Klaus Schulze - Androgyn
4.5Note Finale

Pour son nouvel album, Androgyn, qui arrive après une pléthorique discographie, Klaus Shulze retrouve la verve dont il s’était doté lors de sa collaboration avec la ténébreuse et grandissime Lisa Gerrard de Dead Can Dance, édulcorant son propos par de larges séquences faisant référence à ses compatriotes de Tangerine Dream. En cela le compositeur allemand a voulu insuffler de larges thèmes aux accents orientaux sur plusieurs plages de ce nouvel opus. Comme le suggère le packaging, le musicien allemand cultive l’ambiguïté en délivrant ici un message sonore des plus futuristes, dans la droite ligne de son œuvre « synthétique« , s’insérant ainsi et par « Ricochet » (pour paraphraser Tangerine Dream) dans un genre bien particulier, totalement en phase avec l’univers cher au regretté Edgar Froese. Celui qui nous a quitté en 2015 avait d’ailleurs collaboré avec Schulze en tant que batteur durant les années « pink » à la toute genèse de Tangerine Dream.

Pour la réalisation de ce disque, Klaus Schulze s’est fait aider par Wolfgang Tiepold qui tient aussi les vocaux et le violoncelle, insufflant au disque ce fameux esprit d’ambivalence recherché. Les vocaux de Tiepold étant dans la tonalité et dans  l’esprit d’une Lisa Gerrard, la contribution de ce musicien relève l’aspect assez « alambiqué » de cet album. Androgyn débute donc par un long morceau de plus de douze minutes dont Schulze a le secret, « In The Dimness », situant à priori dans quel genre de « trip » initiatique il veut nous embarquer. Les rythmes entêtants et enivrants se font largement sentir sur le deuxième titre (« Back To The Future« ) qui est une méga compo de vingt huit minutes carrément dans l’esprit Tangerine Dream. Elle fait entrer l’auditeur dans une sorte de transe permanente dont il paraît difficile de s’extraire. On doit également retenir les quatre titres qui suivent, pour ce qui les concerne, Schulze les a voulu encore plus hypnotiques qu’à l’accoutumée. Celles-ci sont inhérentes à son style lié aux musiques électroniques et  par conséquent constituent sa marque de fabrique, mais elles prennent un relief plus prononcé avec Androgyn qui  pourrait se ranger au coté des meilleurs albums de Dead Can Dance.

Klaus Shulze sort simultanément un autre album, double celui-là, avec un enregistrement inédit datant d’une dizaine d’années, nommé Eternal 70th Birthday. Comme son nom l’indique pour les soixante dix printemps du « jeune » homme. On peut donc lui souhaiter un « happy birthday » en espérant qu’il produise encore de nombreux albums du même tonneau. L’année 2017 aura été une année faste pour le musicien allemand qui aura célébré son grand retour sur la scène musicale avec Androgynparfait représentant de ce super comeback.

KLAUS SCHULZE – ANDROGYN

Klaus Schulze - Androgyn (2017)

Titre : Androgyn
Artiste : Klaus Schulze

Date de sortie : 2017
Pays : Allemagne
Durée : 79’53
Label : –

Setlist

1. In The Dimness Of Light (12:47)
2. Back To The Future (28:02)
3. There’s No Mystery (4:37)
4. Don’t Ask The Question Why (5:08)
5. The Passion Burns (4:22)
6. This House Full Of Shadows (20:43)
7. A Tiny Violin (Bonus track) (4:14)

Line-up

– Klaus Schulze / synthesizers, electric guitar (2)
– Wolfgang Tiepold / cello, voice samples

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l’éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J’ai été bercé aux sons du « Segent peppers » des Beatles, puis ensuite je n’ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j’ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j’ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m’ aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période « jazz rock » qui m’a bien plue jadis « au temps de Pierre et Gladys », telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d’aficionados et je compte bien par le biais d’Amarokprog, en découvrir d’autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany