Arcane Atlas - Metris
4.5Note Finale

Arcane Atlas est un groupe américain originaire du Tennessee. Après un bon et  prometteur premier album intitulé Constellation Plus, Metris lui succède depuis février dans les bacs et un seul mot s’impose : respect !

Le disque tourne autour d’un concept-album et nous livre un contenu riche, dense et recherché. Il s’agit de pur rock progressif teinté d’accents pop, jazz voire électroniques. Le plus remarquable est que tout cela vienne de jeunes gens de vingt ans à peine. On se remémore des histoires connues: celle d’un père mélomane qui offre une basse ou une guitare à son fiston à l’aube de son adolescence et qui du coup, rêve de devenir musicien. Je pense ainsi à  Nicko McBrain (Iron Maiden) qui enfant, s’est vu offrir une batterie à Noël. Actuellement étudiants à l’université, ils rêvent de percer, bossent dur, jouent sur leur campus et écoutent Yes, Pink Floyd, ELP ou Rush, le groupe fétiche de Drew Brown l’un des fondateurs et bassiste du groupe. Leur salle de répétition est couverte de posters à l’effigie de leurs idoles. On y voit Geddy Lee, comme par hasard. Cela est enthousiasmant en ce qui me concerne. En découvrant leur œuvre et leurs personnalités, on se rend rapidement compte de l’étendue de leur passion et de l’ambition qui les anime ; on ne pourrait que vouloir les aider.

Musicalement parlant, c’est impressionnant. On les sent fougueux, ingénus dans le bon sens du terme. Ils ne posent pas de question : ils jouent, ils s’amusent, ils créent, ils foncent. Le premier titre, “Metris Tsemar” frôle la haute voltige progressive (et les 27 minutes), on y retrouve tous les ingrédients qui font les bonnes recettes du genre. “The Mark” dévoile une autre facette du groupe, plus jazzy, on ressent leurs influences et toujours la passion à la portée de la main. “Small Things” met un terme à l’ensemble de six titres, comme une barre sur un « t » , achevant de nous convaincre. Dans un registre plutôt floydien, ils nous font une véritable démonstration : harmonies vocales subtiles, guitares aériennes, lignes de basse travaillées et autres frivolités.

Arcane Atlas frappe fort et ces kids du Tennessee m’ont littéralement mis KO en ce début d’année. Ils sont jeunes, insolents quelque part, impatients de par leur âge mais leur talent est incontestable. Ils sont comme un symbole, une bouffée d’air frais, ils ouvrent la voie et représentent qui sait pour beaucoup d’entre nous un mot nommé espoir.

Je leur dis juste : bravo et bonne chance. Ils méritent leur heure de gloire, tôt ou tard, elle arrivera, je parierais bien un dollar ou une bud ! Pour la note, j’attribue un  4,5 sur 5.  ½ point a été retiré pour leur dispensable break certes teinté d’humour et je ne voudrais pas qu’ils se reposent sur leurs lauriers. Le plus dur est à venir, ils doivent le savoir.

Retrouvez l’interview avec Arcane Atlas

Retrouvez l’interview avec Arcane Atlas en version originale (anglais)

ARCANE ATLAS – METRIS

Arcane Atlas - Metris (2016)

Titre : Metris
Artiste : Arcane Atlas

Date de sortie : 2016
Pays : États-Unis
Durée : 54’17
Label : RadiantRecords

Setlist

1 Metris Tsemär (Lestur’s Spirit / Tïrupin / Spark of Creation / Realization / The Battle / Pelisage) (26:39)
2 Break (2:08)
3 Aubrey (4:04)
4 The Mark (5:29)
5 Tomahawk Man (8:15)
6 Small Things (7:42)

Line-up

– Si Deane / guitar
– Drew Brown / bass
– Destin Frost / drums

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A propos de l'auteur

Né à Lille en 1972, je découvre Les Beatles à 10 ans, un premier amour dont je me souviens encore : paroles en main, je chantais à tue-tête dans le salon familial. A 15 ans, c'est le déclic. Par une après-midi bénie, mon cousin me passe deux albums : « 90125 » de Yes et « Are you sitting confortably » d'IQ. C'est alors la claque, la révélation. De là naîtra un amour profond pour le rock progressif et une passion ultime pour le groupe Yes dont j'achèterai deux albums dès le lendemain. Cette mélomanie se renforcera au fil des années, de belles amitiés se greffant au passage à force de rencontres et de partages. Eclectique jusqu'au bout, je peux passer de Sépultura à Beethoven sans soucis. J'aime le beau, l'émotion, la sincérité et la profondeur de l'expression musicale. Pour ces raisons, je me passionne notamment chaque jour davantage pour des musiciens tels que Steve Hogarth et le groupe Marillion ou encore pour des formations telles que Gazpacho, Opeth ou Steven Wilson. Car la musique est une histoire d'hommes et de femmes, mon exercice de prédilection est l'interview. Quoi de plus intéressant et enthousiasmant que de rentrer dans l'intimité d'artistes, que de tenter à comprendre leurs messages et les mettre en lumière ? Ecrire a pour moi du sens et ce en toute modestie : rendre hommage aux artistes que j'admire et tenter l'impossible : rendre justice à leur talent ! Tout en m'amusant et en apprenant...

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