Nexus - En El Comienzo Del Topos Uranos
3.0Note Finale

Nexus est né en Argentine à la fin des années 70 et a attendu 20 ans avant de sortir son premier album, 20 autres années plus tard, voici leur septième bébé. Habitué des contributions aux projets Colossus, c’est ici un album original, presqu’entièrement instrumental qui nous est proposé, 5 ans après Magna Fabulis. Le quatuor voit quelques modifications de line-up avec l’arrivée d’un nouveau bassiste Marino Martinez et une participation très très discrète de la vocaliste Roxanna Truccolo  :  quelques vocalises en duo avec Lalo Huber sur un titre (« La Casa Del Invierno« ) et puis s’en vont. Le reste du disque est 100% instrumental. L’album est disponible en CD et LP vinyle, ce dernier ne comprenant que les 6 premiers morceaux. Les 3 derniers titres disponibles uniquement sur la version CD sont bien originaux et nouveaux mais du coup qualifiés de bonus. La musique de Nexus est toujours très marquée par les claviers de Lalo Huber, virtuose sud-américain, qui imprime au groupe sa couleur et son style. On va retrouver dans ce disque des influences venant de tous les groupes de prog symphoniques orientés clavier, « El Ultimo Dia » , « En El Tercer Planeta » ou « El Color Que Cayo Del Cielo »  peuvent rappeler Fred Schendel et certains titres de Glass Hammer. Ce sont aussi les titres ou le dialogue claviers (piano/synthés) avec guitare est le plus équilibré, un peu à la manière d’un concerto classique.  D’un autre côté, « Un Cristal Bajo El Agua » ou « Heliotropo« , vont plutôt lorgner furieusement du côté d’ELP avec un mille feuilles sonore composé de piano, orgue Hammond, synthés et Mellotron… Dans le style c’est plutôt réussi, mais ça manque de personnalité. « Huellas » permet de souffler après cette déferlante de claviers avec un titre très acoustique ou un orgue discret laisse le beau rôle à une guitare nylon. « Soplo De Vida » change un peu la couleur de la musique du groupe en ré-équilibrant la présence des instruments autres que claviers, la guitare jouée à la fois en riffs rythmique et en contre-chant des claviers rehausse tout le morceau. Ce titre, le plus intéressant va visiter tous les styles que peut proposer Nexus au travers de sa musique, du symphonique génésien, des passages torturés comme Crimson peut en écrire et toujours le côté emersonien de Lalo Huber en fil rouge. « Los Sacerdotes Malignos » termine le disque sur un morceau exigeant, déstructuré, presque bruitiste par moment et représente à mon sens ce que du prog joué dans un esprit free-jazz peu donner… Honnêtement je n’aime pas ce titre. Du tout. Je suis un peu dubitatif sur cet album, il contient de bon passages, montre une virtuosité incontestable des musiciens …. mais mais mais je trouve la musique proposée peu originale et inventive et  surtout marquée d’une empreinte ELP trop importante. Les amoureux des claviers d’Emerson ou de Par Lindh adhèreront peut-être, les autres risquent de trouver le temps un peu long.

NEXUS – EN EL COMIENZO DEL TOPOS URANOS

Nexus - En El Comienzo Del Topos Uranos (2017)

Titre : En El Comienzo Del Topos Uranos
Artiste : Nexus

Date de sortie : 2017
Pays : Argentine
Durée : 55’41
Label : Record Runner

Setlist

1. El Ultimo Dia (6:13)
2. La Casa Del Invierno (5:18)
3. Un Cristal Bajo El Agua (7:42)
4. En El Tercer Planeta (4:46)
5. Huellos (2:49)
6. Soplo De Vida (9:10)
– Bonus Tracks :
7. El Color Que Cayo Del Cielo (7:02)
8. Heliotropo (5:17)
9. Los Sacerdotes Malignos (7:24) 

Line-up

– Carlos Lucena / guitars, backing vocals
– Lalo Huber / keyboards, vocals
– Jorge Mariño Martinez / bass
– Luis Nakamura / drums

With:
– Roxana Truccolo / vocals (2)

 

A propos de l'auteur