Panic Room - Screens
4.5TOP 2017

Filmé à l’Islington Assembly Hall de Londres en octobre 2016, Screens nous permet de découvrir (redécouvrir pour les chanceux) Panic Room sur scène, avec tout ce qu’il faut dans la besace pour cartonner une setlist à la fois copieuse (22 morceaux) et vibrante, qui n’hésite pas à piocher dans une discographie sans faute de goût. Si l’album Skin (2012) est largement représenté avec huit titres, le reste de leur production n’est pas laissé en reste ce qui lui permet illico à Screens de prendre la place convoitée d’objet idéal pour pénétrer l’univers musical de Panic Room. Et pas seulement car dans l’attente d’un nouvel album studio, ce témoignage scénique s’avère d’assez haute volée pour ne pas passer au travers. D’une part, avec son format double DVD (et livret 32 pages), sa flopée de bonus sympas (intervention de Jerry Ewing, interviews, répétitions…) et une captation aux petits oignons par Toward Infinity qui se chargent de filmer et monter les concerts de Marillion depuis 2007. Ces gars-là connaissent leur boulot et le font bien, le tout enrobé par Tim Hamill, l’ingénieur du son attitré du groupe afin de ne rien perdre au passage.

Pour tout dire, le résultat est une mécanique à la fois bien huilée et fragile, portée par la voix de Anne-Marile Helder qui offre, même aux (rares) morceaux les moins irrésistibles, une intensité, une énergie redoutable. Épaulée de musiciens de la trempe de Jon Edward, Dave Foster, Gavin Griffith et du bassiste Yatim Halimi (Steve Rothery Band), la chanteuse évolue sur des vagues qui évoquent aussi bien Kate Bush (les scholiastes apprécieront) que Maggie Reilly. Oubliées les origines Karnataka et Mostly Autumn, la musique de Panic Room trace son sillon, navigue sur un havre de coolitude, turbule sur le raffiné et déroule ses pépites sans oublier les frissons : « Chameleon », « Firefly », « Velocity », « Denial », « Apocalypstick » … même les compositions les plus commerciales diront certains, épuisent leurs frontières (« Tightrope Walking », « Skin ») sur des mélodies remarquables.

Jamais en reste de textes engagés (« Dust »), Panic Room fonce avec bonheur dans le témoignage public bourré de moments forts, d’instrumentations ad hoc, de soli, de fantaisie avec ce sentiment à la fois rare et indispensable de bonheur collectif. Ce qui pourrait sembler puéril, voire naïf, revêt ici une dimension particulière tant Panic Room n’a pas forcément l’occasion de renouveler l’expérience. Une rareté transformée en électricité. Comme un fantasme.

PANIC ROOM – SCREENS

Panic Room - Screens (2017)

Titre : Screens
Artiste : Panic Room

Date de sortie : 2017
Pays : Pays de Galle
Durée : 143’20
Label : Firefly Music

Setlist

CD 1 (73:55)
1. Into Temptation (8:04)
2. Freedom to Breathe (5:33)
3. Screens (4:45)
4. Yasuni (5:41)
5. Start the Sound (5:20)
6. Sunshine (5:59)
7. Chameleon (7:02)
8. Promises (5:36)
9. Dust (7:50)
10. Firefly (6:10)
11. Song for Tomorrow (6:31)
12. Velocity (5:21)

CD 2 (69:25)
1. Tightrope Walking (7:20)
2. The Fall (6:50)
3. Apocalypstick (5:41)
4. Denial (4:26)
5. Incarnate (7:52)
6. Skin (5:35)
7. Hiding the World (5:05)
8. Nocturnal (9:01)
9. Sandstorms (8:05)
10. Satellite (9:27)

DVD
1. Into Temptation
2. Freedom To Breathe
3. Screens
4. Yasuni
5. Start the Sound
6. Chameleon
7. Promises
8. Dust
9. Firefly
10. Song for Tomorrow
11. Velocity
12. Tightrope Walking
13. Apocalypstick
14. Incarnate
15. Skin
16. Hiding the World
17. Nocturnal
18. Sandstorms
19. Satellite

Bonus DVD (Deluxe Edition only)
1 Bonus songs:
a. Jerry Ewing Introduction
b. The Fall
c. Sunshine
d. Denial
2. Access All Areas features:
a. A Day In Islington
b. Band Rehearsals
c. Soundcheck
d. Fan Credit Reel
3. Photo Gallery
4. Interview

Line-up

– Anne-Marie Helder / vocals, electric & acoustic guitars, flute, percussion
– Jonathan Edwards / keyboards
– Dave Foster / electric & acoustic guitars
– Yatim Halimi / bass guitars, synth bass, vocals
– Gavin John Griffiths / acoustic & electronic drums, percussion

 

A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre d'ailleurs (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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