KingBathmat - Dark Days
4.0Note Finale

KingBathmat est le projet de John Bassett que je pensais terminé après 7 albums en dix ans, le dernier Overcoming the Monster remontant déjà à 2013. Désormais duo (John Bassett aux instruments et chant et Bernie Smirnoff à la batterie) après avoir expérimenté divers line-up à géométrie variable, KingBathmat nous propose ici un mini-album d’une demi-heure qui aurait pu sortir sous le nom seul de Bassett et qui est disponible uniquement en numérique, inaugurant, si le succès est là, ce qui pourrait devenir le nouveau format du groupe.

Album ramassé donc et qui sonnera aux habitué du groupe probablement plus sombre et heavy que les précédents, le style psyché est toujours là, mais le propos s’est parfois durci et la musique du groupe a également gagné en accessibilité. Ce Dark Days en réalité sonne un peu comme un album de Crippled Black Phoenix. Le morceau titre qui ouvre l’album est typique du groupe, avec le chant reconnaissable de Bassett et des arpèges de guitare élégants. Sur la deuxième partie du morceau, l’ambiance psyché/mystérieuse s’installe et ouvre parfaitement le disque. Le deuxième titre, malgré son titre « Tis Pity She’s A Whore » n’est pas une reprise du morceau de Bowie de Blackstar, mais une référence à une pièce de théâtre du 17eme siècle. Pourtant Bowie n’est pas très loin avec un titre qui démarre un peu comme « The Man Who Sold The World » en plus musclé. A partir du 1er couplet le morceau prend beaucoup de pèche, avec un coté presque grunge dans le jeu de guitare et une batterie énergique, quelques respirations pendant les refrains, puis le côté heavy revient avec un solo qui termine ce morceau métalo/grungo/psychédélique. « Magnet To Pain » démarre avec un simple chant sur basse/batterie, avant qu’une guitare très fuzzy années 70 ne viennent claquer des riffs encore une fois plutôt lourds. Les deux derniers titres sont plus soft. « Feathers » possède un côté assez mélancolique, presque nostalgique lorsque le chant apparaît. Un titre presque contemplatif comparé au déchaînement des deux précédents avec une deuxième partie presque planante où les solis de guitares sont légion. « Nihilist » qui termine ce mini-album est un morceau décontracté, qui permet de se poser en douceur. Quelques accords plaqués lentement et une voix presque mystérieuse démarrent le morceau avant qu’une mélodie élégante se mette en place sur une batterie à contre-temps… Petit à petit le morceau évolue vers un style jam-band à la Umphrey’s McGee comme si cette deuxième partie de morceau n’était pas écrite… le morceau se termine comme il a commencé, tout en douceur…

Ce retour inattendu de KingBathmat est plutôt surprenant avec un album de 30 min, moitié planant, moitié grunge… On retrouve le style du groupe, mais on reste assez loin de Overcoming The Monster ou Fantastic Freak Show Carnival qui étaient à mon sens leur albums les plus réussis… Maintenant si le virage psyché/space rock vers psyché/grunge vous tente, dans le style c’est franchement pas mal.

KINGBATHMAT – DARK DAYS

KingBathmat - Dark Days (2017)

Titre : Dark Days
Artiste : KingBathmat

Date de sortie : 2017
Pays : Angleterre
Durée : 31’56
Label : Bad Elephant Music

Setlist

1. Dark Days (3:12)
2. ‘Tis Pity She’s a Whore (5:14)
3. Magnet to Pain (6:50)
4. Feathers (8:53)
5. Nihilist (7:47)

Line-up

– John Bassett / vocals, all instruments (No drums)
– Bernie Smirnoff / drums

 

A propos de l'auteur

Fondateur du site AmarokProg en 2003. Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Passionné de cinéma(s) et de musique(s), ce qui devrait surprendre toute la communauté, mézigue met à profit ces petites lubies dans son cadre professionnel ce qui ne manque ni de sel, ni de poivre d'ailleurs (tout comme ses cheveux diront les moins obséquieux). What else?