Toxic Smile - Farewell
4.5Note Finale

Le format de ce nouvel album de Toxic Smile Farewell est atypique, car il ne comprend qu’un seul et unique morceau de près de quarante-deux minutes. En effet “Farewell” est donc le nom de cette longue pièce servant de titre  à cet opus qui tient bon la distance malgré sa durée quelque peu excessive. Ce projet fou consistant à remplir l’intégralité d’un album, pouvait sembler démesuré et d’autres musiciens s’y étaient essayés jadis, on s’en souvient mais avec cependant plus ou moins de réussite. Mais c’est très certainement le génial Mike Oldfield (dont le dernier album se fait attendre) qui avait fait très fort en réalisant Amarok en 1990 (qui a d’ailleurs donné son nom au site que vous avez sous les yeux, et que nous espérons vous appréciez) qui lui ne contenait  aussi qu’un seul et unique  titre mais avec plus de soixante minutes grandioses.

La musique jouée sur ce disque de Toxic Smile possède peu de choses en commun avec celle d’Oldfield si ce n’est sa durée, mais le côté ambitieux de ce projet similaire prête à un grand respect. On doit dire que la réussite est totale pour ce huitième album du groupe allemand qui réussit là un tour de force, cet exercice de style confine au miracle car on ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de cette œuvre hors normes. La musique de Toxic Smile se veut une suite logique de l’école allemande initiée par Tangerine Dream (entre autres) mais dans une version chantée en un peu plus symphonique, en cela les climats que créent Toxic Smile se rapprocheraient éventuellement plus de ceux de leurs compatriotes  d’Eloy.

Les quarante-deux minutes de Farewell s’avalent d’un trait, nous laissant un délicieux goût dans les oreilles.et une impression d’aboutissement musical. Cette “prog” fortement inspirée et de surcroit complexe dans sa mélodicité se contente d’être un merveilleux remède à nos divers maux. En ce sens Toxic Smile nous délivre un super message d’espoir, quant à la bonne santé d’un genre pas vraiment jeune mais qui se porte à merveille. Il faut espérer qu’avec Farewell, les teutons rentrent enfin dans la cour des grands, ils le méritent parfaitement, cette démonstration de force ne peut que nous convaincre ‘écouter leur travail et de leur  accorder toutes nos faveurs.

Par conséquent ce “sourire musical” n’est vraiment pas “toxique” bien au contraire, il nous transmet une forme d’épanouissement corporel doublé d’un bien être constant, une écoute approfondie peut même découler sur une certaine jouissance, c’est vous dire !. A présent il ne reste plus qu’à nous remémorer leurs œuvres antérieures, car Toxic Smile nous avait déjà gâté en enregistrant sept albums auxquels il faudra sans doute accorder un peu plus d’attention.

TOXIC SMILE – FAREWELL

Toxic Smile - Farewell (2015)

Titre : Farewell
Artiste : Toxic Smile

Date de sortie : 2015
Pays : Allemagne
Durée : 42’11
Label : Progressive promotion records

Setlist

1. Farewell (42:11)

Line-up

– Marek Arnold / keyboards, saxophone
– Larry B. / vocals
– Uwe Reinholz / guitar
– Robert Brenner / bass
– Robert Eisfeldt / drums, percussion, backing vocals

guests:
– Cornelia Pfeil / violin
– Angelika Grünert / violin
– Susanne Goerlich / viola
– Uta Schröder / violoncello
– Martin Schnella / backing vocals

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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