Pure Reason Revolution - The Dark Third
4.0Note Finale

À l’instar de Porcupine Tree ou du défunt Oceansize, le balayage sonique opéré par le premier album de Pure Reason Revolution n’avait pas de conclusion logique dans la stratégie d’une major comme Sony. Avec une telle optique, nos anglais ne pouvaient engendrer que des résultats inattendus et ce, même si les groupes influencés par le Pink Floyd planant des années 70 ont toujours é légion, avec des résultats plus ou moins intéressants et souvent moins que plus. Ici, le quintet dominé par le guitariste Jon Courtney développait une puissance contenue, une sensualité sauvage assez éloignée d’un patronyme affilié à Emmanuel Kant (excusez du peu) et qui pouvait en faire frémir plus d’un aux souvenirs du pavé éponyme signé par le zigue.

Ronronnement. Sans trop s’éloigner des clichés et gimmicks habituels, soit une savante alternance de vagues rêveuses (« Aeropause ») et de plages rocailleuses (« Bullits Dominae »), le tout avec un dépouillement raffiné dans la production, Pure Reason Revolution oeuvre dans une certaine délicatesse, en grand voyageur. Évidemment, le ton se durcit par endroit comme sur « Voices in the Winter / In the Realms of the Devine » et son violon speedé mais l’ensemble est d’une imprenable cohérence. Avec un combo vocal où la chanteuse (et bassiste) Chloe Alper, malgré un manque de chaleur, ajoute aux harmonies, l’univers fluctuant et étonnement riche pour un premier galop permet de balancer entre psychédélisme assumé (« Bright Ambassadors Of Morning » au titre hommage à un certain « Echoes ») et électricité renfrognée sans jamais sacrifier sur l’autel de la mode.

Et si Pure Reason Revolution ne poussait pas encore au bout de ses possibilités, n’exigeait pas l’impossible, il portait ce Dark Third assez loin pour défier les lois de la gravitation. Le cœur a ses raisons que la raison ignore dit le proverbe. La suite ne confirmera pas totalement ces débuts tonitruants avant la fin de l’histoire cinq ans plus tard.

PURE REASON REVOLUTION – THE DARK THIRD

Pure Reason Revolution - The Dark Third (2006)

Titre : The Dark Third
Artiste : Pure Reason Revolution

Date de sortie : 2006
Pays : Angleterre
Durée : 64’48
Label : Sony

Setlist

1. Aeropause (2:22)
2. Goshen’s Remains (4:04)
3. Apprentice Of The Universe (6:56)
4. Bright Ambassadors Of Morning (9:31)
5. The Exact Colour (6:25)
6. I) Voices In Winter (10:29)
II) In The Realms Of The Divine
7. Bullitts Dominae (6:57)
8. I) The Twyncyn (3:50)
II) Trembling Willows
9. I) He Tried To Show Them Magic
II) Ambassadors Return

Line-up

– Jon Courtney / vocals, guitars, keyboards
– Chloe Alper / vocals, bass guitars
– Jamie Wilcox / vocals, guitars – joined April 2005
– Jim Dobson / vocals, keyboard, guitar, bass guitar, violin
– Andrew Courtney / drums

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A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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