Bjørn Riis - Forever Comes to an End
4.5Note Finale

Le créateur et leader de l’excellent du combo norvégien Airbag revient avec un deuxième album solo Forever Comes to an end, et après une bonne dizaine d’écoutes répétées, je peux affirmer qu’il est aussi bon que son premier effort discographique Lullabies in a car crash, et c’est peu dire. Comme sur son premier album Bøjrn  Riis s’est adjoint la contribution du  batteur de son groupe Henrik Fossum pour réaliser cet album qui se place d’emblée bien au-dessus des (trop?) nombreuses productions récentes. Bjørn Riis dispose de grandes qualités de guitariste qui sont, il est vrai largement inspirées de mister Gilmour, dont Riis s’est beaucoup nourri. Le guitariste compositeur et également chanteur, aussi bien avec son groupe Airbag, qu’ici en solo, a créé un univers musical à part entière, et met tout son talent  à contribution simultanément sur ses deux projets.

Le titre éponyme ouvrant l’album est à lui seul un condensé de toute l’œuvre de Riis, ce rythme appuyé et entêtant, déployé sur ce titre donne toute l’ampleur à cet album totalement réussi de bout en bout et dans son ensemble dégageant beaucoup de sérénité. Les choses s’apaisent un peu sur le magnifique deuxième titre court et instrumental “Absence”, introduisant le très “floydien“The Waves”, sur lequel la guitare et la voix de Riis se Gilmourisent à souhait, tout en optant pour un relief un peu plus contemporain qui n’enlève rien à la richesse de cette musique.

Mais Riis  ne s’en tient pas à ces seules influences, on pourra évoquer aussi des claviers proches de ceux d‘Archive sur “Getaway“, d’ailleurs cette compo est sans aucun doute la plus fouillée et la plus progressive de ce disque. Après ça retour au “Calm”, puisque c’est le titre du cinquième morceau, tout en douceur introduit par de jolies notes de piano de Simen Valldal Johannessen. C’est très certainement le sixième morceau “Winter” qui  est la pièce maîtresse de cet album, cette compo se situe dans une veine très Wilsonnienne, dans ce qu’elle a de meilleur, elle fait référence à  l’album de Porcupine Tree The Sky Moves Sideway et ce sur plus de dix minutes, en cela la boucle est bouclée, le tout  créant  un ensemble homogène avec le FloydBjørn Riis conclue ce disque avec un titre encore dans ce tempo mi lent qui lui est cher et ce “Where are You Now” est marqué par un démarrage par un piano lorgnant du côté d’Anathema, que de belles références, me direz-vous, et qu’on peut mettre à l’actif  de  Bjørn Riis.

On se doit de dire que ce musicien  qui signe ici  avec Forever Comes to an end un  très bel album, est très loin d’être dans le plagiat, la musique de Bjørn Riis. est inventive et résolument tournée vers l’avenir, les influences précitées n’engagent que l’auteur de ces lignes, et sont très certainement involontaires, ce  dernier opus solo  nous faisant saliver en attendant  impatiemment un nouveau Airbag, qui espérons-le, ne tardera pas trop.

BJØRN RIIS – FOREVER COMES TO AN END

Bjørn Riis - Forever Comes to an End (2017)

Titre : Forever Comes to an End
Artiste : Bjørn Riis

Date de sortie : 2017
Pays : Norvège
Durée : 49′
Label : Karisma Records

Setlist

1. Forever Comes to an End
2. Absence
3. The Waves
4. Getaway
5. Calm
6. Winter
7. Where are You Now

Line-up

– Bjørn Riis (Airbag) / guitar, vocals, producer

With:
– Sichelle Mcmeo Aksum / vocals
– Asle Tostrup / programming
– Simen Valldal Johannessen (OAK) / piano
– Henrik Fossum (Airbag) / drums, percussion

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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