Innerspace - Rise
4.5Note Finale

Les sirènes d’une voiture de police masquent au loin les aboiements d’un chien et précédent un chant liturgique… tout ceci nous met de suite dans une ambiance se situant aux frontières d’une musique de film signée Innerspace sur leur nouvel album intitulé RiseCe combo canadien n’en est pas à ses débuts car il fut fondé en 2010 avec un premier album à son actif, The Village, paru en 2012 (très Floydien quant à lui) et déjà très prometteur. Seulement deux musiciens (Burton/Arsenault) figurent sur ce nouvel opus dont il aura fallu attendre cinq années pour qu’il voit enfin le jour. Il aurait même été envisagé un double album, mais au final Rise ne sort qu’en simple version sur laquelle on trouve donc trois nouveaux musicos qui furent triés sur le volet. Pour se rendre compte de l’évolution du groupe, il est préférable d’aller faire un tour sur leur site afin de constater leurs différentes influences et la façon dont ils ont pu retranscrire toute la sensibilité musicale acquise durant ces années. C’est très certainement l’univers d’un Alan Parson’s Project qui saute de suite aux oreilles mais on sent bien que le quintet s’est longuement immergé des musiciens prestigieux les ayant précédés et en ont tiré la quintessence. Les orchestrations et parties de synthé/sequencer, notamment sur « In Motion », sont bien plus modernes que celles de l’emblématique APP avec qui Innerspace a décidément bien des points communs.

Le registre vocal du chanteur sonne également comme Eric Woolfson, en un peu plus éraillé, collant parfaitement avec une musique léchée. Ces très bonnes influences se ressentent aussi sur les solis de guitare aérienne de Simon Arsenault, comme sur « Sunset » débutant sur un très joli son de flûte, le guitariste lorgnant ensuite en direction d’un Gilmour. Les titres de Rise défilent sans faiblir et nous ne sommes pas au bout des bonnes surprises que nous réservent encore les canadiens, car la demie heure qui clôt l’album est à tomber par terre. Il s’agit du long morceau « Dystopian Delirium » découpé en cinq  sous-parties. Ça démarre « cool » avec un chant liturgique pour continuer sur des séquences bien plus énergiques contrastant avec l’ambiance générale d’un album plutôt « ouaté » dans son ensemble. Le nirvana sera atteint par la séquence III (« Forsaken Dreams »), attaquant assez soft mais annonciateur d’un suite orchestrale de toute beauté, sur presque douze minutes. Les prodigieux vocaux, entourés de guitares flamboyantes, sont à coup sûr le GRAND moment du disque et pourtant Innerspace n’en finit plus de nous émerveiller avec les deux derniers titres. Ils ne font que confirmer l’impression de bonheur intense que l’on a pu ressentir à l’écoute de cette œuvre d’une grande intensité et empreinte d’une grande émotion. Bref, il ne faudra surtout pas passer à côté de Rise, véritable petit chef d’œuvre à classer dans le top de l’année, assurément.

INNERSPACE – RISE

Innerspace - Rise (2017)

Titre : Rise
Artiste : Innerspace

Pays : Canada
Durée : 69’26
Date de sortie : 2017
Label : –

Setlist

1. Dawn (2:47)
2. Tree Of Life (10:34)
3. The Other Side (3:53)
4. In Motion (7:46)
5. Fill The Void (4:59)
6. Sunset (3:56)
7. Under The Spotlight (6:46)
8. Dystopian Delirium I-From Sea To Sea (2:53)
9. Dystopian Delirium II-Shadow Of Freedom (4:22)
10. Dystopian Delirium III-Forsaken Dreams (11:55)
11. Dystopian Delirium IV-Stronger Than Death (6:22)
12. Dystopian Delirium V-Dusk (3:13)

Line-up

– Phil Burton / rhythm guitar, vocals
– Simon Arsenault / lead guitar
– Marc-André Brunelle / keyboards
– Thierry Clouette / bass
– William Régnier / drums

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l’éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J’ai été bercé aux sons du « Segent peppers » des Beatles, puis ensuite je n’ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j’ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j’ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m’ aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période « jazz rock » qui m’a bien plue jadis « au temps de Pierre et Gladys », telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d’aficionados et je compte bien par le biais d’Amarokprog, en découvrir d’autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany