Lee Abraham - The Seasons Turn
4.5Note Finale

Le nouvel album de Lee Abraham The Seasons Turn ne quitte pas ma platine depuis que j’en ai fait l’acquisition. C’est bien là  un signe me direz-vous, mais  très certainement, car cet album me procure un bonheur intense et indéfinissable à chaque écoute. Je connaissais bien Lee Abraham, car ce multi instrumentiste et ex bassiste du groupe Gallahad avait déjà sorti quatre très bons albums en solo qui m’avaient vraiment  emballé,  et le dernier en date Distant Days donnait un vague aperçu de ce qui nous attendait avec ce nouvel opus –  qui lui est bien plus riche à mon sens et très proche au niveau des vocaux des Moody Blues, cet excellent combo des seventies qu’on a eu  un peu tendance à oublier, voire à sous-estimer.

La belle pochette hivernale dans les tons violet nous laisse déjà supposer que mister Abraham va nous cajoler durant cette petite heure, et effectivement on se sent glisser vers une sorte de « nirvana » auditif dont on a du mal à s’extirper. Abraham s’appuie sur de solides bases en débutant cet album par le titre éponyme frisant les vingt-cinq minutes,  cette magnifique compo donnant le ton à un superbe album, hyper mélodique et qui est tout dédié comme il se doit au mouvement des saisons. Et comme sur son précédent opus Abraham s’est entouré d’une belle équipe de musiciens issus de la scène « néoprog », tous assez talentueux et  qui ont bien contribué à la réussite de cet album tout en finesse.

Comme autre point d’ancrage, Abraham avec son The Seasons Turn reprend un peu l’esprit musical  et les mêmes codes qu’un Alan Parsons Project, toutes proportions gardées, mais comme lui,  Abraham renoue magnifiquement avec « la mélodie » au sens noble du terme, flattant de fait notre orgueil de mélomane. Ces belles nappes de synthés doublées de mellotron viennent étayer et agrémenter les cinq morceaux présents sur ce disque, sans oublier les parties de six cordes d’un dénommé Harrison (tiens, comme c’est bizarre !  Non ?). Ce sont à coup sûr le premier titre « The Seasons Turn »  ainsi que le titre final « The Unknown », lui un peu plus « enlevé », qui tous deux emporteront la palme de cet album addictif au plus haut point.

Avec The Seasons Turn , Abraham fait la démonstration d’une « force tranquille » et néanmoins redoutable par son efficacité mélodique, qui fait la nique à bon nombre de musiciens contemporains. Et rien que pour ces deux titres, le dernier Abraham vaut le détour et ne pourra que ravir et enchanter les amoureux de « vraie » musique, celle qui est intemporelle et indémodable, faisant fi de tous les hit-parades, mais touchant au plus près nos cœurs, et comme chantait jadis le bon Fish dans notre belle langue « J’entends ton cœur ».

LEE ABRAHAM – THE SEASONS TURN

Lee Abraham - The Seasons End (2016)

Titre : The Seasons Turns
Artiste : Lee Abraham

Date de sortie : 2016
Pays : Angleterre
Durée : 59′
Label : Festival Music

Setlist

1. The Seasons Turn
2. Live For Today
3. Harbour Lights
4. Say Your Name Aloud
5. The Unknown

Line-up

– Lee Abraham / guitars, keyboards, backing vocals
– Christopher Harrison / guitars, backing vocals
– Alistair Begg / bass, Chapman stick
– Rob Arnold / piano, keyboards
– Gerald Mulligan (Credo) / drums
With:
– Dec Burke (Darwin’s Radio, Frost*, Audioplastik) / vocals, guitars
– Marc Atkinson (Riversea, Nine Stones Close, Mandalaband) / vocals
– Mark Colton (Credo) / vocals
– Simon Godfrey (Tinyfish, Shineback) / vocals
– Martin Orford (Jadis, IQ) / flute
– Simon Nixon / guitars
– David Vear / saxophone
– Robin Armstrong (Cosmograf) / backing vocals

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany