombreux projets musicaux, Lucassen revient quoiqu’il advienne sur celui d‘Ayreon qui lui tient le plus à cœur, et après s’en être un peu détaché  avec son précédent disque The Theory Of Everything, il revient à présent sur son thème de prédilection qui est la science-fiction avec ce double concept album qui se voudrait quelque part un retour aux « sources ».

Le génial multi instrumentiste retrouve justement cette « source » d’inspiration qui lui est chère sur  ces deux disques se situant un peu dans la continuité du super album 01011001 et surtout,  quoiqu’ avec treize ans d’écart,  de son œuvre emblématique The Human Equation qui avait été déterminante et avait décidé de sa haute réputation d’homme-orchestre et de compositeur hors pair- chose qu’il a pu mettre à contribution l’an passé en permettant à  cet album de se voir  interpréter en « live » Arjen lui donna le titre The Theater Equation, ce concert fit filmé et le témoignage vidéo restituait parfaitement cet évènement. La très belle pochette de The Source représentant un personnage en position fœtale  dans son milieu aquatique, est signée par Yann Souettre, elle est en fait  la parfaite illustration d’une musique bercée  par des tourbillons  de vagues en abime. Mister Arjen aime les « space/rock opéra », c’est donc sous cette forme qu’ont été enregistrés ces deux disques dans lesquels interviennent  une playade de musicos tous plus prestigieux les uns que les autres. La contribution de ces nombreux artistes hyper talentueux donnant une plus grande ampleur à ces deux disques se voyant  d’une efficacité redoutable, pratiquement aucun temps mort  n’est à signaler, le rythme global de The Source est effréné mais paradoxalement  la cohésion de tout ce beau monde sonne parfaitement, mais il est vrai qu’elle est organisée et orchestrée de main de maitre par un Arjen Lucassen ici en état de grâce.

Toutes les influences et les styles préférés de Lucassen, en clair tout son univers musical reprend forme sur ces albums qui donnent un peu le tournis, tellement, la musique est « enlevée » et vertigineuse, elle n’offre que peu d’accalmie au cours de ces deux albums.  S’entremêlent des ambiances « celtiques » sur « All That Was »ou bien à la manière d’un « Jethro Tull » très orientalisant sur « Deathcry Of A Race« , d’autres thèmes « médiévaux  « se feront sentir sur  « Condemed To Live » ou « The Dream Dissolves« , ces deux dernières compos se rapprochant d’un des meilleurs disques d’Ayreon The Dream Sequencer. Ces univers  musicaux extrêmement variés côtoient  des climats plus « métal » et d’autres plus « prog », ce qui est une constante chez  Lucassen qui n’hésite pas une seconde à puiser dans le riche répertoire de ses prédécesseurs, son évolution musicale est permanente, et son jeu aux différents instruments frôle très souvent  la perfection. Tous les musiciens et vocalistes ici présents ne sont jamais si bons que lorsqu’ils collaborent à une œuvre d’Ayreon qui trouve en eux les partenaires idéaux pour parfaire cet « opéra rock » aux frontières du métal, qu’ est  The Source  s’inscrivant dores je et déjà comme un classique du genre, toutes périodes confondues. Arjen  en fera la démonstration sur  scène et pour la première fois avec Ayreon à Tiburg en Hollande en septembre, son public jubile déjà et  meurt d’impatience,  il y présentera à cette occasion un « best of Ayreon« , mais pas d’affolement –  c’est sold out!.

AYREON – THE SOURCE

Ayreon - The Source (2017)

Titre : The Source
Artiste : Ayreon

Date de sortie : 2017
Pays : Pays-Bas
Durée : 88’33
Label : Mascot Label Group

Setlist

CD1 (44:07)
Chronicle 1: The Frame
1. The Day That The World Breaks Down (12:32)
2. Sea Of Machines (5:08)
3. Everybody Dies (4:42)

Chronicle 2: The Aligning Of The Ten
4. Star Of Sirrah (7:03)
5. All That Was (3:36)
6. Run! Apocalypse! Run! (4:52)
7. Condemned To Live (6:14)

CD2 (44:26)
Chronicle 3: The Transmigration
1. Aquatic Race (6:46)
2. The Dream Dissolves (6:11)
3. Deathcry Of A Race (4:43)
4. Into The Ocean (4:53)

Chronicle 4: The Rebirth
5. Bay Of Dreams (4:24)
6. Planet Y Is Alive! (6:02)
7. The Source Will Flow » (4:13)
8. Journey To Forever (3:19)
9. The Human Compulsion (2:15)
10. March Of The Machines (1:40)

Line-up

– Arjen Anthony Lucassen / electric and acoustic guitars, bass guitar, mandolin, analog synthesizers, Hammond, Solina Strings
With:
– Ed Warby – drums
– Joost van den Broek (ex-After Forever) / grand and electric piano
– Ben Mathot / violin
– Maaike Peterse (Kingfisher Sky) / cello
– Jeroen Goossens (ex-Pater Moeskroen) / wind instruments
– Paul Gilbert / guitar solo
– Guthrie Govan (The Aristocrats, ex-Asia) / guitar solo
– Marcel Coenen (Sun Caged) / guitar solo
– Mark Kelly (Marillion) / synthesizer solo
– James LaBrie (Dream Theater) / vocals as The Historian
– Tommy Karevik (Kamelot, Seventh Wonder) / vocals as The Opposition Leader
– Tommy Rogers (Between the Buried and Me) / vocals as The Chemist
– Simone Simons (Epica) / vocals as The Counselor
– Nils K. Rue (Pagan’s Mind) / vocals as The Prophet
– Tobias Sammet (Edguy, Avantasia) / vocals as The Captain
– Hansi Kürsch (Blind Guardian) / vocals as The Astronomer
– Mike Mills (Toehider) / vocals as TH-1
– Russell Allen (Symphony X) / vocals as The President
– Michael Eriksen (Circus Maximus) / vocals as The Diplomat
– Floor Jansen (Nightwish) / vocals as The Biologist
– Zaher Zorgati (Myrath) / vocals as The Preacher

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany