Drifting Sun - Twilight
4.5Note Finale

Drifting Sun existe depuis le début des années 90. Son créateur, Pat Sanders, claviériste de son état pourtant né avait alors déménagé vers le Royaume-Uni, quittant ainsi sa France natale pour sortit un premier album en 1996 sous le nom de Drama. Après être devenu Drifting Sun, le projet évoluera pas mal pendant une vingtaine d’années jusqu’à ce nouvel opus appelé tout simplement TwilightCet album voit le guitariste sortant Dan Storey remplacé par le virtuose Mathieu Spaeter, issu de la formation de Franck Carducci. Le reste du groupe actuel est composé de Peter Falconer (voix), Manu Michael (basse) et Will Jones (batterie).

Un mot d’abord sur la très jolie pochette évocatrice de Twilight qui tranche pas mal avec les visuels assez banals que l’on a pu voir ces derniers temps au fronton des albums de “prog” et qui souvent ne reflètent pas la musique jouée. Cette jeune femme penchée à sa fenêtre avec la nuit en toile de fond laisse espérer le meilleur. Drifting Sun soigne ici le packaging, c’est fort appréciable comme c’était le cas avec le précédent album Safe Asylum sorti en 2016. Ce très bon album donnait d’ailleurs un avant goût de Twilight. 

Drifting Sun évolue donc dans la sphère “néo prog” et privilégie la mélodie au sens large du terme. C’est une constante chez eux et le premier tire éponyme en témoigne largement. L’excellent chanteur Peter Falconer n’est pas étranger à l’histoire. Les superbes harmonies vocales qu’il nous offre sont dignes des meilleurs vocalistes qui l’ont précédé et sont un des atouts majeurs de bien bel album. Une des autres principales qualités de cette nouvelle équipe de Drifting Sun réside en la présence d’un guitariste surdoué, Mathieu Spaeter, qui illumine littéralement les huit compositions en leur donnant tout le relief qu’elles méritent, son lyrisme et sa profondeur de jeu font de ce musicien un élément prépondérant du groupe anglais.

Aucun passage à vide n’est donc à retenir  sur Twilight qui  est au final un album “complet” que l’on peut considérer comme l’apogée de Drifting Sun. Un ouvrage majeur de sa discographie, paradoxalement assez courte au vu de cette vingtaine d’années d’existence. Aussi, le point culminant de Twilight réside très certainement sur le titre le plus long de l’album “Summer Skies“. Sur plus de dix minutesle groupe déploie leur compo la plus accrocheuse, qui serait quelque part leur “Night In White Satin”  à eux toutes proportions gardées. Voilà donc un des meilleurs albums de 2017, à classer tout près des piliers du genre tant par sa classe que par la maîtrise avec laquelle il a été conçu.

DRIFTING SUN – TWILIGHT

Drifting Sun - Twilight (2017)

Titre : Twilight
Artiste : Drifting Sun

Date de sortie : /2017
Pays : Angleterre
Durée : 57’30
Label : –

Setlist

1. Twilight (The Other Side Of Life) (9:25)
2. Wings Of Hope (5:13)
3. Mystery Of Lies (5:46)
4. Soldiers (7:23)
5. Summer Skies (10:49)
6. Remedy (5:19)
7. Outside (5:24)
8. Remain (8:11) 

Line-up

– Peter Falconer / vocals
– Mathieu Spaeter / guitars
– Pat Sanders / keyboards
– Manu Michael / bass
– Will Jones / drums

 

A propos de l'auteur

Daniel Sebon

Salut à tous je suis Dany , nouvellement chroniqueur sur Amarokprog et anciennement sur Koid9 et progressivearea, je collabore aussi sur Lebolg du jester. Grand amoureux de musique devant l'éternel, et de musiques progressives au sens large du terme. J'ai été bercé aux sons du "Segent peppers" des Beatles, puis ensuite je n'ai jamais lâché la musique qui représente un peu mon oxygène. Après j'ai passé ma vie en écoutant Hendrix, Genesis, Floyd ,Marillion, Mike Oldfield, Tull, Yes, Ange Camel (entres autres génies que j'ai aimé) tout en découvrant les plus récents, Steve Wilson, Riverside, Gazpacho, Dream Theater, The Watch, Anathema.(entres autres très belles découvertes qui sont venues après. Puis la musique planante m' aussi bien accompagné telle, Tangerine Dream ,Vangelis, Klauz Schulsz. Sans parlé aussi de la période "jazz rock" qui m'a bien plue jadis "au temps de Pierre et Gladys", telle Mahavischnu Orchestra, Chick Corea, Al Dimeola, Pat Metheny, voilà quelques perles qui ont émaillé ma longue vie d'aficionados et je compte bien par le biais d'Amarokprog, en découvrir d'autres et vous en faire découvrir. Progresssivement votre Dany

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