Pendragon
Le Divan du Monde – Paris
12 mai 2016

U/dropcap]

Pendragon revenait nous voir ce jeudi 12 mai au Divan du monde tout juste un an après leur tournée “Men Who Climb Mountains“. Mais cette fois ci c’était totalement différent puisqu’ils devaient fêter l’anniversaire des vingt ans de leur double album emblématique The Masquerade Overure qui avait largement marqué les esprits en son temps.

Et pour couronner le tout ils avaient confié à John Young, leader de l’excellent Lifesigns, le soin d’ouvrir pour eux en solo pour ce grand évènement musical.

Le chanteur/musicien déboula donc seul sur scène accompagné seulement de ses synthés et ses bandes son (oui cela craint un peu), néanmoins on lui pardonne tout, ce type possède un CV long comme le bras et son savoir n’a d’égal que son immense talent qu’il a mis à contribution avec un paquet de musiciens – l’on ne compte plus ses collaborations, tellement elles sont nombreuses. En 2013 il forma avec le génial Nick Beggs le groupe Lifesigns, et ils sortirent un album éponyme, ce fut une franche réussite, le duo avec d’autres musiciens confirma cet essai début 2015 avec la sortie d’un deuxième opus du groupe, mais en public appelé Live In London Over The Bridge.

John Young

Ce fut par le fait un florilège des compos de John Young en solo ou bien de Lifesigns qui nous ont été proposées par le chanteur qui devait se présenter de manière très “cool” et très naturelle – donnant une impression de simplicité, bien que sa musique soit un tantinet complexe. En intro d’un titre il nous disait même que c’était une “pop song” qu’il avait composé et cela presque en s’en excusant.

Le chanteur est aussi un sacré bon claviériste et compositeur, les morceaux qu’il a interprété donnèrent envie de voir Lifesigns au grand complet, souhaitons que le combo passe un jour prochain dans nos contrées.

John Young joua trois bons quart d’heure, laissant lieu et place à Pendragon pour qui évidement le public s’était déplacé, car en effet et cela faisait vachement du bien, le Divan du monde était archi bourré pour accueillir Pendragon qui est largement un des meilleurs groupes de “néo/prog” de sa génération, le démontant une fois de plus au Divan du monde en cette belle soirée de printemps.

Comme prévu ils attaquèrent l’intro du fameux “The Masquerade Overture” qu’ils ont joué dans son intégralité (y compris le CD bonus) et ce fut bien agréable de réécouter et de se replonger dans cette oeuvre si attachante de nos chers anglais.

Pendragon

Nick Barett était visiblement en forme, par contre Clive Nolan , lui était visiblement en “formes” le claviériste avait forci, mais on s’en fout, ça fait longtemps qu’on ne s’occupe plus du look des musiciens (si tant est qu’on s’en soit jamais soucié).

Le groupe avait une pêche d’enfer et parvenait à nous étonner encore en redonnant vie à cet album emblématique, le nouveau batteur accrochait sec, assurant une rythmique plus qu’efficace avec le bassiste Peter Gee qui fut lui aussi à l’origine de Pendragon.

Comme l’an passé, deux charmantes choristes accompagnaient le groupe lors de cette tournée des vingt ans de The Masquerade Overture les belles Verity et Justine Ferrarri venant accompagner les vocaux de Barett et Nolan – ce quatuor offrait de bien belles harmonies qui nous ont captivé et qui ont enjolivé les morceaux avec enchantement.

Les titres s’enchaînaient à la perfection, le public était aux anges, Nick Barett se surpassait à la guitare et au chant, et presque entre chaque titre il s’adressa à nous dans un français très approximatif mais avec tellement de bonhomie que nous lui accordions notre gratitude pour l’effort accompli.

Puis sur l’intro de ” Faces Of Light”, il rendit un vibrant hommage aux victimes du Bataclan, ce très triste évènement aura décidément traumatisé un maximum de monde.

Nous eûmes droit à un deuxième passage triste car en intro de “Come On Jack“, Barett évoqua son propre père à présent disparu, beau moment d’émotion interrompant une soirée d’anniversaire qui se voulait plutôt festive et joyeuse.

Ces deux titres étaient tirés de leur dernier opus en date que le groupe a réalisé Men Who Climb Mountains, dont plusieurs morceaux furent interprétés ce soir là, et on peut dire que cet album fut une grande “cuvée” de Pendragon qui pour le coup s’était largement remis en selle.

Prés de deux heures et quart s’étaient écoulées (le temps passe vite lorsque c’est bon) et le groupe nous acheva avec un “Breaking The Spell” qui marquait la fin d’un show sans aucune fausse note.

Pendragon

A peine cinq minutes après être sortis de scène, ils revinrent nous interpréter un merveilleux “Indigo” extrait de l’excellent album “Pure”, on n’ en demandait pas tant, Clive Nolan semblait heureux, il fit d’ailleurs tournoyer ses claviers à plusieurs reprises au cours de la soirée. La fête était à présent terminée, toutes les choses ont une fin et au final Pendragon nous en a donné pour notre argent en ajoutant ce quart d’heure de bonus – il faut avouer que c’est le privilège des grands groupes.

Pendragon reste après toutes ces années (trente cinq ans déjà, et oui le temps passe très vite) un groupe majeur du courant “néo prog”, sa musique reste intacte, elle ne prend pas une ride et elle est plus vivante que jamais

En définitive ils étaient manifestement ravis d’avoir jouer (une fois de plus) à Paris, Barett présenta un par un les musiciens et les deux choristes au public après quoi ils s’en allèrent tous les six vers d’autres cieux – le public comblé leur fit une ovation bien méritée – en attendant l’année prochaine, cela parait logique car Pendragon nous a habitué à venir périodiquement nous rendre visite.

Photos : Christian Arnaud

Setlist

The Masquerade Overture
As Good as Gold
Paintbox
Pursuit of Excellence
Guardian of My Soul
The Shadow
Master of Illusion
King of the Castle
Schizo
Beautiful Soul
Faces of Light
Nostradamus (Stargazing)
Come home Jack ( pour son père )
This Green and Pleasant Land
Breaking the Spell

Rappel : Indigo

 

Setlist : John Young

Underside
Significance
When I was young
All grown up
Open skies
Voice in my head

Line up

Nick Barrett – lead vocal – guitar
Peter Gee  – bass guitar – keyboards
Clive Nolan – keyboards – vocals
Craig Bundel – drums
Verity – vocals
Justine Ferrarri – vocals

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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