This Winter Machine - The Man Who Never Was
3.0Note Finale

Voici le premier album d’un tout nouveau groupe anglais (oui un de plus) nommé This Winter Machine et ils ont appelé ce disque The Man Who Never Was. On rentre de suite dans le vif du sujet par le  morceau éponyme de plus de seize minutes qui donne le ton global à cet album singulièrement axé dans un « néo prog » du meilleur jus. Tout ce que l’on peut aimer dans le style se voit ici réapproprier par ce nouveau combo qui tire ses influences des meilleurs groupes du genre précité qu’ils ont dû écouter à souhait, notamment Marilion dont  les accords rotheriens quasi copiés collés à la fin de ce premier long morceau en témoignent largement.

Les cinq compos présentes sur The Man Who Never Was ont aussi une durée assez longue et représentent sur une cinquantaine de minutes  l’album « type » du « néo prog » dans toute sa splendeur. La très belle pochette de cet album étant le parfait reflet de leur patronyme, This Winter Machine édite de fait  une musique en parfaite adéquation avec l’univers hivernal que décrit celle-ci, par cela il faut y entendre des climats empreints de nostalgie et très mélodieux dans leur ensemble.

This Winter Machine est mené par un chanteur Al Wynter (coïncidence ou pas?) au timbre assez intéressant sans pour autant être original, il est bien calibré pour ce genre d’aventure musicale. Le quintet évolue néanmoins en terrain connu, ne prenant pas vraiment de risque, ils nous délivrent leurs cinq compos sans grandes fioritures mais malgré tout assez efficaces dans leur élaboration. On pensera beaucoup aussi à IQ qui a certainement marqué le groupe, mais c’est un peu normal, leurs racines musicales sont identiques, comme eux This Winter Machine déploie  ses compositions de manière alambiquée et très mélodique. Le petit bémol que l’on se doit de sentir sur ce disque vient du guitariste Gary Jevon dont le jeu est assez « light » et dénote un peu su le reste des musicos,  il parait très « scolaire », mais on peut mettre cela sur le compte d’un certain manque de pratique pouvant découler sur une sorte d’amateurisme.

Hormis ce léger petit détail, on retiendra un bon coup d’essai avec ce The Man Who Never Was, qui est un  bon premier effort de  This Winter Machine et souhaitons-le, que le début d’une future carrière qu’on espère florissante.

THE WINTER MACHINE – THE MAN WHO NEVER WAS

This Winter Machine - The Man Who Never Was (2017)

Titre : The Man Who Never Was
Artiste : The Winter Machine

Date de sortie : 2017
Pays : Angleterre
Durée : 49′
Label : Progressive Gears Records

Setlist

1. The Man Who Never Was (16:05) :
– a) Asleep
– b) Dreaming
– c) Snow
– d) Awake
2. The Wheel (9:28)
3. Lullaby (Interrupted) (4:53)
4. After Tomorrow Comes (7:58)
5. Fractured (10:26)

Line-up

– Al Wynter / vocals
– Gary Jevon / guitars
– Mark Numan / keyboards,backing vocals
– Peter Priestly / bass
– Marcus Murray / drums

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

  • Klone

    Moyenne? C’est un peu dur si vous me le demandez. Ce premier album est une chose de beauté.