Arcane Atlas est un tout jeune groupe américain originaire de l’état de Tennessee. Malgré leur jeune âge, ils viennent de délivrer coup sur coup deux albums de haut vol avec notamment, Metris en janvier dernier. Inspirants, insouciants, ils ont de la fougue et du talent à revendre. Ont-ils un avenir ? Les dieux du genre progressif qui les ont inspirés semblent pour le moins avoir réussi à leur insuffler de belles choses. Entretien avec Drew Brown, fondateur et bassiste. Il nous dit tout du haut de ses vingt ans.

Retrouvez l’interview en version originale (anglais)

Arcane Atlas - Metris (2016)

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Sébastien : Peux-tu présenter le groupe Arcane Atlas? Comment es-tu venu à la musique et au rock progressif en ce qui te concerne ?

Drew Brown : Arcane Atlas est composé de moi-même, Drew Brown pour vous servir (basse et chant depuis 2013), de Destin Frost (batterie, percussions depuis 2013), d’Eric Bezner (guitare de 2013 à 2014), de Si Deane (guitare, depuis 2015) et enfin de Will Braun (claviers, depuis début d’année). En fait, tout s’est joué durant l’été 2010 lorsque ma soeur Rachel m’a fait découvrir l’album The Dark Side of the Moon du groupe Pink Floyd. J’ai dès lors cherché à en savoir plus sur ce groupe et j’ai commencé à m’intéresser aux groupes dit de rock progressif comme Yes, Rush, ELP, King Crimson… Ce fut le début d’une réelle passion. J’ai commencé à jouer de la basse à l’âge de 13 ans mais je ne me destinais pas à en faire mon métier comme c’est le cas aujourd’hui (ou plutôt mon souhait).  Tout est venu de mon père qui m’a offert mon premier instrument pour me faire plaisir. Au début, je dois avouer que c’était plutôt pénible mais avec le temps, j’ai appris à y prendre du plaisir. Je ne le remercierai donc jamais assez car aujourd’hui, je me sens si heureux de pouvoir m’exprimer dans un groupe. Quant à ta question, comment “as-tu appris à jouer si bien”, je te répondrais que j’ai toujours souffert d’un manque de confiance en moi. Au début, j’ai pris des cours pendant un an ou deux, puis j’ai aussi appris par moi-même.  J’ai eu la chance de reprendre des cours avec une bassiste incroyablement douée et qui s’appelle Amanda Mc Coy. Elle a eu beaucoup d’influence positive : elle m’a encouragé à poursuivre sans relâche et j’ai vraiment beaucoup appris en sa compagnie. J’ai du mettre cependant un terme à ces cours à cause de mes obligations scolaires. Du moins, j’ai continué à bosser seul de la basse au contact des grands groupes de rock progressif. Quand tu mets à écouter certaines lignes de basses aussi complexes et difficiles, tu es obligé, pour les reproduire, à bosser très dur et à améliorer considérablement ta technique. C’est comme cela que j’ai fait et  j’ai encore du pain sur la planche.

Sébastien : D’où vient ce goût pour l’art et la musique ? Quelles sont tes influences ?

Drew Brown : Avant le rock progressif, j’ai toujours été profondément attiré par l’art et la musique. Depuis tout petit, je voulais devenir acteur et je continue toujours à baigner dans ce milieu notamment au travers de comédies musicales auxquelles je participe. Je suis d’ailleurs à l’université et suis une formation de cinéma. Comme tu peux le constater, l’art est très présent dans ma vie. Je dois encore une fois cela à mes parents à travers leur éducation sans oublier mes deux sœurs. Mon père joue d’ailleurs de la guitare et est aussi un grand cinéphile. Je me remémore toutes ces soirées passées à regarder des films en famille. Pour citer mes influences musicales, je citerais The Beatles, Rush, Pink Floyd, Genesis, ELP, King Crimson, Led Zeppelin et Yes.

Mes quatre albums favoris sont dans l’ordre :

  1. The Dark Side of the Moon (Pink Floyd)
  2. Close to the Edge (Yes)
  3. Selling England by the Pound (Genesis)
  4. Days of Future Passed (The Moody Blues)

Comme tu peux le noter, mes goûts s’orientent surtout vers des groupes assez anciens. Bien que j’apprécie les groupes progressifs contemporains, je me sens plus inspiré par les pionniers. Leur niveau d’innovation et de créativité est juste incroyable

Arcane Atlas

J’aime aussi plein d’autres choses comme le jazz fusion et des artistes tels que Pat Metheny, Snarky Puppy, Brand X ou encore Bill Bruford. Pour ce dernier, je ne me lasse jamais d’écouter l’album One of Kind, c’est juste phénoménal.  Encore une fois, je trouve ces musiciens si inventifs. Je t’avouerais aussi aimer la musique électronique et des artistes tels que Lemaitre, Royksopp, RJD2… Plus largement, je  suis très séduit par des groupes ou artistes comme Tame Impala, Syd Arthur ou encore Dave Matthews Band. Le seul truc qui me rebute est la country ou encore la soupe commerciale pop même s’il existe sans aucun doute de la bonne pop. Tout dépend de qui la réalise.

Sébastien : Peux-tu  nous parler de Constellation plus ?

Drew Brown : Constellation plus a été notre premier album à proprement dire. Un an plus tôt soit en 2013, Destin, Eric (affectueusement appelé Bez) et moi-même avions composé un ensemble d’une trentaine de minutes. C’était en quelque sorte le premier rassemblement de compositions et cinq titres : Ataraxia, Canvas, Tessellate, Fellowship et Thought of Reason, Sample. On a fait tout cela avec les moyens du bord sans aucuns moyens financiers. Le  producteur et ingénieur du son est un ami. Nous avons ensemble fait partie d’un groupe qui se nommait Vision King. Durant l’été 2014, nous avons écrit sept nouvelles chansons et   avons décidé de passer au studio pour enregistrer Constellation Plus.  Nous avons aussi inclus des titres de  The Specter Attainment. Fellowship Thought of Reason est une œuvre solo de Bez.

L’enregistrement a été fait avec un autre membre de Vision King, le front man et guitariste du groupe à l’époque, Marcus Wanner. Il a fait un travail fabuleux et ce qu’il a réalisé pour nous est inestimable : on lui doit le son qui devenu le nôtre. C’est un type vraiment talentueux à la fois en tant que musicien (il a un groupe nommé Slider) mais aussi en tant qu’ingénieur du son. Il est plus jeune que nous et est actuellement en première année à la faculté. Ses parents sont tous deux membres de l’orchestre symphonique de Nashville. Sa mère est flutiste et son père contrebassiste. La musique coule dans ses veines. Il a non seulement fait l’arrangement de certaines parties du disque mais a aussi joué la majeure partie des solos de guitare. Il est intervenu enfin au niveau des claviers et synthétiseurs pour donner du relief et de la texture à l’ensemble. Bref, nous lui devons beaucoup. Un autre ami s’est joint à nous et a enregistré les harmonies vocales sur Constellation Plus. Il s’agit d’Erin Oquindo. Elle est jeune et talentueuse. Sa voix est aérienne, douce et soyeuse à souhait : l’idéal pour ce que nous voulions faire à savoir donner beaucoup de profondeur et d’espace à nos compositions. Le processus a pris une bonne partie de  l’été et nous avons pu sortir l’album le 11 août 2014. A l’époque nous n’étions même pas certains de poursuivre l’aventure. Nous étions au lycée et avec les études qui se profilaient, nous ne pensions plus avoir le temps nécessaire. Je me destinais à des études dans l’aérospatiale et j’ai finalement opté pour le cinéma. On se disait : peu importe de ce qu’il advienne, on peut déjà être fier de que nous avons fait. Peu de temps après, Bez nous a quitté pour se donner à fond dans ses études de géologie mais nous restons très bons amis. Nous avons poursuivi comme si rien n’était. Au final, c’est assez marrant de trouver des fans de métal dans nos concerts qui soient intéressés par la musique progressive !

Arcane Atlas

« Aucun d’entre-nous n’écrira donc une chanson à part entière en disant aux autres ce qu’ils doivent faire… »

Sébastien : Considères-tu que ce fut un bon départ ? A mon sens, l’album est très bon et représente bien ce qu’est Arcane Atlas aujourd’hui. Qu’en penses-tu?

Drew Brown : Je pense que c’était un très bon début et j’aime toujours beaucoup cet album. Mon titre favori est Estuary. A ce jour, je considère d’ailleurs que c’est le meilleur de notre courte carrière. Je suis fier de mon  solo de basse tout comme du travail de Destin à la batterie. L’ajout de bongos et les arpèges de Bez rendent le tout magnifique à mes yeux. L’album compte vraiment de supers titres et en sachant que c’était notre premier, je suis vraiment heureux. Il révèle nos forces et nos influences. Je le vois personnellement comme un mélange de Rush et de Pink  Floyd. Bez a composé des riffs et mélodies très flyodiens tout comme Destin et moi-même tentions respectivement d’égaler Neil Peart et Geddy Lee. Je dirais aussi qu’il embrasse un champs plus large que le progressif avec beaucoup d’influences diverses et variées. Il y a des séquences assez intenses voire agressives à l’instar du final sur Canvas tout comme il y a des titres propices au repos ou à la réflexion comme Estuary ou le titre composé par Bez, Fellowship Thought of Reason. En conclusion, je dirais que c’est un super bon début.

Sébastien : Metris est sorti en ce début d’année. Peut-on parler d’évolution ?

Drew Brown : A chaque fois je j’entends ce mot d’évolution, je pense à quelque chose de meilleur ou de plus fort. C’est peut-être du à une idée fausse sur le terme même, et je dirais que non, Metris n’est pas meilleur. Cependant, il est vrai que le son est bien supérieur. L ‘album est également plus sombre et je ne saurais l’expliquer. C’est peut-être l’influence de Si Deane notre nouveau guitariste qui a pris part à l’écriture. Au final, l’un n’est pas meilleur que l’autre, ils sont tout simplement différents.

Sébastien : Peux-tu nous parler de son processus de gestation ? Comment composez-vous ? Un nouveau guitariste vous a également rejoint, peux-tu nous le présenter ?

Drew Brown : C’est assez difficile à dire car pour être sincère, je n’ai que peu de connaissances théoriques au sujet de la musique. En réalité, on se concentre chacun sur nos instruments. Destin pourra par exemple composer une partie au piano qui finira finalement par être jouée à la guitare et réciproquement. Aucun d’entre-nous n’écrira donc une chanson à part entière en disant aux autres ce qu’ils doivent faire. Je suis très heureux de ce fonctionnement car cela permet à chacun d’exprimer sa personnalité et c’est au final un mode opératoire créatif. Pour les riffs, je suis en général à la manœuvre. Je leur montre plusieurs propositions et ensuite Si prend le relai guitare en main tout comme Destin à la batterie. Si cela ne fait pas « tilt », on bosse des heures jusqu’au moment où cela sonne enfin. On préfère prendre tout notre temps et arriver à un résultat satisfaisant pour nous tous plutôt que de bâcler le travail. En ce qui concerne notre guitariste, Si a rejoint le groupe en janvier 2015.

Arcane Atlas

Bez nous a quitté juste après Constellation Plus. J’ai décidé de rester à l’époque tant j’étais attaché à ce que nous avions fait musicalement et tant je voulais continuer à jouer. Nous avons rencontré Si par le biais d’un ami commun avec Destin, Cate Cavin qui s’est d’ailleurs mariée avec Si. Au début, ce ne fut pas simple car il ne connaissait rien au rock progressif. Même si c’est le style du groupe, nous avons réussi à l’intégrer tout en lui permettant d’exprimer également son répertoire jazz et blues. Il a toujours été excité par le projet, c’est super. De notre côté, nous sommes également très contents de bosser avec quelqu’un qui aime autant notre musique.

Sébastien : Quelle est ta source d’inspiration ?

Drew Brown : C’est une question difficile. Je dirais que mon inspiration vient de la grandeur de la musique que j’écoute. Je ressens toute la créativité et toute la qualité d’écriture et cela je crois, m’ouvre des portes. Mon but ultime est que l’auditeur soit vraiment connecté à notre musique. C’est vraiment important à mes yeux même si nous ne devenions ni riches ni célèbres (rires). Je le répète, mon but est d’arriver à transmettre un message et que cela puisse toucher le public. Je crois que tu représentes une réussite à cet égard, merci beaucoup Sébastien.

Sébastien : Revenons à Metris. Est-ce un chef d’œuvre ?

Drew Brown : Je ne dirais pas que c’est un chef d’œuvre, du moins je suis très fier du résultat. Avec Destin, nous voulions composer de longs morceaux à l’instar de tous nos groupes fétiches qui de leur côté, avaient le don pour  créer de longues œuvres parfois autour de concepts albums. Ils nous racontaient avec brio des histoires aussi incroyables que profonde, le tout agrémenté de mises en scène souvent dingues.  On  a quelque part voulu faire de même et ce en toute modestie. Je suis très heureux d’avoir pu créer un monde à ma façon. Je me suis d’ailleurs bien amusé à imaginer différents noms comportant des significations cachées. Par exemple,  “ Metris Tsemär “ devient “ Mister Master “ si tu changes l’ordre des lettres   et  “ Lestur Radlee “ (le protagoniste) “ Luster Leader “. Les paroles sont très importantes dans l’album.

Sébastien : Qui est Metris Tsemär justement ? Penses-tu réellement que nous soyions devenus des moutons et que les grands de ce monde aient pris le contrôle de nos esprits ?

Drew Brown : Metris Tsemär est une simple métaphore et représente toute force qui consiste à annihiler notre créativité. Cela peut-être une société, un gouvernement, un groupe. Trop souvent, les gens abandonnent le contrôle qu’ils ont sur leur vie par simple facilité. Ils préfèrent croire tout ce qu’on leur dit et fermer les yeux plutôt que de réfléchir par eux-mêmes, libérer leur potentiel et découvrir la vérité. C’est pour cela que dans les paroles, je dis par exemple « il nous nourrit et beurre même nos tartines ». Je veux exprimer à travers cela comment  les gens peuvent être manipulés ou achetés quelque part. Ils choisissent le chemin le moins couteux en efforts alors qu’ils ne devraient pas forcément.

D’une certaine manière, oui, nous sommes devenus des moutons. Ce que nous voulons dire et qu’il est tant de déverrouiller tout le potentiel de l’humanité.

La liberté d’expression devrait être totale, sans limite,  et les êtres humains pourraient partir à la quête de leur vraie personnalité sans se soucier de la norme imposée par la société. Pour conclure, je ne dirais pas que nos textes soient politiques. Je suis convaincu que les gouvernements ne pratiquent pas de lavage de cerveau par contre, la corruption est une réalité dans ce milieu.

Arcane Atlas

« Ce n’est pas les moyens qui comptent, mais la fin… »

Sébastien : Comment organiser la résistance ? En s’intéressant à l’art ?

Drew Brown : Pour certains, l’art, du moins dans le sens conventionnel, n’est pas leur truc. Ils n’aiment pas la chose comme ils n’aimeraient pas les mathématiques ou la randonnée. Je pense qu’on ne peut émettre de jugement là-dessus. Tout le monde ne peut-être artiste peintre ou réalisateur de films et nous apprécions tous ce genre de choses à différents niveaux.  Le plus important est le but final et que les personnes puissent y puiser ce qu’ils ont envie et dans ce que représente l’art pour eux en termes de pensée, d’identité ou encore d’expression. Ce n’est pas le moyen qui compte mais la fin.

Sébastien : Dans small things, tu nous parles de consensus mondain, d’un certain manque de sincérité nous entourant et  de médiocrité parfois. Peux-tu nous expliquer ce point de vue ? Il est atypique de la part d’une personne de ton âge.

Drew Brown : C’est peut-être du au fait que vive aux Etats-Unis plutôt  qu’un sentiment universel. Je n’en sais trop rien en réalité. Je constate juste trop d’apathie et d’autosuffisance autour de moi. On a l’impression que toutes les actions sont dénuées de sens. Je répète ce sempiternel message à savoir que l’idée est vraiment de repartir à la conquête de nos  vies, de nos identités même si cela n’est pas une chose facile. Nous devrions nous battre pour découvrir quelles sont nos réelles passions, qui sont nos vrais amis et ce qui nous donne de l’énergie chaque jour. Beaucoup de personnes sont si éloignées de cela et ne se rendent compte de rien. Ils vivent dans un monde fait de superficialité et d’expériences de vie dénuées de sens.

Sébastien : Je te paraphrase de nouveau, tu nous parles aussi de « petites joies ». Qu’en est-il ?

Drew Brown : Dans la vie, il n’est pas nécessaire d’arriver à des grandes réalisations comme par exemple, l’ascension du Mont Everest, pour être heureux. Je parle donc dans l’album de ces joies simples comme écouter le bruit de la pluie, avoir une belle conversation avec un ami, s’occuper d’un animal de compagnie et qui rendent la vie belle. Pourtant même si elles sont à portée de main, on passe souvent à côté ce ces cadeaux de Dieu. A nous, de savoir capter ces instants et d’en profiter.

Sébastien : Aubrey est une chanson d’amour. Cela fait-il partie pour toi de ces joies ?

Drew Brown : Je suis très amoureux, tu as vu juste.  Elle s’appelle Jessica Aubrey Jordan et j’ai écrit la chanson éponyme pour elle. C’est Si qui a eu l’idée d’intégrer un morceau qui parle de ce sujet. Il disait que cela pourrait toucher les gens.

Sébastien : En tant que groupe, comment vont les choses ? N’est-ce pas un parcours du combattant ?

Drew Brown : Les meilleurs retours nous viennent d’Europe pour tout te dire et notamment de France, des Pays-Bas, d’Allemagne et d’Italie. Aux Etats-Unis, même si les commentaires sont positifs, la situation est plus difficile et nous avons décidé de nous produire davantage  afin de développer notre public. Comme tout jeune groupe, nous devons compter sur la foi et le travail. Nous bossons dur et restons confiants.

Sébastien : Quels sont vos projets ?  Goethe nous disait qu’un personne née ave un talent trouvera dans son existence le plus grand des bonheurs à l’utiliser ? Qu’en penses-tu ?

Drew Brown : Nous aimerions devenir professionnels et vivre de notre art bien entendu ! Mon rêve serait de jouer dans de grandes  salles avec des gens qui aimeraient notre musique. J’apprécierais aussi de jouer en Europe ce qui me permettrait d’élargir mon horizon culturel. Enfin, j’adorerais que nous fassions la première partie du groupe Sid Arthur. Je suis fan de ce qu’ils font, c’est un groupe moderne et ils sont bourrés de talent.

Sébastien : Un mot pour la fin ?

Drew Brown : Parfois, il nous arrive de nous battre contre nous-mêmes, contre notre nature même. Nous devons apprendre à accepter qui nous sommes et apprécier ce que nous devenons au fil du temps. Il est temps de nous aimer pour ce que nous sommes et de croire en nos potentialités.

A propos de l'auteur

Sébastien Buret

Né à Lille en 1972, je découvre Les Beatles à 10 ans, un premier amour dont je me souviens encore : paroles en main, je chantais à tue-tête dans le salon familial. A 15 ans, c’est le déclic. Par une après-midi bénie, mon cousin me passe deux albums : « 90125 » de Yes et « Are you sitting confortably » d’IQ. C’est alors la claque, la révélation. De là naîtra un amour profond pour le rock progressif et une passion ultime pour le groupe Yes dont j’achèterai deux albums dès le lendemain. Cette mélomanie se renforcera au fil des années, de belles amitiés se greffant au passage à force de rencontres et de partages. Eclectique jusqu’au bout, je peux passer de Sépultura à Beethoven sans soucis. J’aime le beau, l’émotion, la sincérité et la profondeur de l’expression musicale. Pour ces raisons, je me passionne notamment chaque jour davantage pour des musiciens tels que Steve Hogarth et le groupe Marillion ou encore pour des formations telles que Gazpacho, Opeth ou Steven Wilson. Car la musique est une histoire d’hommes et de femmes, mon exercice de prédilection est l’interview. Quoi de plus intéressant et enthousiasmant que de rentrer dans l’intimité d’artistes, que de tenter à comprendre leurs messages et les mettre en lumière ? Ecrire a pour moi du sens et ce en toute modestie : rendre hommage aux artistes que j’admire et tenter l’impossible : rendre justice à leur talent ! Tout en m’amusant et en apprenant…