Staring Into Nothing - Power
4.0Note Finale

Derrière le nom très étrange et métaphorique de Staring Into Nothing se cache un nouveau trio américain signant un premier album Power dont la pochette évocatrice montrant un seul œil grand ouvert. Cet œil est sensé projeter son regard dans le néant (d’où, à peu de chose près, le nom du trio en français) ou plutôt vers un abîme d’abus d’autorité, qui est en réalité le postulat de départ d’un album plus que passionnant à bien des égards. Le trio Staring Into Nothing combine parfaitement le commentaire social austère de son leader et compositeur  Steve Rogers avec une musique “pop/prog” qui s’apparente beaucoup à Alan Parson’s Project voire par instant à Supertramp, notamment sur le premier titre “Puritains“. Le même Steve Rodgers tient aussi tous les claviers, partageant les rôles de lead vocal avec Savannah Rogers s’occupant quant à elle des différentes guitares. Le trio est complété par Kurt Barabas à la basse et à la guitare. On se doit de préciser que trois autres musiciens additionnels et deux choristes complètent l’imposant line up final du concept. Les trois partenaires de base auraient déjà composé ensemble plus de 30 chansons, toutes plongées dans des thèmes sombres et qui verront l’objet très certainement de deux nouveaux disques qui succéderont à Power, qui pour l’heure se déguste sans amertume de bout en bout.

Pour revenir un instant sur l’influence d’Alan Parson’s, il suffira de jeter une oreille sur “The Program” dont l’orchestration est typée APP. Mais Staring Into Nothing a beaucoup d’ambition et ne se contente pas d’enfiler les clichés “pop/prog” joués par  ses aînés,  le trio se permet même une grande suite de plus de dix huit minutes “Towers” sur lequel le magnifique chant de Savannah Rogers, pièce maîtresse de cet album qui n’en finit pas de nous surprendre au fur et à mesure de son écoute. Ce très beau morceau chanté par Savannah et qui n’est pas sans rappeler la belle Chrisina Booth de Magenta, est certainement le plus progressif de l’album. Tout le reste de ce Power se situe dans la mouvance de ce morceau central, la qualité mélodique des dix compos est une constante sur ce très joli album qui risque fort d’étonner les plus blasés d’entre nous. La prochaine livraison de Staring Into Nothing aurait comme titre Love and War et ne saurait tarder à nous parvenir. “Wait and see“… pour l’instant Power suffit à assouvir notre soif de belles mélodies avec du fond, aussi bien au niveau des textes que dans l’interprétation d’une musique bien moins simple qu’il n’y paraît, ce qui est l’apanage des plus grands.

STARING INTO NOTHING – POWER

Staring Into Nothing - Power (2017)

Titre : Power
Artiste : Staring Into Nothing

Date de sortie : 2017
Pays : États-Unis
Durée : 58′
Label : –

Setlist

1. Puritans 04:43
2. School Daze 04:38
3. Obey 05:16
4. The Program 05:18
5. Heads or Tails 05:00
6. Information Crime 09:38
7. Towers (I. Ecstasy / II. Agony) 18:09
8. Big Brother 05:46
9. Freedom 04:14
10. Gates of Hell 06:37

Line-up

Steve Rogers: Piano, Keyboards, Lead and Backing Vocals
Savannah Rogers: Guitar, Lead and Backing Vocals
Kurt Barabas: Bass and Guitars

Additional Musicians:
Matt Chamberlain: Drums
David Levita: Guitars
Jamie Muhoberac: Keyboards
Pop Levi: Backing Vocals
Andrea Meli: Backing Vocals

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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