Tiger Moth Tales - The Depths Of Winter
4.5Note Finale

Depuis un premier album (Cocoon) prometteur, et un second …déroutant (Storytellers), Pete Jones, l’homme à tout faire derrière Tiger Moth Tales a été recruté par Andy Latimer pour occuper le poste de clavier laissé vacant par le regretté Guy Leblanc dans Camel. Il est indéniable que cette collaboration a eu un impact fort sur la musique créée par Pete Jones sur cet album, tant elle transpire le feeling et l’émotion que Camel peut apporter. C’est particulièrement flagrant sur les soli de guitares (“Exposure“) où Pete Jones (j’ai oublié de vous dire qu’il assurait TOUS les instruments et le chant) a vraiment puisé son inspiration dans le jeu de Latimer. Comme sur les précédents albums, la batterie programmée sonne un peu artificielle et c’est bien là le seul détail qu’on pourra reprocher à cet album. Camel n’est certainement pas le seul groupe qui a influencé Jones. On retrouve parsemé sur l’ensemble de l’album un esprit Genesis (période 72 – 77) ainsi que des orchestrations et arrangements luxuriants avec cordes et vents (“Winter Maker“) digne des meilleures productions des dernier Big Big Train. Voilà ce qui synthétise le mieux à mon sens ce disque, un rock progressif très typé anglais, pastoral, quelque part entre Genesis (le très Hackett-ien instrumental “Sleigh Ride“), Big Big Train (“The Ballad Of Longshank John“) et Camel.

The Ballad of Longshanks John” et “The Tears Of Frigga” ont été co-écrites avec Jamie Ambler, un ami de Peter qui le rejoint également au chant pour des parties de chant doublées du plus bel effet. Un autre invité, Luke Machin, pose un solo étincelant sur “Winter Maker“.  L’esprit du meilleur (à mon gout) de Genesis plane sur quelques morceaux : “Migration” aurait sans rougir sa place sur A Trick Of The Tail et les superbes “Winter Maker” ou encore “Hygge” où la voix de Jones se fait gabriel-ienne en diable nous ramènent en 73, au moment de Selling England avec des veloutes d’arpèges de 12 cordes et des lentes montées vers un final symphonique où la guitare vous fera hérisser le poil de bonheur (“Hyyge“).  Restreindre l’album à une copie même quasi-parfaite de Genesis serait réducteur. Tiger Moth Tales sait aussi imposer son style, avec des arrangements orchestraux chaleureux (“Take The Memory“), et il flotte sur l’ensemble de l’album une mélancolie qui colle au thème de l’hiver, et en même temps paradoxalement une chaleur émane de la voix de Jones.

Avec ce disque Tiger Moth Tales réussit un album d’une beauté classique, conjuguant ses influences progressives avec une écriture personnelle et une sensibilité qui transpire de chaque note.

TIGER MOTH TALES – THE DEPHTS OF WINTER

Tiger Moth Tales - The Depths Of Winter (2017)

Titre : The Depths Of Winter
Artiste : Tiger Moth Tales

Date de sortie : 2017
Pays : Angleterre
Durée : 71’07
Label : White Knight Records

Setlist

1. Winter is Coming (0:31)
2. Winter Maker (10:50)
3. Exposure (13:34)
4. The Ballad of Longshanks John (6:58)
5. Migration (2:58)
6. Take the Memory (7:10)
7. Sleigh Ride (6:40)
8. The Tears of Frigga (11:42)
9. Hygge (9:12)
10. Winter’s End (1:32)

Line-up

– Peter Jones / vocals, keyboards, drum programming, guitars, clarinet, recorder, ukulele, percussion, composer & producer

With:
– Jamie Ambler / voice (4,8)
– Luke Machin / lead guitar (2)
– Emma Friend / flute (1,2,7)
– Steve Bottomley / bass brass (2)
– Andy Baldwin / euphonium (2)
– Sara Baldwin / flugelhorn (2)
– Mark Wardle / flugelhorn (2-4), brass arranger & conductor
– Sarah Wardle / tenor horn (2)
– Joe Heartfield / tenor trombone (2)

 

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