The Enid - Invicta
3.3Note Finale
The Enid - Invicta (2012)

Ce qu’il y a de bien avec The Enid, c’est qu’après quarante piges (ou presque) de bons et loyaux (et pas longs et boyaux) services, on risque de retrouver sur leur chemin quelques fans hardcore purs et durs, nostalgiques de l’album In The Region Of The Summer Stars sorti en 1976 (déjà) et pierre angulaire d’une discographie pléthorique. Car Invicta (dix-huitième opus) est garanti 100% pur jus avec ce fameux mélange entre rock et orchestre toujours mené par Robert John Godfrey. Cette image qui colle aux godillots des anglais, ne risque pas de changer.  Pas franchement aventurier, Invicta évite les terres accidentées, les hauteurs éthérées, les rives inconfortables pour se contenter de faire ce que le groupe maîtrise le mieux. Et c’est déjà bien ! L’amateur se sentira submergé par les eaux claires d’un son seventies où s’enchevêtrent les reliefs instrumentaux et ballotent ces variations entre instruments classiques et « modernes », jouant tour à tour de la bande originale (le très Kubrickien « Anthropy », « Villain Of Science »), du référencé classique simili Saint-Preux (« One And The Many »), de la comédie musicale à la Eric Woolfson (« Who Created Me ») et même quelques bouts de suranné (« Execution Mob », « Heaven’s Gate »). On passera ces divers tableaux avec un certain intérêt à défaut d’un intérêt certain, s’arrêtant au passage sur le formidable « Witch Hunt », titre mystique, inquiétant, heavy et pour tout dire héroïque. Tout cela ne transforme pas complètement l’essai d’un album un peu inégal, qui nous berce d’un ennui poli mais joliment polis. Il offre malgré tout une porte d’entrée intéressante dans l’univers particulier et feutré de The Enid.

Date de sortie : 2012
Pays : Angleterre
Durée : 52’26
Label : Operation Seraphim/Enidworks

Setlist

1. Anthropy (1:03)
2. One And The Many (10:22)
3. Who Created Me (5:39)
4. Execution Mob (4:05)
5. Witch Hunt (6:36)
6. Heaven’s Gate (9:09)
7. Leviticus (6:02)
8. Villain Of Science (5:03)
9. The Whispering (4:22)

Line-up

– Robert John Godfrey / Keyboards
– Jason Ducker / Guitars
– Max Read / Guitars and vocals
– Dave Storey / Drums and percussion
– Nic Willes / Bass, and percussion
– Joe Payne / Vocals

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A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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3 Réponses

  1. Florian Decros (ProgRockFan)

    Bonne critique, encore une fois. Par contre j’ai une question. Beaucoup de mes amis aiment The Enid, et donc j’ai commencé à écouter quelques albums du groupe : “In The Region Of The Summer Stars” que j’ai beaucoup aimé, “Touch Me” et “Aerie Faerie Nonsense” qui étaient très sympathiques et “The Spell” que j’ai trouvé moyen. Le hic, c’est que The Enid a sorti 27 albums studio. Quels albums me recommandes-tu pour continuer à découvrir ce groupe ?

     
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    • AmarokProg

      Merci pour la critique 🙂 Pour The Enid, j’avoue ne pas être spécialiste du groupe mais “Something Wicked This Way Comes” et “Journey’s End” sont pas mal !

       
      Répondre

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