Antimatter - The Judas Table
4.0Note Finale

Que ce soit avec Antimatter ou Sleeping Pulse, les albums de Mick Moss se suivent et se ressemblent.

Depuis que Moss est seul aux commandes d’Antimatter, le son du groupe a petit à petit changé pour être plus direct, plus centré sur les guitares qu’elles soient acoustiques ou saturées d’électricité. Ce sixième disque du ‘saddest band in the world’ est donc dans la continuité logique de Fear Of A Unique Identity paru il y a 3 ans : les ingrédients du groupe, mélancolie, spleen, dark appuyée par la voix chaude, lente et parfois déprimante de Moss sont tous présents. La parenthèse Sleeping Pulse est perceptible avec une présence renforcée des morceaux à tendance acoustique (“Little Piggy“, “Hole“, “Goodbye” ou “Comrades“, petit joyau de l’album) contrastant avec la violence désespérée à laquelle le groupe nous a habitué (“Stillborn Empires“, “Integrity“). La prédominance des tempos lents, voire très lents, de guitare acoustique ou même du violon sur “Comrades” n’a en effet pas gommé les racines profondes du groupe. Considéré comme une extension d’Anathema au début de sa carrière, Antimatter a toujours des fulgurances métal ou doom qui jaillissent de nulle part témoin le pont central de “Killer” au milieu d’un titre qui démarrait plutôt ambient, le final de “Empires Stillborn” ou encore la seconde moitié de “Can of Worms“. Une nouveauté dans le chant intéressante sur “Hole” ou Moss après un démarrage acoustique guitare/violon laisse le chant à un chœur féminin pour que le final s’envole…

Moss semble toujours aussi triste, et torturé à la fois dans son chant et sa façon de composer. Comme la plupart de ses œuvres, on évitera le traitement au prozac avant de passer à l’écoute. Ceci, admis, force est de constater que la musique de Moss est toujours aussi prenante et son écriture toujours aussi intéressante. Basé sur les relations humaines, sans toutefois être un concept, ce Judas Table, contient quelques titres très forts tels “Stillborn Empires“, toujours, sur les enfants non désirés, “The Judas Table”, sur la tromperie ou le magnifique “Black Eyed Man” qui ouvre l’album et est un nouveau monument de mélancolie, morceau typique des grands titres d’Antimatter, voix sombre sur lits de guitares et de violons… Ce Judas Table s’il ne révolutionne pas la musique d’Antimatter est un très bon disque, conforme à ce qu’on peut attendre du groupe. Peu de surprises au rendez-vous, hormis la présence discrète de vocaux féminins, mais un album dans la continuité des travaux de Moss, typique du bonhomme. Du coup on peut se demander si Moss sera capable de plus se renouveler dans le futur.

ANTIMATTER – THE JUDAS TABLE

Antimatter - The Judas Table (2015)

Titre : The Judas Table
Artiste : Antimatter

Date de sortie : 2015
Pays : Angleterre
Durée : 53’00
Label : Prophecy

Setlist

1. Black Eyed Man
2. Killer
3. Comrades
4. Stillborn Empires
5. Little Piggy
6. Hole
7. Can of Worms
8. Integrity
9. The Judas Table
10. Goodbye

Line-up

– Mick Moss – vocals, acoustic and electric guitars, ebows, keyboards, electric piano, programming, additional lead guitar (4)
With:
– Ste Hughes – bass
– Liam Edwards – drums, tabla
– Rachel Brewster – violins
– Jenny O’Connor – vocals
– Kevin Dunn (Black Eyed Man, Integrity) / lead guitar
– Glenn Bridge (Killer, Can Of Worms) / lead guitar
– Dave Hall (Comrades) / lead guitar
– Kirayel / vocals (5)

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