The Dear Hunter - Act V: Hymns With The Devil In Confessional
4.8Note Finale

Six ans s’étaient écoulés entre les actes III et IV de cette œuvre qu’on peut qualifier de majeure, de par son ampleur et sa qualité, du progressif. Le nouveau volet Act V : Hymns With The Devil In Confessional vient lui de sortir quasiment un an jour pour jour après son prédécesseur. Le moins qu’on puisse dire c’est que les albums se suivent et se ressemblent. Cet Act V a été conçu et enregistré simultanément à son prédécesseur. On retrouve ici la même emphase, le même synchronisme qui nous avait séduits dans l’Act IV. La musique orchestrale occupe toujours une place importante, et se fait de plus en plus complexe également. Pour la première, le jazz crooner apparait et « Mr Usher (On hisway to town) » a des airs de Dean Martin ou de musique d’après-guerre. L’album s’éloigne finalement un peu du rock des débuts, en particulier des premiers Act (I et II) qui lorgnaient vers le prog/rock alternatif à la Mars Volta, pour ici se concentrer sur une musique très symphonique, avec un orchestre qui est désormais omniprésent (« Melpomene »). Casey Crescenzo a également confirmé la tendance en indiquant que c’est le dernier album à avoir une couleur rock, même si elle est ici assez diluée. Le dernier, le prochain, l’Act VI sera ‘une surprise qui terminera la série en apothéose’… Mais revenons à nos moutons.

Bien que semblable à son prédécesseur, Act V est plus sombre, plus posé, et moins festif que le IV. IV s’ouvrait sur la renaissance « Rebirth« , V démarre avec l’opposé « Regress » … et illustre la peur dans un refrain lancinant sur « Moon/Awake » qui suit. Le chant est toujours aussi puissant et harmonieux, parfois renforcé et soutenu par des chœurs féminins. Un titre typique de l’album illustrant la direction prise et l’apport des expériences acquises pendant les 6 années de pause est « Cascade », sur une base de tempo lent, le chant et la guitare emportent tout sur leur passage, avec un thème qui rappelle les titres de l’EP Violet dans la série Color Spectrum. Quelques titres rock, ou prog sont quand même présents (« The Most Cursed Hands / Who Am I » avec un riff puissant sur fond de piano bastringue ou « The Revival« ). Au milieu de l’album, deux bijoux s’enchainent, « Light », ballade acoustique folk (et là c’est L’EP Green qui vient à l’esprit) sur le thème de la paternité qui donne la chair de poule… enchainée à « Gloria », peut-être le seul titre réellement progressif dans sa construction : rythmique magistrale et structure inattendue avec un solo dément…au moment où on s’y attend le moins. La fin du disque est plus classique pour les amateurs du groupe. Le dyptique « The Flame (is gone) » et « The Fire (Vestiges) » offre deux titres dynamiques, bourrés d’énergie et de clins d’œil à la série Color Spectrum. « The March » impose une image très théâtrale avec un refrain qu’on retrouve tiré d’autres morceaux des albums précédents : le lien est fait. « Blood » , ballade triste et intense offre un chant qui rappelle Casey McPherson (Flying Colors). Et comme Crescenzo ne fait décidément rien comme tout le monde, c’est « A Beginning« , long final bourré de changements stylistiques, qui termine l’album…annonçant peut-être la surprise du prochain.

S’il ne marque pas un énorme changement avec l’Act IV, c’est encore un sacré pavé que vient de produire The Dear Hunter. Réalisation monumentale, riche, le niveau de cette suite d’albums, entre progressif classique et opéra-rock tient du chef d’œuvre.

THE DEAR HUNTER – ACT V : HYMNS WITH THE DEVIL IN CONFESSIONAL

The Dear Hunter - Act V - Hymns With The Devil In Confessional (2016)

Titre : Act V: Hymns With The Devil In Confessional
Artiste : The Dear Hunter

Date de sortie : 2016
Pays : États-Unis
Durée : 73’17
Label : Equal Vision Records

Setlist

1. Regress (1:22)
2. The Moon / Awake (6:09)
3. Cascade (5:11)
4. The Most Cursed of Hands / Who Am I (6:42)
5. The Revival (5:00)
6. Melpomene (4:14)
7. Mr. Usher (On His Way to Town) (4:59)
8. The Haves Have Naught (4:12)
9. Light (4:02)
10. Gloria (5:16)
11. The Flame (Is Gone) (5:40)
12. The Fire (Remains) (5:26)
13. The March (4:12)
14. Blood (4:33)
15. A Beginning (6:19)

Line-up

– Casey Crescenzo / lead vocals, piano, organ, electric & acoustic guitars, percussion, orchestrations, producer
– Rob Parr / guitar, organ
– Maxwell Tousseau / acoustic & electric guitars
– Nick Sollecito / bass, double bass, synth

With:
– Judy Crescenzo / vocals
– Tivoli Breckenridge / vocals
– Brian Adam McCune / orchestrations
– Awesöme Orchestra / winds, strings, harp, percussion
– David Möschler / conductor/music director

 

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