Cellar Noise - Alight
4.0Note Finale

Voici un nouvogrouitalien, qui comme tout groupe milanais qui se respecte s’est placé sous la houlette protectrice et artistique de Fabio Zuffanti, décidément omniprésent dans le progressif transalpin. Alight est le premier album de la formation, et s’il ne révolutionne absolument rien, se laisse écouter avec plaisir. Le chant de Francesco Lovari, en particulier, est une bonne surprise pour ceux qui comme moi craignent souvent l’accent prononcé des italiens lorsqu’ils chantent en anglais. La musique proposée par Cellar Noise puise ses racines dans le progressif symphonique classique des années 70, avec autour d’une formation classique (guitare, basse, claviers, batterie, chant) quelques apports symphoniques (violoncelle, hautbois, flûte) et surtout une écriture qui fait la part belle aux claviers analogiques, omniprésents (moog, mellotron, orgues divers). C’est d’ailleurs assez surprenant de voir des racines si typées seventies lorsqu’on voit la moyenne d’âge du groupe (un peu plus de vingt ans). Alight propose un voyage dans le sous-sol londonien, tous les titres ayant pour thème la vie souterraine de la cité anglaise.

Dive With Me“, en guise d’entrée en matière résume tout le style musical du groupe : cet instrumental de près de 10 min est symphonique en diable en mariant aux claviers analogiques, violoncelle, flûte et hautbois pour un résultat plutôt réussi. Seul la section centrale fait un peu stéréotype téléphonée, mais pour le reste c’est à la fois délicat et plein d’envolées comme les italiens savent les faire. “Underground Ride”, sur un low tempo, fait la part belle à une guitare aérienne qui vient dérober le premier rôle à un orgue et un mellotron qui se font ici plus discrets. Vraiment ce premier quart d’heure d’entame est une réussite totale. Le deuxième quart d’heure sonne très italien et on retrouve la patte de Zuffanti dans les arrangements assez semblables à ce qu’il peut proposer avec ses propres formations. Sur “Embankment” toutefois, la guitare sait se faire aussi agressive et rugueuse (dans la section finale) tandis que la partie centrale de “Temple” évoque un croisement improbable de Porcupine Tree et des maîtres italiens des seventies. Je suis moins dithyrambique sur le dernier (gros) quart d’heure qui clôture l’album. “Blackfriars” plutôt enlevé, puise son inspiration dans The Lamb de Genesis en y ajoutant une touche orientale… Sans être à côté de la plaque, le morceau détonne avec les autres. “Move The Stone” très symphoniques est noyé dans des arrangements de cordes et de piano. L’absence de rythmique appuyée (pas de basse/batterie) rend le titre à la fois éthéré et un peu mou, sans grand relief. “Monument” en final, rappelle le style d'”Underground Ride” avec un retour des guitares.

Alight est un premier album somme toute réussi, bien qu’un peu inégal. La promesse est forte pendant 30/35 minutes et puis l’intensité, l’inspiration aussi peut-être, baisse en fin de disque. C’est prometteur pour la suite d’autant que cette bande jeunots a de longues années devant elle?

CELLAR NOISE – ALIGHT

Cellar Noise - Alight (2017)

Titre : Alight
Artiste : Cellar Noise

Date de sortie : 2017
Pays : Italie
Durée : 49’13
Label : –

Setlist

1. Dive with me (9:33)
2. Underground Ride (8:03)
3. Embankment (6:29)
4. Temple (8:24)
5. Blackfriars (3:27)
6. Move the Stone (5:45)
7. Monument (8:52)

Line-up

– Eric Bersan / drums, percussion
– Loris Bersan / bass guitar, classical guitar
– Niccolò Gallani / grand piano, electric piano, organ, Mellotron, synthesizer
– Francesco Lovari / lead and backing vocals, percussion
– Alessandro Palmisano / lead and rhythm electric guitar, acoustic guitar

With
– Chiara Alberti / cello
– Luca Tarantino / oboe
– Giulia Zanardo / flute

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