Poor Genetic Material - Absence
3.0Note Finale

Des chaises apparemment abandonnées et laissées vacantes  par leurs occupants posées devant  un beau ciel nuageux, aucun personnage présent sur les lieux, ainsi  se résume le visuel ornant la pochette du dernier opus de Poor Genetic Material appelé tout simplement Absence. Le groupe a pour particularité de posséder deux chanteurs, Philip et Martin Griffiths, respectivement père et fils, phénomène  assez rare pour le souligner, à part Ange en France, il n’ y a pas trop d’équivalence dans d’autres formations de ce genre musical. Poor Genetic Material n’avait  cependant pas trop marqué les esprits par le passé, leurs albums étaient passés plus ou moins inaperçus, et nous nous devions de rétablir cette petite injustice.

Sur cet album, c’est sans aucun doute  le thème de l’abandon, voire du vide laissé par des êtres qui nous ont quitté un beau jour pour différentes raisons, que les allemands de  Poor Genetic Material ont  voulu traiter sur Absence qui est leur neuvième réalisation à ce jour. Cette absence de sentiments, à différents degrés et dans différentes circonstances de notre vie ne peut que nous parler, car nous avons tous, plus ou moins vécu cette situation au cours de notre existence, cela ayant pu avoir une certaine  incidence sur nous,  provoquant ainsi des moments de profonde solitude. Nous ne sommes pas là pour faire de la ‟psy‟ à deux balles, mais pour parler de l’album Absence dont les thèmes musicaux sont en parfaite adéquation avec  le message véhiculé. C’est-à-dire que la musique de Poor Genetic Material se situe dans une veine plutôt mélancolique, un peu à la manière du groupe finois Kauan avec qui PGM  présente quelques similitudes. Pourtant  on notera de grosses impulsions progressives notamment par le jeu de flute assez discret, des solis de guitare (presque) réussis et des grandes nappes de claviers – en cela PGM se rapproche plus du courant progressif et plus précisément sur les deux  plus longs morceaux éponymes ‟ Absence part 1 et 2‟, ouvrant et concluant l’album ( trente minutes à eux deux)

L’ensemble de cet album est tout aussi planant, lancinant et envoutant (à part deux titres plus enlevés ‟ Absconded ‟ et ‟ What if ?‟ ), tout cela sans pour autant capter vraiment notre attention, ce sont uniquement ces deux titres que l’on retiendra le plus, car ils sont les plus inventifs  – Poor Genetic Material restant souvent sur Absence légèrement en deçà des albums indispensables de l’année – ceux qui nous font relever la nuit  pour les réécouter. En ce qui concerne celui-ci, on  pourra à la limite l’écouter juste avant de s’endormir (entre autre) bien qu’il soit loin d’être soporifique, car il a la vertu d’apaiser nos âmes, et rien que pour cela,  cet album est à conseiller aux personnes stressées éventuellement , alors  ce n’est déjà pas si mal.

POOR GENETIC MATERIAL – ABSENCE

Poor Genetic Material - Absence (2016)

Titre : Poor Genetic Material
Artiste : Absence

Date de sortie : 2016
Pays : Allemagne
Durée : 56′
Label : QuiXote Music

Setlist

1. Absence – Part 1
2. What If?
3. Lost In Translation
4. Chalkhill Blues
5. Absconded
6. Absence – Part 2

Line-up

– Philip Griffiths / Vocals
– Martin Griffiths / Vocals
– Stefan Glomb / Guitars
– Philipp Jaehne / Keyboards
– Pia Darmstaedter / Flute
– Dennis Sturm / Bass
– Dominik Steinbacher / Drums

VOTRE AVIS :

A propos de l'auteur

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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