Subsignal - The Beacons Of Somewhere Sometimes
4.5Note Finale

Une très jolie intro piano/flûte nous fait directement penser que le dernier album de Subsignal, « The Beacons Of Somewhere Sometimes » risque  fort de marquer les esprits à travers  cette longue suite alambiquée que le groupe nous présente ce jour sur  près de soixante dix minutes de musique d’une richesse infinie. Car il s’agit d’un concept album dont il est question, et c’est le guitariste Markus Steffen qui en est le principal auteur et compositeur, le thème central étant la perte de personnes proches et qui nous sont chères, et aussi de la séparation avec des êtres que l’on a aimé par le passé, sont deux événements qui peuvent nous arriver et auxquels nous pouvons tous être confrontés un jour ou l’autre et qui sont susceptibles de nous déstabiliser voir nous détruire tant soit peu.

La musique proposée par Subsignal sur cet album est à l’avenant des lyrics, il fallait qu’elle soit costaud, on sent un gros travail d’écriture en amont ainsi qu’une  mise en forme judicieuse par le biais des orchestrations, tout ceci se situant  un cran au dessus de leur précédente production Paraiso parue en 2013 et qui n’avait pas du tout l’envergure de The Beacons Of Somewhere Sometimes. Les sept premiers titres s’écoutent religieusement, on appréciera la cohésion du groupe et la façon qu’ils ont d’envoyer la sauce, ces mecs maîtrisent parfaitement leur musique, rien n’est laissé au hasard, tout est réuni sur ce disque pour nous vouer à la  cause initiée par Subsignal, chaque élément étant totalement à sa place. On pourra évoquer les harmonies vocales qui rappelleront quelque peu celles de Crosby, Stills and Nash, surtout marquées sur le le titre « A Time Out Of Joint » mais dans une version européenne. Pour ce qui est des influences, c’est à Saga que les rythmiques feront penser, d’autre par le chant d’Arno Memes est proche quant à lui (par instant seulement) et surtout sur « Ashes Of Summer », d’un Jon Anderson.

Mais les comparaisons s’arrêtent là, Subsignal a sa propre personnalité et le fait de trouver des comparatifs est un jeu assez amusant, mais qui n’engage que l’auteur de ces lignes. Les sonorités de guitare de Markus Steffen sont de leur côté vraiment superbes, son jeu est tout en efficacité et ses nombreuses interventions relayées par les claviers de Luca di Gennaro, notamment sur « Everything Is Lost » offrent à ce disque un caractère bien particulier et totalement authentique. C’est évidement le morceau éponyme qui constitue le moment le plus fort de l’album, les musiciens pouvant développer le propos sur près de vingt quatre minutes qu’on ne voit pas passer, ce titre emblématique est tout à fait dans la veine des « epics » de la grande époque du prog, preuve en est que l’on peut encore aujourd’hui créer ce genre de compositions riches et ambitieuses et les proposer à un public qui n’attend que ça. C’est le credo auquel s’est attelé Subsignal sur cet album réussi de bout en bout et qui fait déjà figure de « classique » au vu de sa conception se classant dans  la droite ligne des albums conceptuels enregistrés dans les seventies.

Voilà ce qu’on peut dire de The Beacons Of Somewhere Sometimes qui est un excellent album prenant  directement une place d’honneur bien au dessus d’une pile de disques parus récemment et dont certains se prétendent « progressifs » mais en réalité d’une qualité plus que moyenne.

SUBSIGNAL – THE BEACONS OF SOMEWHERE SOMETIMES

Subsignal - The Beacons of Somewhere Sometime (2015)

Titre : The Beacons Of Somewhere Sometimes
Artiste : Subsignal

Date de sortie : 2015
Pays : Allemagne
Durée : 65’52
Label : ZYX/Golden Core Records

Setlist

1. The Calm (1:39)
2. Tempest (6:57)
3. A Time Out Of Joint (6:37)
4. And The Rain Will Wash It All Away (7:25)
5. Ashes Of Summer (6:18)
6. A Myth Written On Water (5:01)
7. Everything Is Lost (8:36)
8. The Beacons Of Somewhere Sometime (23:19):
a. Part I: Maelstrom (5:04)
b. Part II: The Path (7:08)
c. Part III: In This Blinding Light (5:03)
d. Part IV: A Canopy of Stars (6:04)

Bonus track (on Special Edition)
9. Swansong (2:19)

Line-up

– Arno Menses (Sieges Even) / vocals
– Markus Steffen (Sieges Even) / guitars
– Luca di Gennaro (Soul Secret) / keyboards
– Ralf Schwager (Dreamscape) / bass
– Dirk Brand (Axxis, Geoff Downes & John Wetton) / drums

With
– Jana Urbanová / flute
– Albert Clemente / piano
– Peavy Wagner (Rage) / vocals
– Kalle Wallner (RPWL, Blind Ego) / guitar solo (3)
– Marek Arnold (Flaming Row, Seven steps to the green door) / NA
– Frank Rohles (Roxxbusters) / backing vocals

VOTRE AVIS :

A propos de l'auteur

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

Articles similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.