Fatal Fusion - Total Absence
3.0Note Finale

C‘est directement des fjords norvégiens que nous arrive le nouvel album de Fatal Fusion nommé Total Absence, le groupe n’avait guère brillé antérieurement, tout du moins en France,  c’est donc quelque part une découverte en quelque sorte que la sortie de ce disque. C’est un quintette dont il s’agit et les musiciens de Fatal Fusion ont du bien digérer les fortes influences seventies très présentes sur la totalité de ce Total Absence dans lequel contrairement à son nom délivre  une forte et totale présence doublée d’un indéniable  talent.

Après une belle intro orientalisante à souhait sur « The Gates of Ishtar », on rentre dans le vif du sujet avec un titre très pêchu  « Shadow Of The King » lui aussi aux saveurs  orientales, ce qui semble étonnant voire étrange pour des musicos venus du froid nord de l’Europe. Le riff très appuyé entamant le troisième morceau » Forgotten One » laisse imaginer que Total Absence joue dans une cour délibérément  « vintage », dont chaque note se réfère vraiment au passé, ce qui se confirmera sur une grande partie de cet opus.

Ils flirtent néanmoins avec une genre plus récents sur  l’intro qui sonne Arena qui aurait embauché un flutiste, pour élaborer cette compo « néo prog » en veux-tu en voilà, celle-ci étant de plus légèrement « médiévale ». Les notes du clavier de « Astral Flight » ainsi que l’ambiance générale de ce titre se verraient toutes droit issues d’un album des Doors dans une version instrumentale, d’ailleurs une des caractéristiques de Fatal Fusion est justement de mélanger diverses influences, mais qui resteraient toutes scotchées dans ces seventies tant appréciées par beaucoup. Cela est flagrant sur les trois derniers titres de cet opus dans lesquels le chanteur Knut Erik Grøntvedt à la voix légèrement éraillée est à lui seul une synthèse d’un paquet d’autres vocalistes ayant officié jadis dans diverses formations.

C’est donc sur l’avant dernier morceau « Endless Ocean Blue » que la tension monte d’un cran, car ce titre est certainement la grande réussite d’un opus gorgé de savoir-faire, mais qui cependant ne restera pas gravé dans les annales, cela est certainement dû à un petit manque d’originalité des norvégiens. Le dernier titre éponyme gagnera aussi les suffrages car sa construction est hackettienne, voire genesissienne (période Collins) ce qui n’est pas un mince compliment, les magnifiques arpèges de guitare  de- Stig Selnes sont un sommet du genre, tout est parfait sur cette compo digne des meilleures, elle figurera sans aucun doute parmi les plus prestigieuses de Fatal Fusion, le final au clavier de  Erlend Engebretsen faisant corps avec Stig Selnes et  Knut Erik Grøntvedt. On sort cependant avec un sentiment bizarre après  l’écoute de ce disque, qui consiste à l’apprécier  à sa juste valeur, mais sans pour autant tomber de sa chaise, mais rares sont les œuvres actuelles qui nous font relever la nuit pour les réécouter.

FATAL FUSION – TOTAL ABSENCE

Fatal Fusion - Total Absence (2016)

Titre : Total Absence
Artiste : Fatal Fusion

Date de sortie : 2016
Pays : Norvège
Durée : 56’22
Label : Karisma Records

Setlist

1. The Gates Of Ishtar (2:29)
2. Shadow Of The King (7:40)
3. Forgotten One (6:08)
4. Astral Flight (5:33)
5. The Emperor’s Letter (7:20)
6. Endless Ocean Blue (11:36)
7. Total Absence (15:30)

Line-up

– Knut Erik Grøntvedt / vocals
– Stig Selnes / guitars
– Erlend Engebretsen / keyboards (Mellotron, Hammond, analog synths,…)
– Lasse Lie / bass
– Audun Engebretsen / drums, percussion

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany