The Mars Volta - Noctourniquet
3.5Note Finale

Planquez-vous ! Les déglingués sont de retour ! Cedric Bixler-Zavala (chanteur estampillé fêlé) et Omar Rodríguez-López (guitariste placardé azimuté qui dégage ses collaborateurs comme on jette ses mouchoirs) déboulent une dernière fois avec un Noctourniquet qui ne déroge pas d’un iota au style de la maison bien que ce deux-là se fendent furieusement la gueule à changer leur fusil d’épaule, abandonnant le zeppelinesque Octahedron (2009) à l’histoire. Si les rythmiques flinguent à tout va, puisant dans le contre temps de quoi alimenter les textures souvent dissonantes qu’elles accompagnent, le canevas des treize camisoles soniques proposées se font plus ramassées, abandonnant au passage toute velléité pour les fresques d’entant (« Cygnus Vismund Cygnus » sur Frances the Mute, 2005).

Déjà plus accessible sur l’album précédent, la musique de The Mars Volta tente une nouvelle fois d’apaiser les ardeurs du duo survolté. Évidemment, on reste en terrain miné : mélodies virtuoses, production voltigeuse, tiroirs plein de surprises, de brisures et de cassures. Le versant psychédélique n’est pas oublié (« In Absentia »). Il déborde sur la pochette réalisée par Sonny Kay (remplaçant de Jeff Jordan) et colle aux compositions des aspérités à glacer le sang.

Composé dans la foulée d’Octahedron sans la présence du claviériste Ikey Owens, du batteur furieux Thomas Pridgen (remplacé par Deantoni Parks) et du guitariste John Frusciante (Red Hot Chili Peppers), l’album a pris le temps de grandir. Autour de texte toujours profondément obscures (traductions inutiles) qui continueront de fasciner et d’intriguer les amateurs. Avec ses textures plus électroniques et un peu plus de cohérence à l’arrivée, il pourra tout aussi bien être jugé comme le meilleur album du groupe ou le pire selon son assise. En l’état, il faut lui reconnaître que le simple pouvoir d’attraction et de répulsion qu’il parvient à provoquer. En bref, la fascination exercée par The Mars Volta demeure intacte malgré la dissolution du groupe l’année suivante.

THE MARS VOLTA – NOCTOURNIQUET

The Mars Volta - Noctourniquet (2012)

Titre : The Mars Volta
Artiste : Noctourniquet

Date de sortie : 2012
Pays : États-Unis
Durée : 64’31
Label : Warner

Setlist

1. The Whip Hand (4:49)
2. Aegis (5:11)
3. Dyslexicon (4:22)
4. Empty Vessels Make the Loudest Sound (6:43)
5. The Malkin Jewel (4:44)
6. Lapochka (4:16)
7. In Absentia (7:26)
8. Imago (3:58)
9. Molochwalker (3:33)
10. Trinkets Pale of Moon (4:25)
11. Vedamalady (3:54)
12. Noctourniquet (5:39)
13. Zed and Two Naughts (5:36)

Line-up

– Omar Rodriguez-Lopez / guitars
– Cedric Bixler-Zavala / vocals
– Juan Alderete / bass
– Marcel Rodriguez-Lopez / keyboards, synths
– Deantoni Parks / drums
– Lars Stalfors / synths

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A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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