Nad Sylvan - The Regal Bastard
4.0Note Finale

Dernier volet de sa « Vampire Trilogy » entamée en 2015 avec Courting the Widow suivi, en 2017, de The Bride Said No, ce nouvel album de Nad Sylvan porte logiquement le nom du protagoniste principal de toute cette historiette : The Regal Bastard. Tout aussi logiquement, l’essence même de la musique porte les stigmates d’un estampillé Genesis de fort belle allure. Nad Sylvan poursuit ainsi sa quête d’un prog-rock seventies cette fois largement saupoudré de symphonique. Tout n’est pas anachronique et l’album effleure quelques autres références plus actuelles (Gazpacho) à travers un style toujours effervescent qui n’hésite pas à théâtraliser, ni à faire dans l’efficacité pure et dure comme sur le funky « Meet Your Maker » avec Nick D’Virgilio à la batterie et Tony Levin à la basse. Malgré tout, l’album navigue dans les mêmes eaux que les précédents ce qui donne à la trilogie une forme de cohérence plutôt réjouissante. Même si les titres sont pour la plupart assez courts, l’ambiance est là et, bien entendu, la voix de Nad Sylvan pour couronner l’ensemble. Pour ceux et celles qui ne sont pas réfractaire à son timbre si particulier (oui, il peut y en avoir), l’album délivre quelques passages plutôt carabinés qu’il sera curieux de découvrir sur scène (« Leave Me on These Water »). Certes, l’impression d’être en terrain connu peut affleurer d’un titre à l’autre, et l’effet de surprise du premier album (surtout) et même du second (quand même) s’est ici estompé au profit de compositions vraiment solides qu’il faudra apprivoiser. En effet, contrairement à ses prédécesseurs, The Regal Bastard doit se laisser écouter et réécouter pour être véritablement apprécié à sa juste valeur. Ses 45 minutes (si on exclue les deux titres bonus) s’apprécient comme des montagnes russes avec ses variations, ses changements de rythmes et ses écarts (la guitare de Guthrie Govan sur « I Am the Sea »). Mais malgré sa folie douce, notre ami n’oublie jamais la mélodie comme en témoigne le final « Honey, I’m Home » entre son Moog introductif et la guitare de Steve Hackett. De quoi redonner le goût de revenir sur cet album qui, à coup sûr, gagnera ses galons avec le temps.

ENGLISH VERSION

The last part of his “Vampire Trilogy” started in 2015 with Courting the Widow followed by The Bride Said No in 2017. This new album by Nad Sylvan logically has the name of the main protagonist of this whole story: The Regal Bastard. Just as logically, the very essence of the music carries the stigmas of a Genesis stamp with a very beautiful production. Nad Sylvan thus continues his quest for a seventies prog-rock this time largely sprinkled with symphonic music. But the album touches on a few other more current references, like Gazpacho to name just one, through an always effervescent style that does not hesitate to dramatize, nor to do in pure and hard efficiency as on the funky “Meet Your Maker” with Nick D’Virgilio on drums and Tony Levin on bass. Despite everything, the album sails in the same waters as the previous ones, which gives the trilogy a rather delightful form of coherence. Even if the tracks are for the most part quite short, the atmosphere is there and, of course, Nad Sylvan‘s voice to crown it all. For those who are not resistant (yes, there may be some), the album delivers some powerful passages that he will be curious to discover on stage (“Leave Me on These Water“). Certainly, the impression of being on familiar ground can emerge from one track to another, and the surprise effect of the first album (especially) and even the second one has faded away in favour of solid compositions that must be tamed. Indeed, unlike its predecessors, The Regal Bastard must let itself be listened to and listened to again to be truly appreciated. His 45 minutes (excluding the bonus tracks) are appreciated like a roller coaster with its variations, rhythm changes and complexity (Guthrie Govan‘s guitar on “I Am the Sea“). But despite his sweet madness, our friend never forgets his strong sense of melody, as evidenced by the finale “Honey, I’m Home” between his Moog and Steve Hackett‘s guitar. Strong enough to make you want to come back to this album, which will certainly earn its stripes over time.

NAD SYLVAN – THE REGAL BASTARD

Nad Sylvan - The Regal Bastard (2019)

Titre : The Regal Bastard
Artiste : Nad Sylvan

Date de sortie : 2019
Pays : Suède
Durée : 56’56
Label : InsideOut

Setlist

1. I Am the Sea (7:48)
2. Oahu (4:20)
3. Whoa (Always Been Without You) (7:22)
4. Meet Your Maker (6:35)
5. The Regal Bastard (12:21)
6. Leave Me On These Waters (5:49)
7. Honey I’m Home (3:02)

CD Bonus Tracks:
8. Diva Time (Bonus Track)* (4:48)
9. The Lake Isle of Innisfree (Bonus Track)* (3:41)

Line-up

– Nad Sylvan / lead vocals, electric & acoustic guitars, keyboards, piano

With:
– Steve Hackett / guitar
– Guthrie Govan / guitar
– Anders Wollbeck / keyboards & programming, co-producer
– Tony Levin / electric bass
– Jonas Reingold / bass
– Nick D’Virgilio / drums, percussion
– Sheona Urquhart / lead & backing vocals, choir (7)
– Jade Ell / lead & backing vocals, choir (7)
– Tania Doko / lead & backing vocals, choir (7)
– Nick Beggs / choir (7)

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A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?

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