Amplifier - Echo Street
4.0Note Finale

Amplifier se devait d’assurer la baraque ! Après le succès critique et public de leur double opus tentaculaire The Octopus (2010), et leur signature médiatisée avec le label à la mode KScope, ce quatrième album semblait condamné, ou presque, à l’option habituelle « attendu au tournant » émise par les traders mélomaniaques. Or, à entendre les mélodies chaudes (« Paris in the Spring »), les rythmiques diaboliques (« The Wheel ») et ces montées en puissance charbonneuses (« Matmos ») on se dit que, décidément, ces anglais sont tombés dedans quand ils étaient petits !

En ramassant les miettes de feu Oceansize avec l’arrivée de Steve Durose, le groupe déploie une fois encore son arsenal musical, avec une capacité à porter le charbon au rougeoyant (« Where The River Goes »), le tout produit avec maestria par Chris Sheldon (Biffy Clyro, Foo Fighters, Garbage). Le son déployé est limpide, vibrant et flirte avec les seventiesBetween Today & Yesterday ») en lui injectant une bonne dose de post-rock dans les dents, avec des guitares patibulaires, mais presque, symptomatiques d’un genre qui veut faire frémir, dresser les poils, captiver par l’instinct du furibard momentané. Car Amplifier est tout sauf un groupe de gueulards décomplexés. Son romantisme dramatique laisse deviner le spleen et les fêlures d’une musique qui sait étreindre sans jamais éteindre la flamme entrevue.

Photo : Sam Ryley

AMPLIFIER – ECHO STREET

Amplifier - Echo Street (2013)

Titre : Echo Street
Artiste : Amplifier

Date de sortie : 2013
Pays : Angleterre
Durée : 60’47
Label : KScope

Setlist

1. Matmos (8:12)
2. The Wheel (7:10)
3. Extra Vehicular (12:11)
4. Where the River Goes (6:33)
5. Paris in the Spring (8:34)
6. Between Today and Yesterday (4:55)
7. Echo Street (5:56)
8. Mary Rose (7:16)

Line-up

– Sel Balamir / guitar, vocals
– Matt Brobin / drums
– Steve Durose / guitar, vocals
– Alexander “Magnum” Redhead / bass

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A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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