Steven Wilson - 4 1/2
4.5TOP 2016

Encore enfant, Steven Wilson se vit offrir son premier enregistreur multi-pistes par son père ingénieur ingénieux qui lui avait bricolé la chose pour l’occasion. C’est donc un gamin de 10 ans qui se mit en tête et dans les oreilles de tester ses possibilités soniques et d’envisager, dans un premier temps, devenir ingénieur du son. Mais la vie en décida autrement et notre ami, s’il finira par devenir un expert en la matière, touchera le Graal avec sa propre musique, passant de projets multiples (No-Man, Porcupine Tree, Blackfield, Bass Communion) à une carrière solo démarrée sur le tard mais sur les chapeaux de roue. Après le succès de The Raven That Refused to Sing (2013), puis la consécration venue avec Hand.Cannot.Erase (2015) considéré par beaucoup comme son magnum opus et auréolé de louanges dans la presse spécialisée et mainstream, Steven Wilson nous offre un petit cadeau en ce début de nouvelle année avec la prolongation intitulée fort justement 4 ½.

Composé de six titres sortis des sessions des deux précédents albums et d’une reprise de Porcupine Tree époque Stupid Dreams, pour une durée de plus de 37 minutes (ce qui en fait un EP grassouillet), les affaires démarrent pied au plancher avec « My Book of Regrets », véritable montagne russe sentimentale, bardée d’un riff tout droit sorti du « Time Flies » écrit pour The Incident (2009). Mais si l’évocation est là, elle reste fugace et les twists opérés sur la piste suffisent à qualifier la chose de totale réussite. La suite ne sera pas en reste avec la pièce instrumentale « Year of the Pleague » d’une délicatesse extrême alors que la plus pop « Hapiness III » défriche tout sur son passage. Joyeux, haletant, le titre emporte la mise sans forcer un talent qui éclabousse déjà.

Pour jouer toutes les palettes, on retrouve sur le pont le line-up du dernier album studio (Adam Holzman, Nick Beggs, Guthrie Govan, Marco Minnemann, Theo Travis) augmenté de Dave Kilminster, Craig Blundell et Chad Wackerman. Du beau monde capable de donner le change sur le tranchant « Vermillioncore » et de jouer à la fois jazz, cool, rock et multi fruits sur le classique revisité « Don’t Hate Me » où la voix de Ninet Tayeb revient nous charmer et nous faire chavirer pour un KO technique mérité. Ainsi, 4 ½ s’avère bien plus qu’un demi souffle. En jouant toutes ses cartes de façon aussi brillante, Steven Wilson se laisse subtilement porter par le haut de la vague. Et nous avec. Chapeau.

STEVEN WILSON – 4 1/2

Steven Wilson - 4 12 (2016)

Titre : 4 1/2
Artiste : Steven Wilson

Date de sortie : 2016
Pays : Angleterre
Durée : 37′
Label : Kscope

Setlist

1. My Book of Regrets (9.23)
2. Year of the Plague (4.15)
3. Happiness 3 (4.31)
4. Sunday Rain Sets In (3.50)
5. Vermillioncore (5.09)
6. Don’t Hate Me (9.34)

Line-up

– Steven Wilson / vocals, guitars, keyboards, bass guitar
– Guthrie Govan / lead guitar
– Nick Beggs / bass guitar
– Marco Minnemann / drums
– Adam Holzman / keyboards
– Theo Travis / saxophone, flute
– Ninet Tayeb / vocals

With:
– Craig Blundell / drums
– Chad Wackerman / drums
– Dave Kilminster / guitar

 

A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre d'ailleurs (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

  • super stevens

    Juste une précision: The Raven est sorti en 2013.

    • Oups ! C’est corrigé ! 🙂 Merci !

      • super stevens

        Pas de soucis! 😉