Edison's Children - The Disturbance Fields
4.0Note Finale

Edison’s Children est un des projets parallèles à Marillion conduit par Pete Trewavas (basse, guitares, claviers, chant). Toujours associé à Eric Blackwood (guitares, synthés, chant), le duo est rejoint pour ce quatrième album par Rick Amstrong (guitare) et les batteurs Henry Rodgers (Mostly Autumn, DeeExpus ) et Lisa Wetton.

Comme sur leur deuxième album The Final Breath Before November, l’album est prétexte à un long titre de plus d’une heure, “Washed Away” découpé en de nombreuses sections en fonction des différentes atmosphères. Il est en effet plus question d’atmosphères ici que de technique, même si par rapport aux précédents albums, The Disturbance Fields possède quelques morceaux de bravoure.  Surfant sur l’actualité du dérèglement climatique et de la responsabilité écologique, The Disturbance Fields traite de la réaction de la nature à la manière dont les hommes sur-exploitent et détruisent à petit feu la planète. Ecrit et composé, alors que des ouragans de plus en plus forts frappent la terre, l’album raconte le combat d’un homme qui combat les forces et la colère de la nature.

Musicalement, le disque reste en terrain connu lorsqu’on est familier des précédents efforts de la formation : après une intro marine acoustique (“Captain’s Ledger“) , la musique se fait plus sombre et énergique comme annonciatrice de tempête (“A Random Occurrence“) et continue à s’intensifier avec l’arrivée des voix. Le chant est en progrès sur ce disque par rapport aux précédents. Si les voix sont toujours partagées entre Trewavas et Blackwood, il y a plus de dynamisme et d’emphase. Le chant est moins monocorde, parfois chuchoté, parfois plus soutenu et énergique et s’accorde mieux avec le thème en montagne russe de l’album. La musique va mélodiquement travailler sur un thème souvent répétitif, mais arrangé de manière variée et différente selon les sections du morceau ce qui permet de ne pas entrer dans une monotonie qui serait préjudiciable à l’écoute. Le coté progressif est assez présent sur plusieurs titres qui offrent des climax puissants (“Asphyxiation“, “Indigenous“), acoustiques (“Into The Dead Calm“), aériens (“The Surge” et son beau final instrumental), voire presque pop (“A Cold Gray Morning“). La fin de l’album monte en puissance avec “The Tempest” et “A Random Disturbance” qui possèdent tous deux de très beaux passages de guitares associés à un chant annonciateur de désastre. Sur le final, le long “eThe Confluenc” suivi de “Resurgence” synthétisent en 15 min la totalité de l’album en revisitant des ambiances variées et en présentant de long passages instrumentaux tant planants que secouant l’auditeur.

The Disturbance Fields est un très bon disque qui sans mélodies complexes ou esbroufe technique embarque l’auditeur dans un voyage mouvementé au cœur d’ouragans. L’album possède quelques beaux morceaux de bravoure (“Resurgence” ou “The Surge“), suffisamment de développements pour contenter tout amateur de progressif ou de néo-progressif haut de gamme et un chant en progrès moins monocorde qu’auparavant… Une belle surprise après un Somewhere Between Here and There décousu qui nous avait laissé sur notre faim en 2015.

EDISON’S CHILDREN – THE DISTURBANCE FIELDS

Edison's Children - The Disturbance Fields (2019)

Titre : The Disturbance Fields
Artiste : Edison’s Children

Date de sortie : 2019
Pays : Angleterre
Durée : 67’47
Label : Random Disturbance Records

Setlist

– Washed Away (67:47) :
1. Captain’s Ledger (3:06)
2. A Random Occurrence (5:25)
3. Asphyxiation (4:45)
4. Captain’s Refrain (0:49)
5. The Approaching Front (3:24)
6. Indigenous (3:46)
7. The Surge (8:28)
8. A Cold Gray Morning (5:25)
9. Into The Dead Calm (4:57)
10. The Tempest (6:12)
11. A Random Disturbance (3:32)
12. The Confluence (10:28)
13. Resurgence (4:07)
14. Epitaph (3:23)

Line-up

– Pete Trewavas / rhythm (3,6,7,10,11,13), lead (5,7-10,12,13) & acoustic (12) guitars, lead (3,5-7) & backing vocals, bass (2,8,11,12), piano (4), Fx (4,9,12,14), percussion (6), Strings (8), synth (10), keyboards (12)
– Eric Blackwood / electric, acoustic (8,14) & synth (10,12,13) guitars, lead (1,2,4,5,8-12,14) & backing vocals, bass (3-6,14), Fx (6,9,12)

With:
– Rick Armstrong / lead (3,6), rhythm (5,12) & acoustic (11) guitars, bass (7,10,13)
– Lisa Wetton / drums (7,8,13)
– Henry Rogers / drums (2,3,5,6,10-12)
– John Mitchell / sounds (1)
– Chief Madera Negra / voice (6)

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