The Jelly Jam - Prophet|Profit
3.5Note Finale
The Jelly Jam - Prophet Profit (2016)

Les super-groupes sont capables du meilleur (Transatlantic) comme du pire (resstons pudiques). Au début du millénaire, The Jelly Jam (suite du projet Platypus sans Derek Sherinian cette fois) se situait entre deux eaux. Avec deux albums (2002 et 2004) solides mais guère transcendants, le trio formé de Ty Tabor (King’s X), Rod Morgenstein (Dixie Dregs) et John Myung (Dream Theater) jouaient la récréation luxueuse. Un troisième opus sortit très confidentiellement (Shall We Descend, 2011) ne changea pas la donne et Prophet Profit, nouvel opus proposé, ne déroge pas non plus à la règle. Même en jouant sur le concept du « prophète » (en gros, une lutte entre le progrès et le travail à tout prix sans penser aux conséquences pour le futur) que l’on suit ici comme un héros destiné à sauver le monde et ouvrir les yeux (c’est une image) de ceux qui ne voient pas. Bref, pour tapisser cet univers musical sur un tel trip, le parti pris d’un rock heavy metal plein de petites choses étonnantes, reste une idée à creuser. On pense à Shadow Gallery évidemment. Inutile de préciser que la section rythmique pétarade dur (Myung et Morgenstein décapent sévère), les sections instrumentales sont assurées de mains de maîtres. On sera par contre un poil plus dubitatif sur les effets secondaires provoqués par cet album bien fait sur tous les points mais qui ne transporte pas aussi loin que la promesse du trio pouvait nous le laisser espérer.

Date de sortie : 2016
Pays : États-Unis
Durée : 46’05
Label : Music Theories Recordings

Setlist

1. Care
2. Stain On The Sun
3. Water
4. Stop
5. Perfect Lines (Flyin’)
6. Mr. Man
7. Memphis
8. Ghost Town
9. Heaven
10. Permanent Hold
11. Fallen
12. Strong Belief

Line-up

– Ty Tabor / guitar, keyboards, and vocals
– Rod Morgenstein / drums and keyboards
– John Myung / bass, moog, and chapman stick

 

A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre d'ailleurs (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?