Rise Twain - Rise Twain
4.5Note Finale

Rise Twain est un nouveau duo, dont on ne sait pas encore s’il sera pérenne ou ‘one shot‘, formé autour de Brett Kull (Echolyn) et du musicien d’avant-garde Jeremy David Beck.  Les deux hommes, basés à Philadelphie se partagent ici à parts égales les vocaux, avec Beck assurant par ailleurs l’intégralité des claviers, Kull se réservant les guitares, basses et percussions. Si on connait la voix chaude et assez puissante de Kull, celle de Beck, moins courante, est plus fragile, une sorte de croisement entre celle de Jeff Buckley et celle de Casey McPherson pour le trémolo…  Le résultat de leur collaboration est ici présenté sous la forme d’un album assez orienté ‘chansons’, plus qu’un album de progressif classique. Ceci étant, avec la longue expérience des deux protagonistes, tant en écriture de musique complexe qu’en interprétation, (JD Beck a écrit de la musique classique) on trouve dans ce disque une musique qui, si elle reste sur un format court, est variée, en allant de l’intimiste au grandiose, avec certains titres bien accrocheurs. Comme dans les meilleurs moments d’Echolyn, ce premier disque de Rise Twain regorge de morceaux construits intelligemment, dont la beauté intrinsèque va s’incruster dans vos oreilles.

C’est ainsi que des titres comme le syncopé “Everspring” d’ouverture ou le très Echolynien “Golden” vont dès l’entame de l’album montrer les spécificités du duo : un travail d’orfèvre sur les voix, chacun des deux hommes prenant le lead à tour de rôle tout en sachant appuyer son compère d’harmonies vocales en contre-chant… le travail de Kull à la guitare sur “Golden” est également remarquable et nous renvoie au “Island” de son groupe. La nostalgie chaleureuse de “The Range”, celle plus douloureuse de “Oh This Life” ou l’extraordinaire “Death Of Summer” vont montrer un volet à la fois plus poignant et progressif du duo. Ces morceaux démarrent de manière plus intimiste, en low-tempo, avant de monter crescendo vers un final grandiose et puissant où encore une fois la superposition des voix sur les envolées de guitare fait merveille. Cet intimisme, cette sensibilité va se retrouver aussi dans des titres comme “Prayers” (chair de poule assurée sur la voix), “Into A Dream” et dans une moindre mesure sur “That Is Love” qui démarre comme un “Massachussetts” des Bee Gees revisité.

Avec ce premier album, le duo met la barre très haute. Rise Twain est un disque raffiné, dont la beauté peut-être à la fois luxuriante ou épurée. En tout cas ce mariage de sensibilité prog et de pop/rock sophistiquée, accouche d’un disque subtil, plein de nuances ou chaque note est idéalement placée. L’écoute de cet album prend aux tripes et dont on espère avec force une suite. Quel album !

RISE TWAIN – RISE TWAIN

Rise Twain - Rise Twain (2019)

Titre : Rise Twain
Artiste : Rise Twain

Date de sortie : 2019
Pays : États-Unis
Durée : 50’16
Label : InsideOut

Setlist

1. Everspring (3:20)
2. Golden (6:11)
3. The Range (4:42)
4. Lit Up (5:03)
5. Death Of Summer (6:29)
6. On This Life (3:12)
7. Prayers (4:48)
8. Falling Skies (5:49)
9. Into A Dream (5:39)
10. That Is Love (5:03)

Line-up

– Jeremy David Beck / piano, voices
– Brett William Kull / guitars, bass, keyboards, percussion, voices

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