Tim Bowness - Stupid Things That Mean The World
4.0Note Finale

Stupid Things That Mean The World est un album atmosphérique. Évidemment. Quand le codétenteur de l’univers de No-Man se la joue en solo, c’est rarement pour gravir des montagnes de riffs ruisselants de lave. En succédant à l’hypnotique Abandoned Dancehall Dreams (2014), ce nouveau voyage en reprend la suite dans sa logique la plus vaporeuse (« The Great Electric Teenage Dream »). Pourtant, qualque chose vient s’ajouter à ces ambiances délicates, pleine de spleen, de mélancolie diffuse. Une forme de torsion post-rock qui convoque quelques guitares saturées au détour de mélodies toujours aussi captivantes (« Press Reset », bien speedé). Peu à peu, c’est bel et bien à une torsion de l’espace-temps de Tim Bowness que nous assistons.

On est d’accord, Stupid Things That Mean The World retrouve la noirceur classieuse habituelle avec « Soft William », « All These Escapes » et « Sing to Me » qui n’est autre qu’une version retravaillée de « Best Boy Electric », titre élaboré durant les sessions du Wild Opera de No-Man, il y a déjà 20 ans. Mais il se projette également dans l’americana cinégénique (« Know That You Were Loved »), joue de la superbe instrumentale (« Everything But You ») et n’hésite pas à faire court (de 1’12 à 6’44) quitte à flirter avec la frustration de promesses en attente.

Surtout, l’apport d’invités tels que Bruce Soord (The Pineapple Thief), Colin Edwin (Porcupine Tree), Andrew Keeling, Phil Manzarena et Pat Mastelotto (King Crimson) permet à Tim Bowness d’approfondir un univers musical déjà très riche, d’élargir sa palette et de nous proposer son album le plus diversifié, le plus ouvert. Ce faisant, quand Abandoned Dancehall Dreams  nous plaçait au milieu du pont, Stupid Things That Mean The World offre un ticket pour une très belle traversée.

TIM BOWNESS – STUPID THINGS THAT MEAN THE WORLD

Tim Bowness - Stupid Things That Mean The World (2015)

Titre : Stupid Things That Mean The World
Artiste : Tim Bowness

Date de sortie : 2015
Pays : Angleterre
Durée : 42’10
Label : Kscope

Setlist

1. The Great Electric Teenage Dream (3.58)
2. Sing To Me (5.46)
3. Where You’ve Always Been (4.07)
4. Stupid Things That Mean The World (3.05)
5. Know That You Were Loved (6.44)
6. Press Reset (3.54)
7. All These Escapes (3.06)
8. Everything You’re Not (3.40)
9. Everything But You (1.12)
10. Soft William (1.40)
11. At The End Of The Holiday (4.58)

CD2 – Stupid Things That Meant The World (17:49)

1. Stupid Things That Mean The World (Alternate) (Nick Magnus mix) (3.09)
2. Best Boy Electric (Sing To Me) (1994 No-Man demo) (Steven Wilson mix) (1.58)
3. Know That You Were Loved (Alternate, David Rhodes ‘electric version’) (Stephen Bennett mix) (6.29)
4. I Still Miss You (Stupid Things That Mean The World, UXB ‘Ambient’ Mix) (6.13)

Line-up

– Tim Bowness / vocals, keyboards, guitar, programming
With:
– Stephen Bennett / keyboards, programming, choir arrangement
– Andrew Keeling / string arrangements
– Michael Bearpark / guitar, guitar solos
– Colin Edwin / fretless bass, double bass
– Peter Hammill / instruments, vocals
– Phil Manzanera / guitar, vocals, keyboards
– Pat Mastelotto / drums
– Anna Phoebe / violin
– David Rhodes / guitar
– Rhys Marsh / instruments

VOTRE AVIS :

A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

Articles similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.