Après l’aventure Sound of Contact qui avait donné un fort bel album, Simon Collins (le fils de Phil mais nous n’y reviendrons pas, nous ne sommes pas une gazette) et Kelly Nordstrum se sont donc retrouvés sans Dave Kerzner bien occupé par ailleurs (Continuum, Arc of Life…) pour former eMolecule, et planter les bases d’une collaboration pour le moins détonante et foisonnante. Dès le morceau qui assoit leur patronyme, le message est lancé. Sur un peu plus de 10 minutes, « Emolecule » passe de légers arpèges aux riffs lourds (mais pas lourdingues) et menaçants tout en furetant du côté SF (on ne se refait pas) avec des passages plus atmosphériques. Référence absolue en la matière, Porcupine Tree n’est pas très loin sans toutefois écraser les choses. Mais les échos du travail de Arjen Lucassen pourront également venir titiller l’amateur. Tout cela est donc très mouvant et le morceau titre, « The Architect » poursuit l’aventure sur ce terrain de jeu, tout comme « The Turn » qui passe du piano au déferlement de métal en un claquement de doigt. C’est ici toute l’ambivalence d’un album qui s’amuse à fureter d’un côté plus mainstream, plus pop avec une écriture plus directe mais non moins efficace (« Prison Planet« , « Awaken« , « My You« ) à des distorsions soniques plus expérimentales (« Mastermind« , « The universal« ) parfois travaillées au barbelé (« Moment of Truth« , « Dosed » que l’on croirait échappé de Lightbul Sun de Porcupine Tree, on y revient). Premier album très généreux, les 70 minutes de The Architect devront s’apprécier dans la durée, ce qui permettra d’attendre la suite sans que les amateurs ne boudent leur plaisir.
ENGLISH VERSION
After the Sound of Contact adventure which had produced a very fine album, Simon Collins (Phil’s son but we won’t come back to this, we are not a gazette) and Kelly Nordstrum therefore found themselves without Dave Kerzner well occupied by elsewhere (Continuum, Arc of Life, etc.) to form eMolecule, and lay the foundations for a collaboration that is explosive and abundant to say the least. From the piece that establishes their surname, the message is launched. Over a little over 10 minutes, « Emolecule » goes from light arpeggios to heavy (but not heavy) and threatening riffs while browsing on the SF side (we don’t get over it) with more atmospheric passages. Absolute reference in the matter, Porcupine Tree is not very far without crushing things. But the echoes of the work of Arjen Lucassen will also be able to titillate the amateur. All this is therefore very moving and the title track, « The Architect » continues the adventure on this playing field, just like « The Turn » which goes from piano to metal surge in a snap of a finger. It is here all the ambivalence of an album which has fun browsing on a more mainstream, more pop side with a more direct but no less effective writing (« Prison Planet », « Awaken », « My You » ) to more experimental sonic distortions (« Mastermind », « The universal ») sometimes worked with barbed wire (« Moment of Truth », « Dosed » which one would think escaped from Lightbul Sun of Porcupine Tree, we come back to it). Very generous first album, the 70 minutes of The Architect will have to be appreciated over time, which will allow us to wait for the sequel without fans sulking their pleasure.
EMOLECULE – THE ARCHITECT

Titre : The Architect
Artiste : eMolecule
Date de sortie : 2023
Pays : États-Unis
Durée : –
Label : InsideOut
Setlist
01. Emolecule – 10:43
02. The Architect – 6:05
03. Prison Planet – 4:58
04. Mastermind – 8:39
05. Dosed – 5:07
06. The Turn – 5:56
07. Awaken – 5:09
08. Beyond Belief – 4:47
09. The Universal – 6:03
10. My You – 5:27
11. Moment of Truth – 6:56
Line-up
– Kelly Nordstrom- Chant / Guitares
– Simon Collins – Chant / Guitares / Claviers / Batterie

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