Stream Of Passion + Guests
O’Sullivans Backstage – Paris
Dimanche 6 décembre 2015

C’est une très belle soirée de “hard mélodique” qui nous était proposée au pub O’Sullivans à Paris qui accueillait pour l’occasion en vedette  Stream Of Passion cet excellent groupe hollandais dont la chanteuse – la belle mexicaine Marcela Bovio est à elle seule la grande ambassadrice. Décidément, après Nightwish  qui jouait dix jours plus tôt à l’Accord Hôtel Arena (ex Bercy), cette fin d’année aura été bien prolifique dans le style “hard au féminin“, bien qu’ au l’O’Sullivan nous soyons dans la quasi confidentialité (peut être deux cent personnes) par rapport au gigantisme de ces “méga” concerts.

A contrario, on pourra noter que le pub O’Sullivans est un endroit très convivial et fort agréable où l’on peut boire un verre décontracté, la salle de concert se trouvant au fond, cela est bien pratique à bien des égards. La thématique de cet évènement voulait que les quatre formations présentes jouant ce soir là devraient proposer une chanteuse à leur tête, elles ne dérogeaient donc  pas à la règle, mais  malheureusement les choses paraissaient  très mal commencer. Pourtant l’affiche, qui sur le papier semblait fort  alléchante, débutait mollement avec  Evalvent, un combo français, tout comme les deux groupes suivant d’ailleurs – rien chez eux ne pouvait attirer l’attention, on attendait la suite des évènements. Elyose arriva sur scène et ce fut  là encore une débâcle, il est évident que cela ne suffit pas de jouer une musique accrocheuse, d’avoir de belles guitares et avoir en avant une jolie nana pour recueillir tous les suffrages, il leur maquait ce petit truc qui fait la différence. On reprit un peu espoir lorsque Asylum Pyre déboula sur les planches, là on sentit un léger frémissement dans la salle,  on remarqua chez eux un certain professionnalisme, il faut préciser qu’ils ont déjà trois albums à leur actif. Leur chanteuse avait un bonne présence, donnant le meilleur d’elle même , elle se mit plus ou moins le public dans la poche, ils laisseront au final un beau souvenir à tous ceux qui les ont découvert ce dimanche de décembre. Pour ce qui nous concerne aujourd’hui, voici une petite piqûre de rappel pour les non aficionados de SOP, car  ce fut le multi instrumentaliste Arjen Lucassen qui lança le groupe en 2005, accompagné de Marcela Bovio au chant et au violon, (il est  sûr qu’il avait vu juste) et après trois années passées ensemble, c’est une toute autre formation (excepté Marcela) qui prenait le relais, réalisant trois albums studio, c’est donc ce groupe qui se présentait à nous ce dimanche en question.

Enfin, après un bon moment d’attente, les quatre musicos de Stream Of Passion prirent possession des lieux, suivis de près par la merveilleuse Marcela Bovio, qui dès qu’elle empoigna le micro, nous envoûta et ne nous lâchera plus tout au long du set. Ce petit bout de femme (sa taille ne doit pas dépasser les 1m 60), vêtue de noir et juchée sur des talons aiguille, démontrera aux plus sceptiques, qu’elle est une grande “dame” du “métal mélodique” dans la lignée des Tarja, Floor Jansen, Sharon Del Adel, Simone Simons, Anette Olzon et autres divas du genre. On pourrait citer aussi la talentueuse Anneke Van Giersbergen avec qui Marcela a une réelle filiation, il faut dire que les deux chanteuses ont collaboré avec Lucassen, c’est de fait  loin d’être un hasard

Et dès que le concert commença, on s’aperçut du changement radical de classe comparativement aux  groupes précédents, les trois guitaristes déchiraient vachement, et Marcela entraînait  ses acolytes pour un show des plus  torrides. Mais bien que les musiciens soient d’une efficacité redoutable, il semblait étrange que se soit  en direction  de Marcela que les regards devaient se porter, c’est elle qui portait le groupe à bout de bras; elle en est quelque part l’égérie et  d’ailleurs sans le vouloir vraiment – la chanteuse disposant d’ une telle personnalité, qui dépasse à coup sûr le cadre imposé.   Le groupe put dérouler à l’aise ses compos, ouvrant le set par “Monster” tiré de leur dernier opus studio “A War Of Our Own” , suivra ensuite un florilège d’anciens et de nouveaux morceaux qui figureront très certainement sur leur prochain disque. Marcela menant la danse, devait s’adresser à plusieurs reprises au public et souvent en français, elle remercia aussi les personnes qui s’étaient déplacées après ce qui s’était passé à Paris. La grâce et le charisme de la chanteuse fera “mouche” une fois de plus, et lorsqu’elle prit son violon sur deux titres, le public exulta, se vouant corps et âme à sa cause –  plus que légitime il faut bien le dire. La durée du concert de Stream Of Passion sera somme toute assez brève, car il ne devaient jouer qu’ une heure et quart en tout ce soir là, rappels compris, supprimant un morceau au passage, on ne sut pas trop pourquoi.

En résumé, les cinq membres donnèrent une super prestation et bien qu’elle fut trop courte, elle laissa le public comblé, médusé et ravi, c’est tout du moins l’impression que cela donnait. Les lumières une fois rallumées, Marcela devait descendre dans la salle pour y signer des autographes et poser pour les photos traditionnelles, et cela en toute simplicité. Après être sortis de la salle et lorsqu’on arpentait les trottoirs du boulevards de Clichy, les douces volutes sonores de Marcela glissaient encore en nous – mais nous lui avions dit en la quittant dans sa langue maternelle  avant de la quitter “Asta luego la rossa“.

Setlist :

Monster
Awooo
The Curse
Collide
In The End
My Leader
Wherever You Are
Now Or Never
Don’t Let Go
Street Spirit (Radiohead cover)
Haunted

Rappels :
I Have A Right ( Sonata Artica cover)
Ten

Line-up :

Marcela Bovio / vocals, violin
Martijn Peters / drums
Johan van Stratum / bass
Eric Hazebroek / rhythm guitars
Stephan Schultz / lead guitars
Jeffrey Revet / keyboards

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A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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